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EAN : 9782266295963
Code sériel : 12368
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Dom Juan

Matthieu Baumier (préface de)
Date de parution : 28/03/2019
LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÉCLE -
En 1664, Dom Juan déchaîne le scandale et soulève les passions. Molière a déjà ridiculisé la société de son temps, précieux, marquis, médecins, dévots. Le personnage de Dom Juan, figure exemplaire de l’impiété et de l’athéisme, lui offre un sujet plus dangereux encore. Ce...
LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÉCLE -
En 1664, Dom Juan déchaîne le scandale et soulève les passions. Molière a déjà ridiculisé la société de son temps, précieux, marquis, médecins, dévots. Le personnage de Dom Juan, figure exemplaire de l’impiété et de l’athéisme, lui offre un sujet plus dangereux encore. Ce grand seigneur est le diable en personne. Il blasphème, méprise ses créanciers, étincelle d’esprit et de méchanceté. Il séduit mille femmes, pour les humilier après. À ses côtés, son valet, Sganarelle, est terrorisé par son insolence, son aisance, son cynisme.

Aujourd’hui encore, le génie et le miracle de Molière, dont la voix s’élève chaque soir dans tous les théâtres du monde, nous fait rire et frémir.

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EAN : 9782266295963
Code sériel : 12368
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Korat Posté le 26 Octobre 2021
    Une pièce de Molière peu commune, peu classique, magnifique dans ses interrogations. Dom Juan est connu pour être séducteur : une fois la conquête achevée, la femme ne l'intéresse plus. Il est aussi la transgression même : il refuse toutes les valeurs de son temps, toutes les paroles données, la piété filiale, la religion... Certes il est puni, mais qu'il est fascinant ! Courageux quand il le faut, l'épée à la main, "grand seigneur méchant homme", il préfère la liberté à sa propre vie et au salut de son âme. Sans oublier son alter ego Sganarelle, presque aussi présent que lui sur scène, son ombre, son double couard et drôle, défenseur maladroit et inconséquent de la morale. Magnifique ! De belles mises en scène ouvrent sur d'autres lectures de la pièce.
  • ARQUILLIERE Posté le 19 Août 2021
    Monsieur Molière, vous auriez gagné tous les concours d'éloquence si la chose eut existé. Le clown blanc et l'Auguste se donnent la réplique avec une maestria qui laisse sans voix. L'ironie, la satyre, la volonté de faire exploser toutes les conventions font de cette pièce un hymne à la liberté. C'est un des textes qui m'a le plus marqué, il parle des convictions et des contradictions, de la faiblesse des hommes pour, par un jeu de miroir, nous amener à la bienveillance, l'altérité.
  • BazaR Posté le 7 Août 2021
    J’ai lu la pièce en cours de français au lycée. Je l’ai vue mise en scène et interprétée par Philippe Torreton au théâtre Marigny en 2007. Eh bien j’ai l’impression de la redécouvrir complètement. C’est à coup sûr l’effet de l’analyse de la préface qui m’a mâché le travail et orienté la réflexion (je lis la pièce dans le tome 2 des Œuvres complètes chez GF), mince alors ! Bon je ne suis pas un robot non plus. Simplement j’ai trouvé que l’analyse collait bien, au moins sur certains points. D’abord il est toujours intéressant de découvrir l’histoire de la pièce elle-même, ses origines (espagnoles), sa réception (pas terrible) et encore une fois – Molière y était abonné décidément – les débats et scandales qu’elle a générés. J’ai été ébahi d’apprendre que le texte original de l’auteur a été enterré peu après sa mort au profit d’une version édulcorée. Il a fallu attendre 1847 pour que la Comédie Française se décide à reprendre l’original. Ensuite j’ai bien noté cette fois à quel point les actes sont séparés les unes des autres dans le temps et l’espace (certains fondamentalistes de la règle du lieu et du temps ont dû s’étrangler, lol). Cela m’a donné une... J’ai lu la pièce en cours de français au lycée. Je l’ai vue mise en scène et interprétée par Philippe Torreton au théâtre Marigny en 2007. Eh bien j’ai l’impression de la redécouvrir complètement. C’est à coup sûr l’effet de l’analyse de la préface qui m’a mâché le travail et orienté la réflexion (je lis la pièce dans le tome 2 des Œuvres complètes chez GF), mince alors ! Bon je ne suis pas un robot non plus. Simplement j’ai trouvé que l’analyse collait bien, au moins sur certains points. D’abord il est toujours intéressant de découvrir l’histoire de la pièce elle-même, ses origines (espagnoles), sa réception (pas terrible) et encore une fois – Molière y était abonné décidément – les débats et scandales qu’elle a générés. J’ai été ébahi d’apprendre que le texte original de l’auteur a été enterré peu après sa mort au profit d’une version édulcorée. Il a fallu attendre 1847 pour que la Comédie Française se décide à reprendre l’original. Ensuite j’ai bien noté cette fois à quel point les actes sont séparés les unes des autres dans le temps et l’espace (certains fondamentalistes de la règle du lieu et du temps ont dû s’étrangler, lol). Cela m’a donné une impression de lire des épisodes, séparés par des ellipses, qui améliorent l’esquisse de la personnalité de Dom Juan. Et quelle personnalité ! Dom Juan génère des sentiments contrastés. J’envie sa liberté ; j’applaudis son athéisme et son humanisme. Il ne fuit pas le danger et lui fait face au contraire, que ce soit le duel avec Dom Carlos ou le déjeuner avec la statue du Commandeur. Mais son humanisme et sa liberté sont avant tout égoïstes. Il écrase la liberté des autres pour que la sienne prenne son envol, ce n’est pas grave. Sa façon de traiter ses conquêtes féminines et fait foi, tout comme ceux à qui il doit de l’argent. Bref il m’évoque les sentiments ambigus qu’on peut ressentir devant des Bonnie and Clyde, ou un Mesrine. Le changement de comportement de Dom Juan au dernier acte, beaucoup plus hypocrite, détonne. Comme si la première rencontre avec la statue l’avait tout de même secoué et qu’il cherchait à s’épargner, à faire amende honorable du moins en apparence. Cela ne le sauvera pas. Justice divine sur un être humain qui se moquait des Dieux ; cela fait très « mythologie grecque ». J’ai aussi trouvé que, hormis le dernier acte, le ton était tout de même largement à la farce. Car c’est souvent le valet Sganarelle qui décrit son maître, qui n’a pas de mots assez durs contre lui en aparté et qui, dès que Dom Juan paraît, retourne son discours vers un panégyrique. Il y a aussi les tirades contre les médecins, l’une des proies favorites de Molière. C’est fin et c’est drôle. Le ton que j’aime chez l’auteur. Comme quoi lire une pièce à tête reposée a du bon. On y redécouvre toujours quelque chose.
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  • closeup13 Posté le 31 Juillet 2021
    Dom Juan, tout le monde connait, au moins de réputation. Mais en lisant l'oeuvre de Molière, on se fait une idée plus précise de ce personnage : coureur de jupons, aussi bien auprès de la noblesse que de la paysanne (rien ne l'arrête #x1f604;) , il est également un personnage  sans état d'âme qui le font passer pour homme courageux (il joue de l'épée) mais surtout pour un homme empli de vices. C'est en cela que l'oeuvre est interessante, car derrière cet aspect de "dur" et d'immoralité, Molière arrive a donner a ce personnage pathétique un côté attachant. En effet, dans l'impossibilité de calmer ses ardeurs, Dom Juan n'assume pas réellement ses actes (il se voit obligé de mentir et de jouer d'entourloupes) afin de garder "bonne figure" auprès de la gente féminine. Pris à son propre jeu et se mettant en situation périlleuses, son immoralité et sa fougue lui interdisent de rentrer dans le droit chemin alors même que son valet épuise son temps à le canaliser et à le conseiller. Cette pièce est bourrée d'humour, elle se lit vite, et propose de surcroît un côté fantastique (je vais éviter de spoiler ici) qui peu sembler dénoter au premier abord mais qui... Dom Juan, tout le monde connait, au moins de réputation. Mais en lisant l'oeuvre de Molière, on se fait une idée plus précise de ce personnage : coureur de jupons, aussi bien auprès de la noblesse que de la paysanne (rien ne l'arrête #x1f604;) , il est également un personnage  sans état d'âme qui le font passer pour homme courageux (il joue de l'épée) mais surtout pour un homme empli de vices. C'est en cela que l'oeuvre est interessante, car derrière cet aspect de "dur" et d'immoralité, Molière arrive a donner a ce personnage pathétique un côté attachant. En effet, dans l'impossibilité de calmer ses ardeurs, Dom Juan n'assume pas réellement ses actes (il se voit obligé de mentir et de jouer d'entourloupes) afin de garder "bonne figure" auprès de la gente féminine. Pris à son propre jeu et se mettant en situation périlleuses, son immoralité et sa fougue lui interdisent de rentrer dans le droit chemin alors même que son valet épuise son temps à le canaliser et à le conseiller. Cette pièce est bourrée d'humour, elle se lit vite, et propose de surcroît un côté fantastique (je vais éviter de spoiler ici) qui peu sembler dénoter au premier abord mais qui à mon sens donne toute la dimension à l'oeuvre : même le caractère mystérieux voire "divin" ne peuvent freiner le bouillonement des sens de notre héros #x1f605; mais libre à chacun de se faire son propre avis sur ce point (je précise d'ailleurs qu'habituellement je n'aime pas le fantastique mais utilisé par Molière c'est une autre histoire #x1f604; ) Bref, je recommande fortement la lecture de cette pièce, on passe un excellent moment et on ne voit plus Dom Juan de la même manière !
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  • Elthar Posté le 23 Juillet 2021
    A sa sortie, l’oeuvre de Molière, “Dom Juan”, a profondément marqué les mœurs. En effet, alors que la règle des trois unités était encore de rigueur, l’écrivain semble vouloir rompre avec cette tradition. Molière choisit donc d’adopter une forme hybride pour sa pièce. En outre, la pièce de théâtre ne respecte aucune convention théâtrale contemporaine à Molière. Comme dit précédemment, la règle des unités n’est pas respectée : les lieux changent sans cesse, l’action se déroule en plusieurs jours… La vraisemblance est bannie (notamment avec le personnage du Commandeur). Quant à la bienséance, elle n’a plus aucunement lieu dans la mesure où les meurtres se jouent sur scène. La farce est omniprésente et rythme la quasi-totalité des scènes. Sganarelle en est une fois de plus le personnage le plus révélateur. Ses discours, pourtant très sérieux, prêtent à confusion et sont rarement pris au sérieux aussi bien par Don Juan que pour le spectateur lui-même. “Dom Juan” a donc marqué l’histoire littéraire de par son hybridité. Aujourd’hui encore, la pièce étonne. Elle est une source étonnante de savoir grâce à ses multiples thèmes philosophiques et ses multiples registres. L’hybridité de la pièce fait de “Dom Juan” une pièce mythique. La réécriture de Molière semble... A sa sortie, l’oeuvre de Molière, “Dom Juan”, a profondément marqué les mœurs. En effet, alors que la règle des trois unités était encore de rigueur, l’écrivain semble vouloir rompre avec cette tradition. Molière choisit donc d’adopter une forme hybride pour sa pièce. En outre, la pièce de théâtre ne respecte aucune convention théâtrale contemporaine à Molière. Comme dit précédemment, la règle des unités n’est pas respectée : les lieux changent sans cesse, l’action se déroule en plusieurs jours… La vraisemblance est bannie (notamment avec le personnage du Commandeur). Quant à la bienséance, elle n’a plus aucunement lieu dans la mesure où les meurtres se jouent sur scène. La farce est omniprésente et rythme la quasi-totalité des scènes. Sganarelle en est une fois de plus le personnage le plus révélateur. Ses discours, pourtant très sérieux, prêtent à confusion et sont rarement pris au sérieux aussi bien par Don Juan que pour le spectateur lui-même. “Dom Juan” a donc marqué l’histoire littéraire de par son hybridité. Aujourd’hui encore, la pièce étonne. Elle est une source étonnante de savoir grâce à ses multiples thèmes philosophiques et ses multiples registres. L’hybridité de la pièce fait de “Dom Juan” une pièce mythique. La réécriture de Molière semble avoir dépassé le véritable mythe.
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