Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266296052
Code sériel : 12363
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Le dernier jour d'un condamné

Date de parution : 12/04/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur » – et notre peur grandit avec...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur » – et notre peur grandit avec la sienne. L’aumônier viendra, puis les assistants du bourreau. Il montera dans la charrette, traversera la foule hideuse. Au bout de la marche au supplice, l’apparition de la guillotine. On dit qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, mais qui le sait ?
Avec lui, nous vivons ce cauchemar, cette absurdité horrifiante de la peine capitale que personne avant Victor Hugo n’avait songé à dénoncer.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266296052
Code sériel : 12363
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lebelier Posté le 5 Octobre 2021
    ...dans lequel Victor Hugo raconte à la première personne les derniers instants d'un condamné à mort dont on ignore le crime. Beaucoup de monologue intérieur, de souvenirs pour finir sur cet avenir très ..."rétréci" et constamment obsédant. L'art de Hugo est de parler de la mort sans jamais vraiment la nommer mais en en faisant planer l'ombre à chaque page sous les traits d'un autre prisonnier, dans les rêves du condamné. On retrouve un peu des Misérables(Jean Valjean) dans l'histoire du bagnard, un peu de Notre-Dame de Paris que le prisonnier aperçoit de temps à autre, symbole de ce qui reste de la force rassurante. C'est surtout un joli plaidoyer contre la peine capitale abolie plus d'un siècle et demi plus tard!
  • Daniella13 Posté le 19 Septembre 2021
    Six heures, six semaines, six mois : 666 ne serait-ce pas les chiffres du diable ? Victor Hugo dénonce ici l'absurdité de la peine de mort et son dégoût pour celle-ci. Il relate ici les derniers jours d'un condamné à mort, sans nous dire quel est son crime mais en nous livrant l'horreur des derniers jours qu'ils vivaient. Ce texte est poignant et aura un effet sur l'avenir car certains pays aboliront la peine de mort afin de rendre hommage à Victor Hugo. La société qu'elle soit haute ou basse est infâme. Que ce soit celui qui condamne ou celui qui vient assister à la condamnation ils sont au même niveau, car se réjouir de la mort d'un être humain est totalement abject. Ce condamné qui nous raconte son histoire de sa sentence à ses dernières minutes nous fait passer par de nombreuses émotions. Il commence par accepter son sort car il ne veut pas être condamné au bagne, puis il se ravise et se remémore des souvenirs heureux de sa vie. Ensuite la vue de sa fille qui ne se souvient plus de lui, lui donne envie de vivre et de s'accrocher à la vie en espérant la grâce. Mais celle-ci... Six heures, six semaines, six mois : 666 ne serait-ce pas les chiffres du diable ? Victor Hugo dénonce ici l'absurdité de la peine de mort et son dégoût pour celle-ci. Il relate ici les derniers jours d'un condamné à mort, sans nous dire quel est son crime mais en nous livrant l'horreur des derniers jours qu'ils vivaient. Ce texte est poignant et aura un effet sur l'avenir car certains pays aboliront la peine de mort afin de rendre hommage à Victor Hugo. La société qu'elle soit haute ou basse est infâme. Que ce soit celui qui condamne ou celui qui vient assister à la condamnation ils sont au même niveau, car se réjouir de la mort d'un être humain est totalement abject. Ce condamné qui nous raconte son histoire de sa sentence à ses dernières minutes nous fait passer par de nombreuses émotions. Il commence par accepter son sort car il ne veut pas être condamné au bagne, puis il se ravise et se remémore des souvenirs heureux de sa vie. Ensuite la vue de sa fille qui ne se souvient plus de lui, lui donne envie de vivre et de s'accrocher à la vie en espérant la grâce. Mais celle-ci ne viendra jamais. Les conditions dans lesquelles ils vivaient étaient abominables que ce soit physiquement ou psychologiquement. C'était une vraie torture pour l'homme et inacceptable, humainement parlant. Qui est le plus monstrueux dans cette histoire ? Celui qui a commis un crime et subit cette horreur ou celui qui condamne ou bien celui qui vient assister à cela comme si c'était un passe-temps agréable ? Le diable est dans le comportement humain et à cette époque il régnait partout. Et surtout tous les jeudis à quatre heures. Ce texte est un magnifique plaidoyer contre la peine de mort qui au départ n'avait pas été signé par Victor Hugo car il ne l'a fait que quelques temps plus tard quand il a réalisé l'impact que cela produisait. La préface nous mettant en condition pour la suite du texte et nous apprenant aussi les diverses injustices qu'il y avait eu face à cette guillotine de malheur. Je n'ai pas pu décrocher de ce livre avant la fin tellement j'étais prise par l'histoire. Victor Hugo a su placer les bons mots afin d'atteindre les gens et dénoncer toute cette horreur.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Senna Posté le 14 Septembre 2021
    Il est des auteurs dont le nom, rien qu’à l’évocation, vous impose le respect. Parmi lesquels, il est vrai, je n’aurais jamais pensé lire un jour l’une de leurs œuvres. Victor Hugo en fait parti. Quand mon Amie Fifrildi m’a proposé ce défi littéraire, j’ai eu une crainte, celle de m’attaquer à un monument de la littérature française. Je m’imaginais déjà des livres peu digestes aux descriptions s’étalant sur des pages, mais elle a su me donner du courage et j’ai vu la faible épaisseur. Les gouttes de sueurs qui perlaient sur mon front, ont peu à peu séchées. Jusqu’en 1939, l’application de la peine de mort était publique, suite à l’exécution d’Eugène Weidmann. Le soleil étant bien haut dans le ciel, ainsi que l’évolution de l’imagerie, ont mis en évidence l’acte barbare. Il est même possible de trouver, chose qui ne m’intéresse pas, de visionner la vidéo de la décapitation du criminel. Par la suite, la justice le fera en catimini. J’avoue que je me suis beaucoup documenté sur le sujet. Qu’est-ce qui est plus horrible ? La mort en elle-même ? Ou bien l’attente de celle-ci ? Comme Victor Hugo le dit si bien dans ce texte poignant, chaque homme mourra de toute... Il est des auteurs dont le nom, rien qu’à l’évocation, vous impose le respect. Parmi lesquels, il est vrai, je n’aurais jamais pensé lire un jour l’une de leurs œuvres. Victor Hugo en fait parti. Quand mon Amie Fifrildi m’a proposé ce défi littéraire, j’ai eu une crainte, celle de m’attaquer à un monument de la littérature française. Je m’imaginais déjà des livres peu digestes aux descriptions s’étalant sur des pages, mais elle a su me donner du courage et j’ai vu la faible épaisseur. Les gouttes de sueurs qui perlaient sur mon front, ont peu à peu séchées. Jusqu’en 1939, l’application de la peine de mort était publique, suite à l’exécution d’Eugène Weidmann. Le soleil étant bien haut dans le ciel, ainsi que l’évolution de l’imagerie, ont mis en évidence l’acte barbare. Il est même possible de trouver, chose qui ne m’intéresse pas, de visionner la vidéo de la décapitation du criminel. Par la suite, la justice le fera en catimini. J’avoue que je me suis beaucoup documenté sur le sujet. Qu’est-ce qui est plus horrible ? La mort en elle-même ? Ou bien l’attente de celle-ci ? Comme Victor Hugo le dit si bien dans ce texte poignant, chaque homme mourra de toute façon, mais celle-ci viendra plus ou moins rapidement. L’auteur nous narre par celle du condamné, sa dernière journée avant l’échafaud. Il y arrive bien le bougre. On est malmené dès le verdict jusqu’à la sentence. Merci Fifrildi pour ce petit livre par la taille, mais grande par sa sagesse. Ce texte est un témoignage d’un temps lointain.
    Lire la suite
    En lire moins
  • OnceuponatimeinLondon Posté le 11 Septembre 2021
    Toujours réticent à lire des classiques de la littérature française (tout ceux que j'ai lu mon ennuyé), j'ai tenté de me réconcilier avec ces derniers en lisant "Le Dernier Jour d'un condamné", qui m'avait l'air plutôt pas mal. Et effectivement, je suis rentré très vite dans l'histoire, au côté de ce personnage enfermé qui cogite pendant 100 pages. L'idée originale est bien trouvée, et le tout parfaitement réalisé et maitrisé. Sur fond d'une réflexion importante et essentielle sur la peine de mort (surtout à l'époque où ce livre est paru). Peut-être vais-je me réconcilier avec le classique...qui sait...
  • Giraud_mm Posté le 6 Septembre 2021
    Victor Hugo utilise différents styles littéraires pour clamer son hostilité à la peine de mort : - Une longue préface, près d'un tiers de l'ouvrage, véritable essai permettant à l'auteur d'argumenter son opinion. Une argumentation qui paraît un peu naïve aujourd'hui, mais qui a le mérite d'étayer l'avis d'Hugo ; - Une courte pièce de théâtre où s'affrontent les pros et les antis peine de mort. Pas la meilleure partie de l'ouvrage de mon point de vue : - Un court roman, entièrement écrit à la première personne, où un jeune condamné à mort nous fait partager ses dernières heures, entre acceptation, abattement et révolte... Le dernier jour d'un condamné n'est certainement pas la meilleure des œuvres de Victor Hugo, mais elle a le mérite de prendre date dans un combat qui durera encore un siècle.
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.