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La Découverte
EAN : 9782355221453
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Jouir

En quête de l'orgasme féminin

Maïa MAZAURETTE (Préface), Aude SECHERET (Traducteur)
Collection : ZONES
Date de parution : 03/10/2019
Libérée, la sexualité des femmes d’aujourd’hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d’entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d’un manque de désir ou de difficultés à atteindre l’orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu’elles n’ont rien... Libérée, la sexualité des femmes d’aujourd’hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d’entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d’un manque de désir ou de difficultés à atteindre l’orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu’elles n’ont rien d’anormal et que ce n’est pas à la pharmacie qu’il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l’orgasme féminin. On y apprend ainsi qu’une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu’au festival Burning Man, où l’orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d’une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l’aide de massages sensuels.
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EAN : 9782355221453
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Ça veut dire quoi, jouir ? Est-ce que toutes les femmes ont les mêmes orgasmes ? Pourquoi a-t-on attendu si longtemps avant de savoir à quoi ressemblait un clitoris ? Pourquoi dit-on que les femmes sont compliquées ? Quelle place leur jouissance a-t-elle dans la culture ? Pourquoi l’orgasme serait-il le graal de toute relation sexuelle ? Quand Sarah Barmak commence à dérouler le fil de ces questions, elle se rend compte qu’une interrogation mène à une autre. Que de nombreuses femmes ont envie de parler et de lire sur le sujet. […] La journaliste se lance donc dans sa propre enquête qui mène à ces 200 pages tour à tour instructives, drôles ou émouvantes dans lesquelles elle rencontre des adeptes de la méditation orgasmique, des scientifiques, des médecins, des femmes qui jouissent dix fois et d’autres qui n’y arrivent pas… Et où elle démonte les mythes les plus tenaces sur la supposée complexité du plaisir féminin.
Pauline Le Gall / Cheek Magazine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • liliaza Posté le 19 Mai 2020
    Je ne n’aurais pas été spontanément vers ce livre en librairie. La dernière fois que j’ai lu une étude sociologique sur la sexualité, je devais avoir 22 ans (j’en ai 32 maintenant.) Mais grâce à Netgalley, je peux découvrir de nouvelles choses et je suis très contente d’avoir jeté un coup d’œil dans d’autres rubriques. En un second temps, je me suis demandé si je devais faire une chronique sur ce livre. Un sujet comme ça, sur mon blog? Est-ce que j’allais trouver les mots justes et réussir à donner mon avis? À vous de juger. Ce qui m’a fait "passer le cap" c’est de me souvenir que, dans cet essai, l’autrice met en avant quelque chose de primordial : la culture du silence. On ne parle pas de la sexualité féminine et encore moins de l’orgasme féminin. Alors voilà je vous parle de ce livre qui m’a fait beaucoup réfléchir sur la condition féminine et sur ma propre conception de la sexualité. Jouir c’est une étude à la fois sociologique, psychologique, historique et même philosophique par moment. On en a pour tous les goûts. Il serait trompeur d’aborder ce livre comme un manuel qui va vous apporter la solution pour... Je ne n’aurais pas été spontanément vers ce livre en librairie. La dernière fois que j’ai lu une étude sociologique sur la sexualité, je devais avoir 22 ans (j’en ai 32 maintenant.) Mais grâce à Netgalley, je peux découvrir de nouvelles choses et je suis très contente d’avoir jeté un coup d’œil dans d’autres rubriques. En un second temps, je me suis demandé si je devais faire une chronique sur ce livre. Un sujet comme ça, sur mon blog? Est-ce que j’allais trouver les mots justes et réussir à donner mon avis? À vous de juger. Ce qui m’a fait "passer le cap" c’est de me souvenir que, dans cet essai, l’autrice met en avant quelque chose de primordial : la culture du silence. On ne parle pas de la sexualité féminine et encore moins de l’orgasme féminin. Alors voilà je vous parle de ce livre qui m’a fait beaucoup réfléchir sur la condition féminine et sur ma propre conception de la sexualité. Jouir c’est une étude à la fois sociologique, psychologique, historique et même philosophique par moment. On en a pour tous les goûts. Il serait trompeur d’aborder ce livre comme un manuel qui va vous apporter la solution pour avoir un orgasme à tous les coups. Alors oui on peut trouver des "trucs et astuces", des idées mais ce n’est vraiment pas pour ça qu’il faut lire cet essai. C’est pour son côté historique, pour sa façon d’appréhender la chose. Je classerai presque ce roman dans la catégorie feel-good. En le lisant, on se dit : "tiens j’ignorais cela", "ça explique tout". Mais plus important on se dit : "je ne suis pas seule." Toutes les types de femmes sont évoquées. On se retrouve forcément dans l'une d'entre elle. Un gros point fort de cet essai est qu’il n’y a pas de jugement porté sur les hommes. L’autrice n’est pas là pour dire : "bouh les hommes sont méchants. Ils n’ont rien compris à ce que veulent les femmes". Je n’ai pas ressenti de méchanceté ou un surcroit de féminisme là-dedans. L’autrice essaie d’être la plus objective possible. Nous le savons. C’est impossible mais elle essaie de s’approcher au plus près du possible. J’ai appris énormément de choses. L’autrice passe de la place du clitoris dans les études scientifiques, aux différentes techniques évoquées par des masseurs à l’histoire du twerk! Les témoignages sont légion et illustrent bien les propos. Un chapitre est traité pour répondre à une question que vous vous êtes peut être posé mais pas moi. Une phrase que quelqu’un a dite à l’autrice. "Pourquoi tu écris ce livre alors qu’il y a tant de femmes qui ont des problèmes beaucoup plus urgents?" Je ne vous mettrai pas sa réponse bien sûr. Ce serait trop long. Je vous laisse méditer dessus.
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  • Etoilelivresque Posté le 8 Mai 2020
    Dans cet essai, l’autrice tente d’aborder un sujet encore tabou aujourd’hui : l’orgasme féminin. A l’heure où beaucoup vantent l’égalité homme / femme, nous restons confrontés à des problèmes d’informations sur l’organisme féminin. Si le plaisir masculin est valorisé, dès le plus jeune âge, du côté des femmes, c’est une autre histoire : c’est à elle même de chercher des informations sur le sujet la plupart du temps. A travers des faits historiques, des enquêtes sociologiques et des regroupements avec des femmes, l’autrice tente d’expliquer pourquoi les hommes jouissent plus que les femmes dans les couples hétérosexuel. Les données, chiffres et analyses sont percutants et donnent encore plus de sens à la lutte féministe.
  • Allily Posté le 29 Mars 2020
    Voilà un livre qui suscite l'interrogation, voir l'amusement de l'entourage comme si un ouvrage sur l'orgasme féminin ne pouvait être un livre sérieux. Bon, certains passages sont quand même à mourir de rire, mais c'est une enquête tout à fait sérieuse menée par Sarah Barmak, qui n'a pas hésité à donner de sa personne. Elle a notamment mobilisée l'histoire pour nous rappeler les flux et reflux d'acceptation du plaisir féminin. Aujourd'hui, pour la journaliste, la problématique semble être une course à l'orgasme et malheur à celles qui ne réussiraient pas à l'atteindre même après avoir suivi les conseils magiques des magazines féminins. Sarah Barmak nous rappelle que chaque femme étant différente, il n'existe pas de solution miracle garantissant le "climax", au mieux des pistes pour se réconcilier avec son corps et son esprit. Elle n'occulte pas dans son étude les mouvements prônant le plaisir féminin à la limite du mouvement sectaire. Cependant, j'ai trouvé le tout trop centré sur le Canada et l'Amérique du Nord, ce qui est cohérent vu la nationalité canadienne de Sarah Barmak, mais qui au final m'a dérangée. Un ennui grandissant m'a également saisi au fil des pages. Ceci est probablement dû au fait que certaines "expériences" détaillées sur des pages... Voilà un livre qui suscite l'interrogation, voir l'amusement de l'entourage comme si un ouvrage sur l'orgasme féminin ne pouvait être un livre sérieux. Bon, certains passages sont quand même à mourir de rire, mais c'est une enquête tout à fait sérieuse menée par Sarah Barmak, qui n'a pas hésité à donner de sa personne. Elle a notamment mobilisée l'histoire pour nous rappeler les flux et reflux d'acceptation du plaisir féminin. Aujourd'hui, pour la journaliste, la problématique semble être une course à l'orgasme et malheur à celles qui ne réussiraient pas à l'atteindre même après avoir suivi les conseils magiques des magazines féminins. Sarah Barmak nous rappelle que chaque femme étant différente, il n'existe pas de solution miracle garantissant le "climax", au mieux des pistes pour se réconcilier avec son corps et son esprit. Elle n'occulte pas dans son étude les mouvements prônant le plaisir féminin à la limite du mouvement sectaire. Cependant, j'ai trouvé le tout trop centré sur le Canada et l'Amérique du Nord, ce qui est cohérent vu la nationalité canadienne de Sarah Barmak, mais qui au final m'a dérangée. Un ennui grandissant m'a également saisi au fil des pages. Ceci est probablement dû au fait que certaines "expériences" détaillées sur des pages et des pages m'ont paru interminables alors que d'autres passages m'ont donné l'impression, au contraire, d'être survolés. C'est sûrement à dessein, mais cette quête m'a, du coup, parue un peu inabouti.
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  • mllemalenia Posté le 6 Mars 2020
    Le titre de cet essai était on ne peut plus prometteur, aussi n'ai-je pu résister au plaisir de m'y plonger ;) L'autrice nous fait ici un état des lieux du plaisir féminin, de as recherche à son absence, en passant par son invisibilité, que ce soit dans les manuels scolaires, les médias ou encore tout simplement le quotidien de la plupart des femmes. C'est un essai très riche et largement documenté, qui évoque les dernières recherches scientifiques et thérapeutiques, tout en mêlant les propres pensées et réflexions de l'autrice. Une partie entière est notamment consacrée au festival Burning Man et aux approches tantriques et de méditation orgasmique. J'avoue que je n'ai pas particulièrement apprécié ce chapitre, très "américain" à mon goût, et dans le quel je ne me suis pas reconnue. Au final, c'est un essai particulièrement intéressant par sa façon de traiter le sujet. Loin des injonctions patriarcales, l'autrice invite les femmes à se connaître et à s'aimer, à jouir ou pas, et tout simplement à être libres de leurs désirs et de leurs attentes. A découvrir!
  • prettyrosemary Posté le 2 Mars 2020
    Avec cet essai (brillamment préfacé par Maïa Mazaurette), Sarah Barmak défonce une à une toutes les contre-vérités, les injonctions contradictoires et les silences complexés autour de la sexualité féminine, en commençant par des chiffres et des faits : non, toutes les femmes ne sont pas sexuellement épanouies telles des Venus sortant de leur Saint-Jacques. C’est même plutôt le contraire puisque selon plusieurs études, moins de 60% des femmes hétéro atteignent régulièrement l’orgasme lors de leurs rapports sexuels alors que 90% des hommes l’atteignent tout le temps ou presque. Et ce n’est qu’un seul chiffre sur les études sur l’insatisfaction sexuelle des femmes qui est autrement plus complexe, douloureuse et… ouais, assez déprimante. Ce constat, il ne sort pas de nulle part comme nous l’explique l’autrice. Il se nourrit de tous ces mythes, de toutes ces histoires largement construites et relayées par nos sociétés patriarcales autour DU MYSTERE DU PLAISIR FEMININ. *musique envoutante et mystérieuse* Pour résumer, le plaisir masculin serait purement mécanique, rien que des rouages à huiler et un petit controle technique tous les deux ans (bonjour la complexité de l’âme humaine, s’agirait de pas avoir la vexation facile) alors que les femmes, ces créatures insaisissables et obscures, demeureront... Avec cet essai (brillamment préfacé par Maïa Mazaurette), Sarah Barmak défonce une à une toutes les contre-vérités, les injonctions contradictoires et les silences complexés autour de la sexualité féminine, en commençant par des chiffres et des faits : non, toutes les femmes ne sont pas sexuellement épanouies telles des Venus sortant de leur Saint-Jacques. C’est même plutôt le contraire puisque selon plusieurs études, moins de 60% des femmes hétéro atteignent régulièrement l’orgasme lors de leurs rapports sexuels alors que 90% des hommes l’atteignent tout le temps ou presque. Et ce n’est qu’un seul chiffre sur les études sur l’insatisfaction sexuelle des femmes qui est autrement plus complexe, douloureuse et… ouais, assez déprimante. Ce constat, il ne sort pas de nulle part comme nous l’explique l’autrice. Il se nourrit de tous ces mythes, de toutes ces histoires largement construites et relayées par nos sociétés patriarcales autour DU MYSTERE DU PLAISIR FEMININ. *musique envoutante et mystérieuse* Pour résumer, le plaisir masculin serait purement mécanique, rien que des rouages à huiler et un petit controle technique tous les deux ans (bonjour la complexité de l’âme humaine, s’agirait de pas avoir la vexation facile) alors que les femmes, ces créatures insaisissables et obscures, demeureront à jamais une énigme et c’est bien pour cette raison que ça ne marche pas à tous les coups et après tout qu’est-ce qu’elles s’en foutent, ça les a jamais vraiment intéressées si ? Désinformation, secret, culpabilisation… Ecartelées entre les exigences de la performance dans tous les domaines, y compris sexuel, et le sentiment de honte qui a toujours été associé aux femmes en la matière, celles qui ne parviennent pas à être des déesses du sexe, celles qui ont mal, celles qui voudraient ressentir mais qui n’y parviennent pas, celles qui veulent autre chose, celles que ça fatigue, celles qui ont été blessées se sentent encore plus isolées et tristes. Pourquoi est-ce que j’ai ADORÉ cet essai ? Parce qu’il est ultra libérateur. Sarah Barmak dit deux choses : d’abord, vous êtes toutes normales ou alors « normale » ne veut rien dire et ensuite vous n’êtes pas des petites fleurs délicates dont le secret ne sera jamais effleuré, vous êtes des femmes et comme les hommes, vous êtes outillées pour le plaisir, tout ce qui vous reste à faire, c’est vous retrousser les manches et récupérer un savoir qui vous a été volé. Sarah Barmak a rencontré pleins de femmes, toutes des femmes « normales » avec des parcours de vie très différents qui veulent se réapproprier leur corps et leur sexualité. (Et elle n’oublie pas de rappeler que son point de vue est celui d’une femme blanche occidentale). J’ai été touchée, et j’ai aussi appris un tas de choses, anatomiquement, historiquement et sociologiquement parlant, en particulier dans les trois premiers grands chapitres de cet essai. Le quatrième chapitre « Jouer » consacré aux nouvelles formes de réinvention de la sexualité féminine très influencées par le féminisme new age (et des modèles économiques ultra capitalistes et hétéronormés) m’a un peu plus laissée au bord de la route, j’avoue. Mais surtout, ce qui m’a parlé, c’est cette nécessité de mettre des mots , de libérer la parole autour d’expériences devenues douloureuses alors qu’on parle quand même de plaisir, de sexe, de partage, d’amour (même si pas toujours !), de confiance et d’abandon. Et d’arrêter de balayer du revers de la main un sujet « frivole » dès lors qu’on parle des femmes tandis que la médecine s’est très tôt échinée à trouver un remède aux problèmes des hommes. Relire cette phrase de Jane Devereaux et penser à toutes les autres grandes questions féministes que la quête du plaisir féminin suppose : « La chambre à coucher est l’ultime frontière de la justice sociale. »
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