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Plon
EAN : 9782259306584
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 135 x 210 mm
Nouveauté

907 fois Camille

Date de parution : 26/08/2021
Rentrée littéraire Plon 2021.
"Camille naît le 7 octobre 1987 dans le 14e arrondissement de Paris et tout de suite, elle a côtoyé l’impossible. Camille est la fille de Marie, une femme grande, souriante, fragile et de Dominique alias Dodo, un homme grandiloquent et imprévisible qui aime à se prénommer la Saumure"
C’est l’histoire vraie de Camille, fille de. Pas d’un acteur ni d’un chanteur, mais du proxénète notoire Dodo la Saumure. Depuis l’enfance, Camille compose avec l’absence de ce père occupé par ses maisons closes et ses allers-retours en prison. Camille grandit dans la honte et les secrets de famille avec... C’est l’histoire vraie de Camille, fille de. Pas d’un acteur ni d’un chanteur, mais du proxénète notoire Dodo la Saumure. Depuis l’enfance, Camille compose avec l’absence de ce père occupé par ses maisons closes et ses allers-retours en prison. Camille grandit dans la honte et les secrets de famille avec une seule question : comment devenir une femme dans l’ombre d’un père qui en exploite tant ?
L’expérience de Camille est universelle, car elle illustre la place et le combat de toutes ces femmes aux prises avec des hommes qui les méprisent, les dupent, les utilisent pour dominer et triompher.

C’est aussi l’histoire d’un écrivain, Julien Dufresne-Lamy, qui pour raconter son amie Camille reprend la narration depuis l’origine. Il interroge l’écriture et les souvenirs enfouis de son héroïne en se demandant sans cesse : comment écrire le vrai, la vie d’une autre, l’amitié sans trahir la littérature ?

Un récit littéraire sans compromis, construit comme une captivante enquête sur la famille et le
secret, qui parle autant de proxénétisme que d’amour.
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EAN : 9782259306584
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

« […] J'ai rarement lu un livre qui explique autant ce que c'est écrire, sur les doutes qui assaillent, sur la peur du jugement, du regard qu'on posera sur les pages qui deviennent nôtres, mais aussi sur la construction d'un texte, d'un personnage, sur comment il s'agence dans l'esprit et sur le papier. C'est génial en somme car c'est inédit, le ton, le sujet, la manière dont il détourne le sensationnalisme qu'il semblait promettre et évite avec talent. »
Cyrille Falisse / Librairie Lo Païs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CelinePointAlaLigne Posté le 14 Octobre 2021
    Chère Camille, • Si tu suivais mon compte Instagram, tu aurais peut-être vu qu’avec ma lecture précédente je rencontrais un homme qui revêtait, à l’improviste, le costume de papa. Il faisait alors preuve d’un amour exemplaire. Virage à 180° avec ton histoire puisque ton papa aura préféré tout un tas d’autres costumes aussi peu reluisants les uns que les autres, à celui du bon père de famille. • Dodo la Saumure. Un nom qui inspire dégoût et blagues graveleuses. Un nom honni par toutes les femmes. Dodo la Saumure. C’est lui, ton père. Comment grandit-on avec un père pareil ? Comment se construit-on en tant que fille, que femme, qu’épouse et que mère ? Il a fallu que tu trouves toutes les réponses à ces questions pour avancer. Parfois aidée par toutes les femmes de ton clan, souvent seule. • Tu as bien fait de confier ton histoire à Julien. Avec transparence, il entremêle ton récit avec certains détails de son écriture, sa genèse, ses difficultés, ses craintes. J’ai eu le sentiment de faire partie de votre équipe le temps de ces quelques pages, de partager votre secret, d’écouter tout ce que tu n’avais jamais osé dire, de rassurer Julien sur le bien-fondé de sa démarche et sur l’immense... Chère Camille, • Si tu suivais mon compte Instagram, tu aurais peut-être vu qu’avec ma lecture précédente je rencontrais un homme qui revêtait, à l’improviste, le costume de papa. Il faisait alors preuve d’un amour exemplaire. Virage à 180° avec ton histoire puisque ton papa aura préféré tout un tas d’autres costumes aussi peu reluisants les uns que les autres, à celui du bon père de famille. • Dodo la Saumure. Un nom qui inspire dégoût et blagues graveleuses. Un nom honni par toutes les femmes. Dodo la Saumure. C’est lui, ton père. Comment grandit-on avec un père pareil ? Comment se construit-on en tant que fille, que femme, qu’épouse et que mère ? Il a fallu que tu trouves toutes les réponses à ces questions pour avancer. Parfois aidée par toutes les femmes de ton clan, souvent seule. • Tu as bien fait de confier ton histoire à Julien. Avec transparence, il entremêle ton récit avec certains détails de son écriture, sa genèse, ses difficultés, ses craintes. J’ai eu le sentiment de faire partie de votre équipe le temps de ces quelques pages, de partager votre secret, d’écouter tout ce que tu n’avais jamais osé dire, de rassurer Julien sur le bien-fondé de sa démarche et sur l’immense respect dont il faisait preuve à ton égard. • Ce livre est un merveilleux hommage. À toi Camille, dont la force n’a d’égal que le courage. Mais aussi à tous ces enfants qui font le choix, souvent jugé et incompris, de s’éloigner d’un « parent défectueux ». Et enfin, hommage à toutes les femmes parce qu’il m’a permis de mettre des mots sur la féministe que je souhaitais être et la cause que je souhaitais défendre, à savoir l’idée que chaque femme doit simplement pouvoir être celle qu’elle a envie d’être. Ça paraît si évident dit comme cela, et pourtant… • Ce récit est un texte qui en dit long, qui pousse à l’introspection, qui fait mal, qui rassure. C’est un texte essentiel, hommage et prière. • 910 fois Camille. Céline
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  • Kittiwake Posté le 13 Octobre 2021
    « Pourquoi écrit-on ? Quel besoin accomplissons-nous lorsque à tous crins nous choisissons de superposer une histoire sur la nôtre, de draper une vie sous nos yeux ? » Cette question, l’auteur se la pose en permanence tout au long de ce récit, qui explore le parcours de Camille. Fille d’un tristement célèbre bandit, Dodo la saumure, qui fut l’un des « fournisseurs » de prostituées pour le non moins tristement célèbre DSK. Raconter Camille, c’est aussi raconter l’histoire de ses parents, de son enfance entre honte et fascination pour ce père très peu présent. Mais l’auteur a un double discours, biographique, et autobiographique. On assiste pratiquement à la création du roman, et cette création fait partie intégrante de la narration. Il revient sur ses motivations, sur ses scrupules, sur ses doutes sur la légitimité de se saisir de ce récit d’une intimité qui ne lui appartient pas, sur ses craintes d’éventuelles plaintes pour diffamation. « Ces « je crois » comptent. Ces « sans doute », ces selon moi, ces peut-être. Parce que mon doute est partout. » « A quel moment du livre Camille est-elle devenue mon personnage, mon Anna K. ? Est-ce dans l’histoire, ou dans l’effort... « Pourquoi écrit-on ? Quel besoin accomplissons-nous lorsque à tous crins nous choisissons de superposer une histoire sur la nôtre, de draper une vie sous nos yeux ? » Cette question, l’auteur se la pose en permanence tout au long de ce récit, qui explore le parcours de Camille. Fille d’un tristement célèbre bandit, Dodo la saumure, qui fut l’un des « fournisseurs » de prostituées pour le non moins tristement célèbre DSK. Raconter Camille, c’est aussi raconter l’histoire de ses parents, de son enfance entre honte et fascination pour ce père très peu présent. Mais l’auteur a un double discours, biographique, et autobiographique. On assiste pratiquement à la création du roman, et cette création fait partie intégrante de la narration. Il revient sur ses motivations, sur ses scrupules, sur ses doutes sur la légitimité de se saisir de ce récit d’une intimité qui ne lui appartient pas, sur ses craintes d’éventuelles plaintes pour diffamation. « Ces « je crois » comptent. Ces « sans doute », ces selon moi, ces peut-être. Parce que mon doute est partout. » « A quel moment du livre Camille est-elle devenue mon personnage, mon Anna K. ? Est-ce dans l’histoire, ou dans l’effort artisanal que je produis jour après jour pour que mon amie s’efface, pour que le personnage se saisisse de ses droits ? » On assiste ainsi à une mise en abyme, alors que réalité et littérature se confondent de part de d’autre d’une frontière mouvante et brumeuse. Le récit est porté par une touchante sincérité, et une écriture sans effet de manches, et le lecteur flirte entre la restitution de la vérité et le processus qui y conduit. Très agréable lecture. Je remercie Netgalley et les éditions Plon.
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  • jprathle Posté le 11 Octobre 2021
    Mon amie la rose Durant ses études, Julien Dufresne-Lamy rencontre l’héroïne de 907 fois Camille. Celle qui deviendra une de ses meilleures amies est la fille de Dominique Alderweireld, mais elle ne le dit pas, surtout lorsqu’en 2011 le visage de celui qui se fait surnommer Dodo la Saumure apparaît dans les journaux. Proxénète lillois, il est mêlé à l’affaire du Carlton où figure le nom de Dominique Strauss-Kahn. C’est par le prisme de cette jeune femme que l’auteur revient sur ce fait divers, qui l’amène à raconter l’enfance de Camille, tout en dissertant sur la place des femmes dans la société contemporaine. Car Julien Dufresne-Lamy s’engage régulièrement quand il écrit, tantôt sur les drags queens et le ballroom dans Jolis Jolis Monstres, tantôt sur la transidentité avec Mon père, ma mère, mes tremblements de terre. Ou bien sur les affres d’une adolescence tourmentée, quand dans Mauvais joueurs il évoque la trajectoire d’un jeune homme qui, on le ressent en filigrane dans son dernier roman, semble lui ressembler terriblement. En 1987 naît Camille, dans le sud de Paris. Sa mère se prénomme Marie et son père Dominique, mais tout le monde l’appelle Dodo, ou même « Dodo la Saumure ». Marie a... Mon amie la rose Durant ses études, Julien Dufresne-Lamy rencontre l’héroïne de 907 fois Camille. Celle qui deviendra une de ses meilleures amies est la fille de Dominique Alderweireld, mais elle ne le dit pas, surtout lorsqu’en 2011 le visage de celui qui se fait surnommer Dodo la Saumure apparaît dans les journaux. Proxénète lillois, il est mêlé à l’affaire du Carlton où figure le nom de Dominique Strauss-Kahn. C’est par le prisme de cette jeune femme que l’auteur revient sur ce fait divers, qui l’amène à raconter l’enfance de Camille, tout en dissertant sur la place des femmes dans la société contemporaine. Car Julien Dufresne-Lamy s’engage régulièrement quand il écrit, tantôt sur les drags queens et le ballroom dans Jolis Jolis Monstres, tantôt sur la transidentité avec Mon père, ma mère, mes tremblements de terre. Ou bien sur les affres d’une adolescence tourmentée, quand dans Mauvais joueurs il évoque la trajectoire d’un jeune homme qui, on le ressent en filigrane dans son dernier roman, semble lui ressembler terriblement. En 1987 naît Camille, dans le sud de Paris. Sa mère se prénomme Marie et son père Dominique, mais tout le monde l’appelle Dodo, ou même « Dodo la Saumure ». Marie a été mariée vingt ans auparavant avec un amour d’enfance, Raymond, et leur couple ne résistera pas au manque d’enfant. Quand ils se sont séparés, Raymond est parti en Afrique et Marie a poursuivit une carrière d’employée de banque. Elle rencontra un soir Dodo, un fringant hâbleur qui la séduit rapidement, tandis que, elle ne le savait pas, il peaufinait un autre de ces coups fourrés. Un an après ces premiers échanges sur une piste de danse, Camille est née, au grand dam de la famille rétrograde de Marie, qui voit d’un mauvais œil ce compagnon voyou. Seulement le couple bat rapidement de l’aile, et les frasques de Dodo, entre divers escroqueries et autres maisons de passe, finissent par lasser Marie. Même au jour de son accouchement, qui se passe mal, il n’est pas présent, et Camille apprendra bien plus tard la vérité sur sa naissance. En racontant la vie de sa protagoniste, 907 fois Camille tente d’analyser les rapports complexes qu’elle entretient avec son père. Ils sont d’autant plus difficiles à aborder que divers prismes interviennent, entremêlant l’intime et le public. Le point de vue que tient assez bien Julien Dufresne-Lamy, est celui d’une enfant qui grandit sans figure paternelle et a visiblement besoin de cet ancrage. Or, elle évolue entourée de cette aura d’un homme qui passe plusieurs séjours en prison, et elle baigne dans des discours parfois contradictoires où elle sait, ou en tout cas le perçoit-elle, que ses fréquentations sont plus que moralement discutables, et où en parallèle sa grand-mère la berce d’une image fantasmée de cet homme, son propre fils, avec qui elle entretient des rapports proche de l’idolâtrie. Dans tout ça, Camille doit, et veut, construire une relation avec ce paternel qu’elle voit épisodiquement, à chaque fois entouré de compagnes différentes et qui  n'est pas à l'aise avec sa propre paternité. Autour de ces récits familiaux et intimes, 907 fois Camille nous propose le regard d’un tiers, Julien Dufresne-Lamy, qui a entamé son ouvrage en étant l’ami de cette fameuse Camille. Il tient donc à étayer son récit de plusieurs digressions autour de sa propre position d’écrivain mais aussi de confident. Le lecteur suit ainsi la pensée de l’auteur, tiraillé entre son désir de romancier, qui veut construire une histoire à la fois à partir de faits réels mais aussi en connaissant les limites de la fiction, voire la force que cela peut apporter à son livre, et sa volonté farouche de ne pas trahir son amie. Il se retrouve ainsi dans une position parfois peu confortable, où il est amené à entendre des anecdotes douloureuses, teintées du regard de cette jeune femme, qui comme tout un chacun fait avec les images quelquefois déformées de sa mémoire, et où en parallèle il retrouve des coupures de presse et des archives faisant état d’une réalité, qui peut encore une fois être déformée par la machine médiatique. Tout ceci est mis en regard avec un propos résolument féministe, qui demeure en filigrane dans 907 fois Camille. La place des femmes y est permanente, sans doute pour faire un contrepoint à ce monde d’hommes gravitant autour de la prostitution. Ce qui intéresse l’auteur, c’est de voir les répercutions de tous les agissements de ce proxénète fier de l’être sur les femmes qu’il fréquentait, à la fois dans la sphère professionnelle et intime. Sans se mettre dans la peau des prostituées, il interroge leur statut, et effleure leur ressenti, qu’il projette, mélangé aux déclarations qu’il a pu lire d’elles dans la presse. De même, au travers des propos de Camille, il tente de comprendre comment une jeune femme engagée parvient à réconcilier ses idées progressistes et l’affection ou l’inclinaison qu’elle tente d’avoir envers cet homme qui l’a fait souffrir, tout comme tant d’autres femmes. C’est là une des grandes difficultés de la position de l’écrivain, qui veut rester objectif, d’autant plus au regard de son amie, mais qui se pose de nombreuses questions.
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  • mel_bouquine18 Posté le 5 Octobre 2021
    Camille, Camille... 907 fois Camille comme pour s'affirmer en tant qu'Être humain, en tant que Femme. Parce que "être la fille de", pour Camille, a été dévastateur. Parce que grandir avec l'absence d'un père - et parfois un peu à ses côtés - qui néglige et dédaigne les femmes, se joue et profite d'elles, leur crache dessus... ça laisse bien évidemment des traces. Violent, n'est-ce pas ? C'est pourtant la réalité de Camille. Il vous suffit de connaître le nom de cet homme pour comprendre : Dodo la Saumure. Cette lecture a été particulière, ambivalente. Je ne saurais vous dire si elle m'a plu. Une chose est sûre : il s'agit d'un exercice d'écriture. Raconter l'autre à travers soi. Camille s'est construite sur des silences, son ami Julien tente de les combler. Exercice d'introspection, de mise en abîme pour l'une, rendre compte et interpréter pour l'autre. Ce genre de récit, c'est avoir le loisir d'analyser le sens des mots, de réfléchir à l'impact des événements sur soi. L'aspect qui me dérange un peu plus dans ce type de Littérature, c'est que l'auteur se dévoile, se met en avant, s'interroge beaucoup sur lui-même et en fait part au lecteur. Or, l'histoire, la vraie (selon... Camille, Camille... 907 fois Camille comme pour s'affirmer en tant qu'Être humain, en tant que Femme. Parce que "être la fille de", pour Camille, a été dévastateur. Parce que grandir avec l'absence d'un père - et parfois un peu à ses côtés - qui néglige et dédaigne les femmes, se joue et profite d'elles, leur crache dessus... ça laisse bien évidemment des traces. Violent, n'est-ce pas ? C'est pourtant la réalité de Camille. Il vous suffit de connaître le nom de cet homme pour comprendre : Dodo la Saumure. Cette lecture a été particulière, ambivalente. Je ne saurais vous dire si elle m'a plu. Une chose est sûre : il s'agit d'un exercice d'écriture. Raconter l'autre à travers soi. Camille s'est construite sur des silences, son ami Julien tente de les combler. Exercice d'introspection, de mise en abîme pour l'une, rendre compte et interpréter pour l'autre. Ce genre de récit, c'est avoir le loisir d'analyser le sens des mots, de réfléchir à l'impact des événements sur soi. L'aspect qui me dérange un peu plus dans ce type de Littérature, c'est que l'auteur se dévoile, se met en avant, s'interroge beaucoup sur lui-même et en fait part au lecteur. Or, l'histoire, la vraie (selon moi), c'est celle de Camille. Cela étant, JDL offre un superbe cadeau à Camille : il oriente la lumière dans sa direction, lui permet d'éclore, lui dit son importance. C'est une ôde aux femmes, un hommage. Mais aussi un doigt d'honneur à cet être abject, et pour le coup méprisable, duquel on ne parle finalement pas tant que ça et c'est tant mieux. Merci à Babelio et aux éditions Plon pour l'envoi de ce roman dans le cadre d'une opération #massecritique
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  • atouchofbluemarine Posté le 2 Octobre 2021
    Il m’est difficile de définir le type d’œuvre qu’est 907 fois Camille. Ce n’est pas une fiction, ni un témoignage. Pas une autobiographie ni une longue confidence et encore moi un journal intime. Pourtant, l’histoire de Camille est vraie. JDL nous la raconte à sa manière, toute en douceur et discrétion. Son style n’est ni intrusif ni m’as-tu-vu. Il ne cache pas la vérité non plus et est très prudent dans ses assomptions. Il a entendu l’histoire de Camille des propres lèvres de son héroïne. Mais il hésite parfois dans ses phrases, de peur de déformer la réalité. Ou du moins la réalité de Camille, son amie. Sa Camille, cette Camille, c’est la 2e fille de Dodo la Saumure, un des proxénètes les plus ‘réputés’ dans le milieu en Belgique. Vous en avez peut-être entendu parler à la télé ou à la radio, surtout lors de l’affaire GSK. En nuances et sans mauvais goût, JDL nous retrace la vie de Camille et de ce père plutôt absent… un père qui n’a jamais vraiment su être père, bien trop occupé à vivre sa vie, à faire tourner ses bordels, entourés de femmes qu’il considère au mieux comme de vulgaires marchandises. Bribe après bribe,... Il m’est difficile de définir le type d’œuvre qu’est 907 fois Camille. Ce n’est pas une fiction, ni un témoignage. Pas une autobiographie ni une longue confidence et encore moi un journal intime. Pourtant, l’histoire de Camille est vraie. JDL nous la raconte à sa manière, toute en douceur et discrétion. Son style n’est ni intrusif ni m’as-tu-vu. Il ne cache pas la vérité non plus et est très prudent dans ses assomptions. Il a entendu l’histoire de Camille des propres lèvres de son héroïne. Mais il hésite parfois dans ses phrases, de peur de déformer la réalité. Ou du moins la réalité de Camille, son amie. Sa Camille, cette Camille, c’est la 2e fille de Dodo la Saumure, un des proxénètes les plus ‘réputés’ dans le milieu en Belgique. Vous en avez peut-être entendu parler à la télé ou à la radio, surtout lors de l’affaire GSK. En nuances et sans mauvais goût, JDL nous retrace la vie de Camille et de ce père plutôt absent… un père qui n’a jamais vraiment su être père, bien trop occupé à vivre sa vie, à faire tourner ses bordels, entourés de femmes qu’il considère au mieux comme de vulgaires marchandises. Bribe après bribe, nous voyons se dessiner le portrait de cette femme qui a aujourd’hui sa vie de famille dont elle rêvait étant petite. Un mari, une fille, des activités à faire ensemble le week-end… Tout cela, elle s’en était fait une image dans sa tête. Sa mère, Marie, était présente pour elle, comptant chaque minute passée à ses côtés comme une victoire. Des moments que Dodo n’aura jamais. C’est un récit poignant et délicat. Sensible est pour moi le meilleur adjectif pour le décrire. On ressent la réelle amitié qui lie Julien et Camille. Elle l’a laissé entrevoir une grande partie de son intimité et lui, a tenté – et réussi – à retranscrire son histoire.  Comment devenir femme lorsqu'on est la fille de Dodo la Saumure ?, voici la question d'accroche qui résume bien ce récit. L'auteur est parfois témoin de certaines scènes de la vie de Camille mais la majeure partie de l'histoire, il essaye de la reconstruire sur base de ses confidences. Cette histoire, il l'a fait sienne et grâce à ce travail ô si ardu, 907 fois Camille est autant celle de Julien que de cette jeune femme.  Le thème de la prostitution est à la fois central et discret. On l'aborde mais pas de front. Car ce livre est avant tout un hommage à son amie, et aux femmes dans leur ensemble. J'ai beaucoup aimé le ton prudent et bienveillant de l'auteur dans son approche. Sans chronologie particulière, il prend le temps de mettre sur le papier tous ces petits morceaux de puzzle qui ensemble forment le passé et le présent de son héroïne.  Un brillant texte dans sa forme aussi bien que dans son fond. Une belle découverte littéraire qui m'a fait découvrir la plume 'adulte' de Julien Dufresne-Lamy (que je n'avais jusqu'ici lu que via des romans jeunesse). Une plume mature et réfléchie mais surtout sensible et aboutie. Une vraie maitrise des mots pour peindre le portrait de cette femme sans tomber dans le mélodrame. Je recommande vivement ! Un grand merci aux éditions Plon et à Babelio grâce auxquels j'ai pu découvrir ce roman via la Masse Critique. 
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