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Omnibus
EAN : 9782258097827
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

La boule noire

Romans durs

Date de parution : 29/11/2012
Se fondre dans la masse - L'existence de Walter Higgins ne se distingue en rien de celle de ses voisins. Il vit dans une maison typique de l’élégant quartier de Maple Street. Une satisfaction manque cependant au bonheur de Higgins...

Se fondre dans la masse : L'existence de Walter Higgins ne se distingue en rien de celle de ses voisins. Il vit dans une maison typique de l’élégant quartier de Maple Street. Une satisfaction manque cependant au bonheur de Higgins : son admission au Country Club dont les membres, notables de...

Se fondre dans la masse : L'existence de Walter Higgins ne se distingue en rien de celle de ses voisins. Il vit dans une maison typique de l’élégant quartier de Maple Street. Une satisfaction manque cependant au bonheur de Higgins : son admission au Country Club dont les membres, notables de la cité, semblent s'ingénier à lui interdire l'entrée. Cette année encore, une boule noire a sanctionné le vote.
Adapté en 2015 pour la télévision par Denis Malleval avec Bernard Campan (Vincent Ferreira), Virginie Lemoine (Nora Ferreira), Antoine Duléry (Guy Carnot), Linda de Suza et François-Régis Marchasson.

Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097827
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • michelangelo Posté le 29 Mai 2020
    Etrange atmosphère que ce petit roman dans lequel une boule noire chasse le roman noir pour faire étalage des idées noires du personnage principal. Walter est parti de rien. D’un père absent et d’une mère alcoolique. Pourtant, aux Etats Unis, dans ce monde connu pour son ascenseur social indéfectible, Walter a gravi tous les échelons pour atteindre le niveau suprême : directeur d’un Supermarché Fairfax ! Mais on va voir combien l’origine de chacun colle à la peau comme un mauvais sparadrap… Sa vie de couple est parfaitement accomplie, ses quatre enfants sont de merveilleux présages pour l’avenir, sa somptueuse maison en banlieue chic la preuve irréfutable de sa réussite sociale. Pourtant, il manque à Will une dernière consécration. L’accès au club privé et très huppé de la ville. C’est là qu’intervient cette fameuse boule noire, ce grain de sable qui va gripper toute la mécanique, bien aidée en cela par l’irruption imprévue de la maman de Will dans le cours paisible des choses. Le roman raconte la complète remise en cause des valeurs auxquelles le personnage principal est attaché. Tout devient doute et incertitude à l’aube de ses quarante-cinq ans. Cet édifice complexe qu’il a peiné à construire autour d’un hypothétique... Etrange atmosphère que ce petit roman dans lequel une boule noire chasse le roman noir pour faire étalage des idées noires du personnage principal. Walter est parti de rien. D’un père absent et d’une mère alcoolique. Pourtant, aux Etats Unis, dans ce monde connu pour son ascenseur social indéfectible, Walter a gravi tous les échelons pour atteindre le niveau suprême : directeur d’un Supermarché Fairfax ! Mais on va voir combien l’origine de chacun colle à la peau comme un mauvais sparadrap… Sa vie de couple est parfaitement accomplie, ses quatre enfants sont de merveilleux présages pour l’avenir, sa somptueuse maison en banlieue chic la preuve irréfutable de sa réussite sociale. Pourtant, il manque à Will une dernière consécration. L’accès au club privé et très huppé de la ville. C’est là qu’intervient cette fameuse boule noire, ce grain de sable qui va gripper toute la mécanique, bien aidée en cela par l’irruption imprévue de la maman de Will dans le cours paisible des choses. Le roman raconte la complète remise en cause des valeurs auxquelles le personnage principal est attaché. Tout devient doute et incertitude à l’aube de ses quarante-cinq ans. Cet édifice complexe qu’il a peiné à construire autour d’un hypothétique bonheur vacille et n’est pas loin de sombrer dans le vide des apparences. Loin des thèmes habituels de Simenon, cette sensible et délicate analyse psychologique apporte un éclairage nouveau sur les qualités d’écrivain de l’auteur. La relation de Will avec sa mère est un délice de précision. La lecture est fluide mais les petites phrases sont chargées de sens. La critique d’une société basée sur la réussite est parfaitement décrite. Le style Simenon est porté à son apogée. Je recommande sa lecture à tous ceux qui pensent comme moi que le roman ne se résume pas à une belle histoire, de somptueux paysages et des personnages stéréotypés. J’exprime là une vérité première. Quand un roman défie le temps, devient d’une certaine façon intemporel, alors il y a toute chance qu’on touche au domaine de l’artistique pur. Michelangelo 29/05/2020
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  • fklevesque Posté le 16 Mars 2019
    Beaucoup de critiques ont réduit cet ouvrage au spectacle d'un homme aspirant à se fondre dans la masse puis à vouloir parachever son existence par l'admission dans un club select lui permettant de se noyer dans une élite. Sans succès. Appréciant beaucoup Georges Simenon, devant la platitude évoquée par certains, j'ai voulu apprécier cet ouvrage par moi-même. Bien m'en a pris car j'ai découvert un ouvrage qui allait au-delà de cette approche. J'y ai découvert le portrait d'un homme tentant désespérément d'exister, d'accéder à un statut d'individu possédant ses propres richesses mais la la réalité d'être lui était refusée depuis l'enfance. le portrait d'un homme déchiré conscient d'un potentiel et qui, devant l'échec de son aspiration élitiste, porte pour la première fois un regard sur lui-même afin de comprendre. de se comprendre. de prendre conscience du fait que le bonheur ne passe peut-être pas par le regard bienveillant et admiratif de la société. Qu'il est parfois à sa porte pour peu que l'accepte d'en regarder la réalité. Même si cette naissance à soi-même impose de la douleur. Ce n'est pas un grand roman qui marquera la littérature mais j'ai apprécié le style de l'auteur pour décrire un chemin de Croix... Beaucoup de critiques ont réduit cet ouvrage au spectacle d'un homme aspirant à se fondre dans la masse puis à vouloir parachever son existence par l'admission dans un club select lui permettant de se noyer dans une élite. Sans succès. Appréciant beaucoup Georges Simenon, devant la platitude évoquée par certains, j'ai voulu apprécier cet ouvrage par moi-même. Bien m'en a pris car j'ai découvert un ouvrage qui allait au-delà de cette approche. J'y ai découvert le portrait d'un homme tentant désespérément d'exister, d'accéder à un statut d'individu possédant ses propres richesses mais la la réalité d'être lui était refusée depuis l'enfance. le portrait d'un homme déchiré conscient d'un potentiel et qui, devant l'échec de son aspiration élitiste, porte pour la première fois un regard sur lui-même afin de comprendre. de se comprendre. de prendre conscience du fait que le bonheur ne passe peut-être pas par le regard bienveillant et admiratif de la société. Qu'il est parfois à sa porte pour peu que l'accepte d'en regarder la réalité. Même si cette naissance à soi-même impose de la douleur. Ce n'est pas un grand roman qui marquera la littérature mais j'ai apprécié le style de l'auteur pour décrire un chemin de Croix qui pour moi débouche sur l'Espoir.
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  • Chrichrilecture Posté le 15 Mai 2016
    Belle histoire Très belle histoire Un homme fait la crise de la quarantaine pour une boule noire sans importance Mais dommage que la fin est inachevée on attend la suite ou alors c'est au lecteur de l’imaginer
  • rikizinho Posté le 11 Avril 2016
    Simenon, comme souvent excellent. Période américaine
  • Herve-Lionel Posté le 20 Février 2015
    N°869– Février 2015 LA BOULE NOIRE – Georges Simenon – Le livre de Poche. Nous sommes dans une petite ville des États-Unis dans les années 50. Walter Higgins y mène une vie paisible de père de famille nombreuse et de directeur de supermarché. Il s’implique même à titre bénévole dans divers activités au profit de la collectivité. Bref, c'est quelqu'un dont on peut dire qu’il a réussi socialement et qu'il est heureux dans cette vie autant qu'on peut l'être et que c'est un type bien. A un détail près cependant, il s'est mis dans la tête d'être membre de Country Club, une association locale de notables qui rejette systématiquement sa candidature sans raison apparente et le fait à travers un vote anonyme qui se manifeste par la présence d'une seule boule noire déposée dans l'urne le soir du scrutin. Il n'a pourtant rien de commun avec ce club mais son appartenance consacrerait sa réussite. Ce refus, manifesté pour la deuxième année bouleverse Higgins. C'est peut-être pour lui plus qu'une question de principe puisque même au pays du rêve américain où la réussite personnelle est célébrée comme une vertu, il lui semble que ce qu'on lui reproche ce sont ses... N°869– Février 2015 LA BOULE NOIRE – Georges Simenon – Le livre de Poche. Nous sommes dans une petite ville des États-Unis dans les années 50. Walter Higgins y mène une vie paisible de père de famille nombreuse et de directeur de supermarché. Il s’implique même à titre bénévole dans divers activités au profit de la collectivité. Bref, c'est quelqu'un dont on peut dire qu’il a réussi socialement et qu'il est heureux dans cette vie autant qu'on peut l'être et que c'est un type bien. A un détail près cependant, il s'est mis dans la tête d'être membre de Country Club, une association locale de notables qui rejette systématiquement sa candidature sans raison apparente et le fait à travers un vote anonyme qui se manifeste par la présence d'une seule boule noire déposée dans l'urne le soir du scrutin. Il n'a pourtant rien de commun avec ce club mais son appartenance consacrerait sa réussite. Ce refus, manifesté pour la deuxième année bouleverse Higgins. C'est peut-être pour lui plus qu'une question de principe puisque même au pays du rêve américain où la réussite personnelle est célébrée comme une vertu, il lui semble que ce qu'on lui reproche ce sont ses origines pauvres, son père absent sa mère alcoolique, destructrice et délinquante. Pour en être arrivé là, il a dû gravir tous les échelons d'une société qui le lui avait pas fait de cadeaux puisqu'il était parti de rien. Si on lui a confié la direction du magasin, c'est qu'il avait fait ses preuves, débutant comme livreur. En lisant cela le lecteur songe immanquablement à un paranoïaque qui rejoue la grande scène du complot. C'est pour lui tellement révoltant qu'il veut tuer les membres de ce club qui lui refusent l'entrée. Pire peut-être, il découvre qu'au sein de ses activités bénévoles où il s'impliquait pourtant beaucoup, son avis importe peu et on le tient pour rien. Il démissionne donc même si cela peut avoir des conséquences sur son chiffre d'affaires et sur sa situation. Pourtant cette histoire d’appartenance à ce club n'a vraiment aucune importance mais il le vit comme quelque chose d'injuste. Le déroulé des événements le fait pour autant revenir à une réalité plus terre à terre, le fait grandir, lui fait prendre conscience des choses et les relativiser. J'observe quand même que Higgins a bénéficié du soutien sans faille de sa famille et de ses employés, ce qui se révèle à la fois rassurant et salvateur dans une situation qui aurait pu devenir criminelle. Pourtant quand on a le sentiment d'être exclus d'un groupe et en ressent une certaine solitude. Cette histoire de boule noire a probablement une dimension maçonnique, le terme blackbouler vient de là. Mais au-delà de cette remarque qui ne trouve pas ici sa véritable résonance, ce roman, écrit dans les années 60 prend une dimension très actuelle. Il nous est tous arrivé, dans notre vie familiale ou professionnelle d'être l'objet d'injustices qu'aucune raison ne motivait. Elles nous étaient infligés discrétionnairement soit par quelqu’un qui ne nous aimait pas ou ne nous aimait plus, soit par simple jalousie. En tout cas, la personne qui faisait ainsi acte de malveillance avait une volonté farouche de nous faire du mal, de nous détruire, d'autant plus forte qu’elle ne reposait sur rien d'autre que sur cette faculté de profiter d'une situation de supériorité supposée et parfois temporaire, basée sur la fortune, la position sociale ou hiérarchique. Le pire sans doute était la lâcheté puisque cette situation délétère était couverte par l'anonymat, l'hypocrisie, la mauvaise foi... Simenon, ce n'est pas seulement les romans policiers où le commissaire Maigret exerce avec talent son pouvoir de persuasion, de déduction et démasque à chaque fois le coupable. J'ai dit dans cette chronique combien j'aimais cette ambiance un peu glauque tissée dans cette série. C'est aussi un écrivain de romans psychologiques et je suis entré, pour des raisons personnelles sans doute, dans ce processus qui m'a parlé d'autant plus que le style est fluide, agréable à lire. Ce roman a été adapté pour le télévision dans un film de Denis Malleval (2014) diffusé sur France 3 le mercredi 17 février 2015. Le comédien Bernard Campan, qu'on connaissait dans un tout autre registre, donne ici toute sa mesure dans cette dramatique. ©Hervé GAUTIER – Février 2015 - http://hervegautier.e-monsite.com
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