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Les Escales
EAN : 9782365695077
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 256
DRM : DRM Adobe

Rivage de la colère - Prix Maison de la Presse 2020

Collection : Domaine français
Date de parution : 09/01/2020
Après le succès de Et soudain, la liberté, co-écrit avec Evelyne Pisier, voici le nouveau roman de Caroline Laurent. Au coeur de l'océan Indien, ce roman de l'exil met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d'un amour impossible.
PRIX MAISON DE LA PRESSE 2020
Certains rendez-vous contiennent le combat d’une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère…
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans...
PRIX MAISON DE LA PRESSE 2020
Certains rendez-vous contiennent le combat d’une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère…
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l’entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l’administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule et la nuit s’avance, jusqu’à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.
 
Roman de l’exil et de l’espoir, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

Caroline Laurent est lauréate du Prix Maison de la Presse 2020.

Rivage de la colère finaliste de nombreux prix :
  • Prix des Maisons de la Presse - Lauréate
  • Prix France Bleue/ Page des Libraires
  • Prix des Libraires
  • Prix Françoise Sagan
  • Prix Orange
  • Prix des lecteurs Babelio

À propos de Et soudain, la liberté :
« Singulier et attachant. Un ouvrage né d’une promesse du crépuscule. »
Olivia de Lamberterie, Elle
« Un hymne à la vie, une vie dont on se souvient longtemps après avoir refermé le livre. » Françoise Dargent, Le Figaro
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EAN : 9782365695077
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 256
DRM : DRM Adobe
Les Escales

Ils en parlent

"Un roman somptueux et tragique porteur de la désespérance de tout un peuple..."
Florence Dalmas / Le Dauphiné Libéré

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fandol Posté le 9 Novembre 2020
    Il faut absolument lire ce livre, ce roman de Caroline Laurent, car il éclaire un drame de l’histoire récente trop peu connu, mis sous le boisseau pour servir les intérêts des puissants, ceux qui exploitent le peuple sans aucun état d’âme. Qui connaît les îles Chagos ? J’avoue mon ignorance et je remercie celle qui m’est chère de m’avoir, cette fois encore, poussé à lire Rivage de la colère. Perdues dans l’Océan Indien, près de l’Équateur, les îles Chagos (Diego Garcia, Peros Banhos, Salomon et d’autres atolls) dépendaient de l’île Maurice, colonie britannique depuis 1814 après avoir été françaises. Nous y avions amené des esclaves originaires de Madagascar et du Mozambique pour y exploiter la noix de coco… Rivage de la colère débute en 1967 quand arrive un jeune Mauricien, Gabriel, qui vient seconder l’Administrateur installé à Diego Garcia. Là, Marie-Pierre Ladouceur vit heureuse dans cette nature préservée, même si elle travaille comme les autres à l’exploitation des noix de coco pour produire l’huile de coprah. Gabriel et Marie se rencontrent et s’aiment malgré leurs différences et les préjugés. Elle est déjà mère d’une petite Suzanne, tombe sous le charme du nouvel arrivant, le séduit mais les jours heureux vont bientôt se terminer... Il faut absolument lire ce livre, ce roman de Caroline Laurent, car il éclaire un drame de l’histoire récente trop peu connu, mis sous le boisseau pour servir les intérêts des puissants, ceux qui exploitent le peuple sans aucun état d’âme. Qui connaît les îles Chagos ? J’avoue mon ignorance et je remercie celle qui m’est chère de m’avoir, cette fois encore, poussé à lire Rivage de la colère. Perdues dans l’Océan Indien, près de l’Équateur, les îles Chagos (Diego Garcia, Peros Banhos, Salomon et d’autres atolls) dépendaient de l’île Maurice, colonie britannique depuis 1814 après avoir été françaises. Nous y avions amené des esclaves originaires de Madagascar et du Mozambique pour y exploiter la noix de coco… Rivage de la colère débute en 1967 quand arrive un jeune Mauricien, Gabriel, qui vient seconder l’Administrateur installé à Diego Garcia. Là, Marie-Pierre Ladouceur vit heureuse dans cette nature préservée, même si elle travaille comme les autres à l’exploitation des noix de coco pour produire l’huile de coprah. Gabriel et Marie se rencontrent et s’aiment malgré leurs différences et les préjugés. Elle est déjà mère d’une petite Suzanne, tombe sous le charme du nouvel arrivant, le séduit mais les jours heureux vont bientôt se terminer subitement. En effet, un référendum permet à Maurice d’obtenir l’indépendance mais un accord secret cède l’archipel des Chagos aux Anglais qui ont un accord avec les États-Unis voulant y créer une base militaire. Toute la population est évacuée en quelques heures, sans ménagement, embarquée dans la cale d’un cargo pour Maurice. Là-bas, ces familles laissées à l’abandon, vivent dans un bidonville. Tout cela, Caroline Laurent me l’a fait partager, vivre intensément aux côtés de Marie, de Gabriel et surtout de Joséphin, leur fils qui ira jusqu’à la Cour Internationale de La Haye pour obtenir réparation. Mais que de souffrances ! Que de blessures ! Que de vies sacrifiées si injustement ! Toutes ces existences balayées, ces femmes et ces hommes humiliés à cause de la couleur de leur peau, spoliés, chassés sans ménagement, traités comme on traitait autrefois les esclaves. Malgré l’arrêt de Cour de La Haye, le combat continue car aucune exécution n’est encore intervenue pour que les Chagossiens puissent revenir vivre sur leurs îles. Dans sa postface, Caroline Laurent confie ses origines mauriciennes du côté maternel et replace son roman dans le cadre historique pour que nous soyons pleinement conscients d’un drame un peu trop vite oublié. Rivage de la colère est un roman historique déchirant, remarquablement écrit et bien construit. J’ai pleinement adhéré à cette histoire qui m’a appris une autre facette honteuse de l’histoire de l’humanité qu’il est possible encore de réparer.
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  • popilooo Posté le 7 Novembre 2020
    Un roman absolument captivant et épatant. L’histoire très récente (1971) des habitants l’archipel des Chagos chassés de leur île manu militari par les troupes britanniques. Un récit poignant et éclairant sur un fait d’histoire contemporaine méconnue. A lire absolument !
  • zabeth55 Posté le 1 Novembre 2020
    Alors là, bravo ! Quel magnifique roman ! Roman, mais pas que Parce qu’il s’agit d’une histoire vraie. Une sale histoire que je ne connaissais pas du tout.. Lorsque l’île Maurice a obtenu l’indépendance, elle a abandonné à l’Angleterre l’archipel des Chagos. Mais quelques années plus tard, l’Angleterre l’a cédé aux Etats-Unis qui en a fait une base militaire. Pour ce faire, il a fallu évacuer toute la population des îliens qui se sont retrouvés à StMaurice parqués dans des bidonvilles. Ce n’est que le 25 février 2019 que le tribunal de la Haye leur rendra justice après 50 ans de luttes juridiques. Etrange de ne jamais avoir entendu parler de cette histoire alors que la presse tourne en boucle les mêmes sujets jusqu’à l’indigestion. Pourtant c’était l’année dernière ! Du coup j’ai fait des recherches sur Internet, tout cela est ahurissant. Pour nous faire connaître cette histoire, Caroline Laurent a imaginé une histoire et des personnages en s’inspirant de sa grand-mère mauricienne. Et quelle histoire ! Passionnante, émouvante, prenante. Les personnages principaux, Gabriel et Marie vivent une histoire d’amour palpitante mais entravée par de multiples malentendus. Tous les autres chagossiens sont de beaux êtres, simples, sincères, courageux, solidaires. Franchement, je ne suis pas prête d’oublier ce livre que j’avais vu plusieurs fois sans être... Alors là, bravo ! Quel magnifique roman ! Roman, mais pas que Parce qu’il s’agit d’une histoire vraie. Une sale histoire que je ne connaissais pas du tout.. Lorsque l’île Maurice a obtenu l’indépendance, elle a abandonné à l’Angleterre l’archipel des Chagos. Mais quelques années plus tard, l’Angleterre l’a cédé aux Etats-Unis qui en a fait une base militaire. Pour ce faire, il a fallu évacuer toute la population des îliens qui se sont retrouvés à StMaurice parqués dans des bidonvilles. Ce n’est que le 25 février 2019 que le tribunal de la Haye leur rendra justice après 50 ans de luttes juridiques. Etrange de ne jamais avoir entendu parler de cette histoire alors que la presse tourne en boucle les mêmes sujets jusqu’à l’indigestion. Pourtant c’était l’année dernière ! Du coup j’ai fait des recherches sur Internet, tout cela est ahurissant. Pour nous faire connaître cette histoire, Caroline Laurent a imaginé une histoire et des personnages en s’inspirant de sa grand-mère mauricienne. Et quelle histoire ! Passionnante, émouvante, prenante. Les personnages principaux, Gabriel et Marie vivent une histoire d’amour palpitante mais entravée par de multiples malentendus. Tous les autres chagossiens sont de beaux êtres, simples, sincères, courageux, solidaires. Franchement, je ne suis pas prête d’oublier ce livre que j’avais vu plusieurs fois sans être particulièrement attirée. Que ça aurait été dommage. Je bénis cette insomnie de pleine lune qui m’a permis de le terminer dans la nuit.
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  • Symanolo Posté le 20 Octobre 2020
    Ce roman bien écrit et rythmé, se lit d’une traite. C’est une belle histoire d’amour. J’ai vibré avec Marie-Pierre Ladouceur dans son quotidien (ses gestes, sa vie simple et essentielle en phase avec son environnement), dans son amour pour l’île de Chagos, ses enfants, les Chagossiens sacrifiés et Gabriel, le Mauricien blanc venu aider l’administrateur de l’île à la sacrifier dans les négociations d’indépendance de Maurice. Les descriptions de l’île, de la vie de ses habitants sont autant d’invitation au voyage qu’à la colère. Le récit de cette décolonisation toute récente de Maurice et du sacrifice de Chagos, île vendue aux Britanniques aux fins de base militaire américaine pousse à l’éveil des consciences : la déportation des Chagossiens est une tache supplémentaire aux pratiques impérialistes abjectes et déshumanisées. Bravo à l’auteure d’avoir su si bien la dénoncer.
  • coincescheznous Posté le 16 Octobre 2020
    Voilà un livre vraiment très réussi et à côté duquel j’aurais pu passer, si on ne me l’avait pas offert pour découvrir le travail de la maison d’édition Les Escales, très belle maison aux choix littéraires intéressants. Il faut dire que Caroline Laurent sait à priori différencier un bon livre d’un livre vraiment abouti, étant directrice littéraire aux éditions Stock. Cette connaissance fine des émotions littéraires se perçoit indéniablement dans cette écriture sensible et d’une grande justesse. Franco-mauricienne, l’auteure raconte ici, dans son 2ème roman, l’histoire de l’archipel des Chagos, au large de Maurice, des Maldives et des Seychelles, bref en plein océan Indien. Une histoire affreusement triste et cruelle, qui raconte, une fois de plus, combien les vies de populations entières peuvent être décidées par deux ou trois personnes perçues comme puissantes, bien qu’elles n’aient aucune connaissance ni du territoire, ni des habitants. Une histoire hélas on ne peut plus banale à l’échelle de la géopolitique, qui continue de nous heurter de plein fouet, comme si nous ignorions que des peuples entiers subissent tous les jours des injustices meurtrières fondées sur des décisions à l’emporte-pièce. Plus précisément, l’ouvrage retrace l’histoire de Marie-Pierre Ladouceur à Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos. Marie-Pierre... Voilà un livre vraiment très réussi et à côté duquel j’aurais pu passer, si on ne me l’avait pas offert pour découvrir le travail de la maison d’édition Les Escales, très belle maison aux choix littéraires intéressants. Il faut dire que Caroline Laurent sait à priori différencier un bon livre d’un livre vraiment abouti, étant directrice littéraire aux éditions Stock. Cette connaissance fine des émotions littéraires se perçoit indéniablement dans cette écriture sensible et d’une grande justesse. Franco-mauricienne, l’auteure raconte ici, dans son 2ème roman, l’histoire de l’archipel des Chagos, au large de Maurice, des Maldives et des Seychelles, bref en plein océan Indien. Une histoire affreusement triste et cruelle, qui raconte, une fois de plus, combien les vies de populations entières peuvent être décidées par deux ou trois personnes perçues comme puissantes, bien qu’elles n’aient aucune connaissance ni du territoire, ni des habitants. Une histoire hélas on ne peut plus banale à l’échelle de la géopolitique, qui continue de nous heurter de plein fouet, comme si nous ignorions que des peuples entiers subissent tous les jours des injustices meurtrières fondées sur des décisions à l’emporte-pièce. Plus précisément, l’ouvrage retrace l’histoire de Marie-Pierre Ladouceur à Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos. Marie-Pierre est belle et connaît son île comme personne. Elle marche pieds nus, pêche en nageant, danse en transe pendant des heures. Mais un jour, un mauricien venu aider l’administrateur colonial s’installe sur Diego Garcia. Entre cet homme de la ville et Marie-Pierre Ladouceur, il y a un fossé. Pas le même vocabulaire, la même culture, la même relation à l’argent et à l’économie, pas le même respect des institutions et pas les mêmes vêtements. Pourtant, évidemment, l’amour se fiche des différences et vous devinez aisément la suite… Seulement voilà, en mars 1967, Maurice devient indépendante et se libère de la domination britannique… Mais pour les Chagos, un autre destin est prévu « en-haut », et c’est ici que je m’arrête pour ne rien spoiler de cette lecture merveilleuse. Alors bien sûr, l’histoire est très prenante. Mais plus encore, ce qui est magnifique, c’est cette ambiance d’archipel qui est parfaitement décrite. Tous les dialogues sont rédigés en créole, ils puent le soleil et chaleur. On sent le sable sous nos pieds, le poids étouffant des températures élevées qui nous collent à nos sièges, et l’odeur du poisson grillé. C’est bien de raconter une histoire, c’est encore mieux d’y plonger le lecteur pour qu’il ait l’impression de faire partie des pages. C’est ce qu’il se passe ici, dans ce roman accaparant qu’on ne lâche qu’en ayant hâte d’y retourner dès que l’on pourra. À noter, il a obtenu le prix des Maisons de la presse 2020, ce qui me semble largement mérité. Jo la Frite
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