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Omnibus
EAN : 9782258097339
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Maigret et l'affaire Nahour

Maigret

Date de parution : 14/06/2012

Amour et vengeance  - En pleine nuit, le docteur Pardon fait appel à son ami Maigret : un inconnu vient de lui amener une jeune femme légèrement blessée par balle...

Amour et vengeance
En pleine nuit, le docteur Pardon fait appel à son ami Maigret : un inconnu vient de lui amener une jeune femme légèrement blessée par balle ; le médecin a extrait le projectile, puis le couple est parti, donnant de la blessure une explication incohérente. Maigret apprend...

Amour et vengeance
En pleine nuit, le docteur Pardon fait appel à son ami Maigret : un inconnu vient de lui amener une jeune femme légèrement blessée par balle ; le médecin a extrait le projectile, puis le couple est parti, donnant de la blessure une explication incohérente. Maigret apprend la même nuit que le couple a pris l'avion pour Amsterdam. Le matin, Félix Nahour est découvert assassiné dans son hôtel particulier. Maigret découvre que la femme soignée par Pardon est Lina, l’épouse de Nahour ; l'homme qui l'accompagnait est Alvaredo, son amant.
Adapté pour la télévision en 1978, dans une réalisation de René Lucot, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Annick Tanguy (Mme Maigret).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097339
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nadouch Posté le 2 Mai 2020
    Un très bon épisode qui démarre via le docteur Pardon, l'ami de Maigret, qui a reçu un étrange couple en pleine nuit... De là, Maigret va enquêter sur ce couple de fugitif, qui semble mêlé à la mort d'un certain Nahour... Très bon opus parisien comme je les aime !
  • ArnoT Posté le 24 Novembre 2019
    Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
  • cmpf Posté le 17 Mars 2016
    Maigret et Madame dîne une fois par mois avec les Pardon. Après l’un de ces dîners, Pardon téléphone à Maigret et lui demande de revenir chez lui, quelque chose l’inquiète. Un homme et une femme blessée se sont présentés chez lui, affirmant s’être rencontré sur le trottoir après qu’un inconnu ait tiré sur la femme depuis une voiture. Pourtant Pardon est sûr qu’ils se connaissaient. Maigret commence à enquêter. Le couple a pris l’avion pour Amsterdam. La même nuit un riche Libanais a été assassiné dans son hôtel particulier. C’est un joueur professionnel appartenant à une riche famille de banquiers. Félix Nahour avait à ses côtés depuis très longtemps un secrétaire Fouad Ouéni, au rôle indéfini, entre ami et homme à tout faire, ne recevant pas de salaire mais des gratifications lorsqu’il en demandait. Pas facile pour le commissaire d’interroger les personnes présentes. Soit elles sont hostiles, soit elles ne comprennent pas ou feignent de ne pas comprendre le français. Il s’avère bientôt que l’inconnue blessée et l’épouse de Félix Nahour sont une même personne. Contactée à Amsterdam elle rentre à Paris avec son amant et une amie. Qui a tué ? L’épouse qui venait d’annoncer à son mari qu’elle... Maigret et Madame dîne une fois par mois avec les Pardon. Après l’un de ces dîners, Pardon téléphone à Maigret et lui demande de revenir chez lui, quelque chose l’inquiète. Un homme et une femme blessée se sont présentés chez lui, affirmant s’être rencontré sur le trottoir après qu’un inconnu ait tiré sur la femme depuis une voiture. Pourtant Pardon est sûr qu’ils se connaissaient. Maigret commence à enquêter. Le couple a pris l’avion pour Amsterdam. La même nuit un riche Libanais a été assassiné dans son hôtel particulier. C’est un joueur professionnel appartenant à une riche famille de banquiers. Félix Nahour avait à ses côtés depuis très longtemps un secrétaire Fouad Ouéni, au rôle indéfini, entre ami et homme à tout faire, ne recevant pas de salaire mais des gratifications lorsqu’il en demandait. Pas facile pour le commissaire d’interroger les personnes présentes. Soit elles sont hostiles, soit elles ne comprennent pas ou feignent de ne pas comprendre le français. Il s’avère bientôt que l’inconnue blessée et l’épouse de Félix Nahour sont une même personne. Contactée à Amsterdam elle rentre à Paris avec son amant et une amie. Qui a tué ? L’épouse qui venait d’annoncer à son mari qu’elle le quittait ? Fouad Oueni le secrétaire, qui passait plus de temps avec monsieur Nahour que son épouse ? L’amant colombien de madame Nahour ? Et qui a tiré sur elle ? Difficile pour Maigret d’évoluer dans ce milieu qu’il ne connait pas, lui qui déclare à sa femme : « Au fond un policier ne devrait pas être marié […] parce qu’il aurait besoin de vivre dans tous les milieux, de connaître les casinos, par exemple, la banque internationale, les Libanais maronites et les musulmans, les bistrots étrangers du Quartier Latin et de Saint-Germain, ainsi que les jeunes Colombiens. Et je ne parle pas de la langue néerlandaise, ni des concours de beauté… ». Je préfère l’atmosphère que Simenon sait créer lorsqu’il campe des milieux plus modestes. Mais un Simenon, ça reste un Simenon.
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  • Woland Posté le 23 Juillet 2015
    "Maigret l'Affaire Nahour" ou la neige partout, partout, partout ... Ca crisse, ça dérape, c'est à peine si les voitures osent rouler et les passants se risquer sur les trottoirs pour se rendre au travail. Mme Maigret s'arrange d'ailleurs pour que son mari ne se sépare pas d'une écharpe spéciale (et qui gratouille horriblement), tricotée pour ces grandes occasions qui sont tout de même assez rares : ce n'est pas tous les hivers qu'on a moins quatorze degrés à Paris. Mais, voyez comment sont les choses, de telles températures au-dessous de zéro, ça n'empêche pas les assassins d'assassiner . Probable que l'adrénaline, la vengeance, la colère, la haine, coulent si puissamment dans leurs veines qu'ils font presque du 40° là où le citoyen lambda, lui, se demande s'il va continuer longtemps à tenir encore ses 37° normaux. Vue comme ça, la haine, c'est beau, y a pas à dire et même, ça vous a un petit côté positif et en somme créatif. Enfin, ce n'est pas tout à fait pour lui parler d'un assassinat que le Dr Pardon réveille cette fois-ci en pleine nuit son ami Maigret, qu'il a d'ailleurs eu à souper chez lui un peu plus tôt.... "Maigret l'Affaire Nahour" ou la neige partout, partout, partout ... Ca crisse, ça dérape, c'est à peine si les voitures osent rouler et les passants se risquer sur les trottoirs pour se rendre au travail. Mme Maigret s'arrange d'ailleurs pour que son mari ne se sépare pas d'une écharpe spéciale (et qui gratouille horriblement), tricotée pour ces grandes occasions qui sont tout de même assez rares : ce n'est pas tous les hivers qu'on a moins quatorze degrés à Paris. Mais, voyez comment sont les choses, de telles températures au-dessous de zéro, ça n'empêche pas les assassins d'assassiner . Probable que l'adrénaline, la vengeance, la colère, la haine, coulent si puissamment dans leurs veines qu'ils font presque du 40° là où le citoyen lambda, lui, se demande s'il va continuer longtemps à tenir encore ses 37° normaux. Vue comme ça, la haine, c'est beau, y a pas à dire et même, ça vous a un petit côté positif et en somme créatif. Enfin, ce n'est pas tout à fait pour lui parler d'un assassinat que le Dr Pardon réveille cette fois-ci en pleine nuit son ami Maigret, qu'il a d'ailleurs eu à souper chez lui un peu plus tôt. En fait, s'il lui demande de passer le voir en dépit de cette patinoire infâme qui s'étale avec complaisance dehors, c'est pour lui raconter que, alors que les Maigret étaient partis depuis longtemps et qu'il s'occupait de paperasseries diverses, soit vers les 2 heures du matin environ, un couple a sonné à sa porte. Lui, le beau gosse de type latino-américain mais distingué et presque sans accent ; elle, la belle femme de type nordique, distinguée elle aussi et somptueusement vêtue de loutre de mer, un manteau bien pratique pour la saison et aussi pour dissimuler une blessure en apparence superficielle dans le dos. En nettoyant la plaie, Pardon fait rouler la balle qui s'y était enfoncée, une 6.35, pas le calibre utilisé par la pègre ou l'un de ses affidés. Plutôt un calibre de pistolet pour dames ... Le temps pour Pardon de se nettoyer, d'enlever sa blouse et ses gants après l'examen et abracadabra ! quand il revient dans son bureau, plus personne. La chose était prévisible même pour le myope le plus gravement atteint, me direz-vous. Seulement, Pardon est dans l'embarras, et même dans les ennuis pour rester poli et ne pas déraper (malgré tout ce verglas) du côté d'un Rabelais plus imagé. En effet, aux yeux de la loi, tout médecin doit signaler à la police ce genre d'intervention dès lors qu'il l'a accomplie, avec nom et adresse du ou des blessés. Maigret va donc intervenir pour que son ami n'ait pas trop de problèmes et, partant, il entre de plain-pied dans ce qui deviendra "l'Affaire Nahour." Nahour, Félix de son prénom, un riche Libanais qui vivait en France avec son épouse, une ancienne "Miss Europe" dont il avait eu deux enfants, est probablement l'homme qui a blessé (mais volontairement ou par réflexe alors que lui-même s'écroulait à terre, tué par un 7.45, il est trop tôt pour le dire) la mystérieuse inconnue de Pardon. Sous le corps, on a en effet retrouvé un 6.35 dont provient la balle récupérée par le médecin. Seulement, qui a tué Nahour ? Sa jeune femme, Lina, d'origine, on le saura plus tard, néerlandaise ? Mais avec quelle arme et surtout pourquoi ? L'homme avec qui elle voulait se remarier était encore plus riche que Nahour ! Evidemment, ce dernier s'opposait au divorce : c'est un mobile qui se tiendrait sans le reste des circonstances - et si la dame était un véritable Lucifer en jupons. En ce qui concerne l'amoureux transi de la dame, le jeune et richissime Alvaredo qui, pendant l'affrontement entre Lina et son époux, à qui elle avait décidé d'annoncer ce soir-là son départ pour Amsterdam afin d'y demander le divorce, il se trouve qu'il est demeuré, à la prière même de Lina, dans son Alfa-Roméo rouge, à l'extérieur. Certes, on n'a que sa parole mais les gants qu'il portait ce soir-là, plus tard examinés, ne révèleront aucune trace de poudre - et ceux de Lina non plus, d'ailleurs. Reste Fouad Ouéni, le "secrétaire" / membre de la famille des Nahour, un Arabe froid, calme, comme détaché de tout, musulman bien sûr, comme éternellement dégoûté des femmes et du péché et de la boisson et du jeu, etc, etc ... - de nos jours, on connaît bien leur chanson, à ces oiseaux-là . Peut-être. Mais pourquoi aurait-il tué la poule aux oeufs d'or puisque, bien qu'il n'aimât pas le terme, il était bel et bien l'employé - grassement payé - de Félix Nahour ? Le frère, Pierre Nahour ? Oui, mais à condition qu'il ait pu être à la fois à Beyrouth et à Paris à la même heure. Idem pour le père dont on peut penser que, s'il n'a pas tué son fils cadet lorsque celui-ci a épousé Lina, ce n'était pas au bout de cinq ans et la naissance de deux enfants qu'il s'est décidé à le faire ... Bien entendu, tout ce petit monde, divisé en deux clans, les Nahour-Ouéni d'une part et les Lina / Alvaredo de l'autre ne sont d'accord sur rien et s'accusent mutuellement. Le problème, c'est que, si Felix Nahour est bel et bien mort, Lina Nahour, elle, s'est retrouvée blessée et dans le dos : on peut se faire une blessure sans conséquence dans le bras par exemple mais dans le dos, disons que ce n'est pas si facile et que, rappelons-le, c'est bien l'arme de son mari qui a causé cette blessure ... Enfin, quand j'écris les Nahour-Ouéni, ce n'est pas tout à fait exact. Bien qu'attaché en apparence à la famille Nahour, des catholiques maronites, Ouéni est loin, bien loin d'être le personnage pur et sans tache auquel il pose. De là à assassiner, on le répète, la poule aux oeufs d'or, il y a tout de même un fossé. Au bout de patientes instigations, d'interrogatoires qui le gênent souvent car ils le ramènent à un milieu , une atmosphère, une manière de vivre (et de divaguer) qu'il n'a jamais appréciés, l'univers des gens très riches, Maigret finira par combler le fossé avant de laisser tout ce beau monde continuer à s'agiter dans tous les sens, ne pensant qu'à l'argent et à son confort physique, financier et moral. Tout ce beau monde sauf l'un de ses membres. A vous de deviner lequel au long de ses pages qui restent prenantes mais où, de temps à autre, comme son lecteur, Simenon donne l'impression de bâiller avec discrétion. Ces gens riches sont d'un lassant : si seulement ils avaient un peu plus de cervelle et lisaient de vrais livres au lieu de s'intéresser aux martingales (comme Félix Nahour) et de lire des revues de mode (comme Lina) ... ;o)
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  • beatriceferon Posté le 1 Décembre 2014
    Réveillé en pleine nuit par son ami le Docteur Pardon, Maigret apprend que celui-ci a soigné une jeune femme blessée au dos par une balle et qui a disparu avant qu'il ait pu noter ses coordonnées. Cette mystérieuse affaire a-t-elle quelque chose à voir avec le meurtre d'un joueur professionnel abattu dans son bureau d'un immeuble cossu, de l'autre côté de la ville, dans un quartier huppé? Pourquoi la blessée a-t-elle fui sans demander son reste, et pourquoi l'homme qui l'accompagnait a-t-il servi à Pardon une histoire rocambolesque? C'est à ces questions que Maigret devra répondre en menant, avec sa patience et sa ténacité légendaires, une enquête au milieu de gens qui semblent tous avoir quelque chose à cacher. En me voyant lire ce roman, un ami s'étonnait d'un air un peu moqueur. Oui, je sais bien que Maigret n'est pas le dernier personnage à la mode, mais, bien que j'aie lu beaucoup de Simenon « traditionnels », comme « L'Aîné des Ferchaux», « Le Bourgmestre de Furnes» ou « Le Chat », j'ai lu relativement peu d'enquêtes du célèbre commissaire. Il est vrai que celle-ci n'a ni le rythme effréné, ni le suspense haletant des thrillers modernes, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut rejeter... Réveillé en pleine nuit par son ami le Docteur Pardon, Maigret apprend que celui-ci a soigné une jeune femme blessée au dos par une balle et qui a disparu avant qu'il ait pu noter ses coordonnées. Cette mystérieuse affaire a-t-elle quelque chose à voir avec le meurtre d'un joueur professionnel abattu dans son bureau d'un immeuble cossu, de l'autre côté de la ville, dans un quartier huppé? Pourquoi la blessée a-t-elle fui sans demander son reste, et pourquoi l'homme qui l'accompagnait a-t-il servi à Pardon une histoire rocambolesque? C'est à ces questions que Maigret devra répondre en menant, avec sa patience et sa ténacité légendaires, une enquête au milieu de gens qui semblent tous avoir quelque chose à cacher. En me voyant lire ce roman, un ami s'étonnait d'un air un peu moqueur. Oui, je sais bien que Maigret n'est pas le dernier personnage à la mode, mais, bien que j'aie lu beaucoup de Simenon « traditionnels », comme « L'Aîné des Ferchaux», « Le Bourgmestre de Furnes» ou « Le Chat », j'ai lu relativement peu d'enquêtes du célèbre commissaire. Il est vrai que celle-ci n'a ni le rythme effréné, ni le suspense haletant des thrillers modernes, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut rejeter avec mépris son charme suranné, ses décors et méthodes désuets. Il y a une vraie atmosphère dans ce roman et Maigret arrive à démêler le vrai du faux, tout en restant taciturne et bonhomme. Il n'en est pas moins attentif et parvient à mener tout un raisonnement qui surprend celui qui l'avait sous estimé. Dans un Paris engourdi et ouaté par la neige et la nuit, on passe d'un intérieur bourgeois et clos à la suite d'un palace, du bar d'un casino au modeste cabinet du médecin des « petites gens ». Maigret écoute sans sourciller des personnes hautaines lui débiter des mensonges. Il feint d'entrer dans leur jeu et, par petites touches, finit par leur extorquer la vérité. Je ne peux plus dissocier son image de celle du regretté Bruno Crémer, et je pense que je replongerai encore bientôt dans les délices de cette nostalgie.
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