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EAN : 9782266296052
Code sériel : 12363
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Le dernier jour d'un condamné

Date de parution : 12/04/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur » – et notre peur grandit avec...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur » – et notre peur grandit avec la sienne. L’aumônier viendra, puis les assistants du bourreau. Il montera dans la charrette, traversera la foule hideuse. Au bout de la marche au supplice, l’apparition de la guillotine. On dit qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, mais qui le sait ?
Avec lui, nous vivons ce cauchemar, cette absurdité horrifiante de la peine capitale que personne avant Victor Hugo n’avait songé à dénoncer.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266296052
Code sériel : 12363
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chikita84 Posté le 10 Novembre 2020
    Très belle oeuvre ! C'est une histoire très captivante et bouleversante. C'est le livre qui m'a donné envie de lire et qui m'a rendu accro à la lecture ^^ On ne s'ennuie à aucun moment, c'est très intéressant, on est plongé littéralement dedans du début à la fin. Je l'ai lu assez rapidement du coup.
  • Wyndon Posté le 9 Novembre 2020
    Ce livre est vraiment bien ! Il nous montre la réalité et les sentiments d’un condamné que l’on ne s’imagine peut-être pas comme cela au départ... Je vous le conseille !
  • Clytemnestre Posté le 27 Octobre 2020
    Sublime Hugo qui met sa plume au service de la condition humaine. Un livre à mettre entre toutes les mains, un livre qui invite à la réflexion et à l'intelligence. Cet homme, dont on ne sait pourquoi il a été condamné, et justement ce n'est pas le propos, ouvre son cœur, son âme, sa raison et tente de comprendre l'indicible. Il s'égare, s'épuise, et s'épouvante. Et dire que ce sont des hommes qui infligent ce supplice à un autre homme...
  • Luniver Posté le 24 Octobre 2020
    La peine de mort, dans mon imaginaire, est toujours associée au Moyen-Âge : je vois généralement des criminels traînés dans une charrette au milieu d’une populace sale et bruyante pour rejoindre le centre de la place de la ville. Pourtant, la peine de mort n’a été abolie en France que quelques années avant ma naissance. Et le débat est loin d’être enterré (sans mauvais jeu de mot), car les sondages récents montrent toujours qu’une (très courte) majorité de la population souhaite son rétablissement. Il n’est donc jamais inutile de lire les arguments avancés lorsque la question de l’abolition s’est posée. Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo raconte les angoisses d’un criminel à quelques heures de son exécution : sa détresse, ses derniers espoirs d’obtenir une grâce, ses dernières pensées vers sa petite fille, … À ma grande surprise, ce récit m’a assez peu touché. Je comprends le but de décrire les angoisses d’un homme sans raconter son passé, pour avoir un symbole plutôt qu’un cas particulier, mais le condamné d’Hugo n’est pas si neutre que ça : par sa manière de s’exprimer, par sa naïveté à se faire dérober son manteau par un autre condamné, on comprend d’instinct que ce n’est pas... La peine de mort, dans mon imaginaire, est toujours associée au Moyen-Âge : je vois généralement des criminels traînés dans une charrette au milieu d’une populace sale et bruyante pour rejoindre le centre de la place de la ville. Pourtant, la peine de mort n’a été abolie en France que quelques années avant ma naissance. Et le débat est loin d’être enterré (sans mauvais jeu de mot), car les sondages récents montrent toujours qu’une (très courte) majorité de la population souhaite son rétablissement. Il n’est donc jamais inutile de lire les arguments avancés lorsque la question de l’abolition s’est posée. Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo raconte les angoisses d’un criminel à quelques heures de son exécution : sa détresse, ses derniers espoirs d’obtenir une grâce, ses dernières pensées vers sa petite fille, … À ma grande surprise, ce récit m’a assez peu touché. Je comprends le but de décrire les angoisses d’un homme sans raconter son passé, pour avoir un symbole plutôt qu’un cas particulier, mais le condamné d’Hugo n’est pas si neutre que ça : par sa manière de s’exprimer, par sa naïveté à se faire dérober son manteau par un autre condamné, on comprend d’instinct que ce n’est pas un habitué du crime, et qu’il s’est probablement retrouvé dans cette situation sur un coup de folie, situation assez pardonnable. La ficelle est trop grosse pour moi, et au lieu de me toucher, le récit m’a plutôt rendu méfiant. Faire seulement appel aux sentiments me paraît en plus à double tranchant (sans mauvais jeu de mot), car dans d’autres situations (on peut penser aux récentes attaques terroristes), un appel à la pitié ne fonctionnera pas du tout. Les deux textes suivants qui ont été ajoutés dans mon édition me paraissent plus pertinents : d’inspiration biographique, « Claude Gueux » raconte le parcours d’un homme qui a commencé sa carrière de malfrat par le plus pardonnable des crimes, celui de voler pour nourrir sa famille, et qui, pris dans l’engrenage judiciaire et dans l’impossibilité de se réinsérer dans la société, finit par commettre des crimes de plus en plus grands pour pouvoir survivre. Une problématique qui se pose toujours aujourd’hui. « L’affaire Tapner », enfin, nous arrache du monde abstrait pour nous placer devant les détails techniques : un homme, finalement, ça se tue comment ? Et bien généralement, ce n’est pas très joli ; c’est paradoxal, car si plein de gens perdent la vie si rapidement et si « bêtement », un condamné à mort, lui, ne meurt pas si facilement. Tapner a été pendu, a réussi à se dégager les mains, a tenté de se soulever plusieurs fois pour respirer, et il a fallu que le bourreau s’accroche lui-même à ses jambes pendant 10 minutes pour que l’exécution se termine enfin. On sent bien que pour rester dans le cadre de la Justice avec une majuscule, l’exécution doit être nette, propre, chirurgicale. Et la foule qui a hurlé sur le passage du condamné se retourne violemment contre le bourreau s’il doit s’y reprendre à plus d’une fois pour terminer son œuvre. Or, toutes les méthodes d’exécution connues sont faillibles : la pendaison prolonge l’agonie pendant des dizaines de minutes, la guillotine tombe mal, la hache ou l’épée ne frappe pas où il le faut, la chambre à gaz, la chaise électrique ou les injections létales ne sont pas correctement dosées, … Malgré la créativité des méthodes, tout ça me paraît immonde, et je ne vois pas comment on peut se sentir propre et du côté du Bien après avoir participé à ça. Ces trois courts textes m’ont plu dans l’ensemble et provoquent beaucoup de réflexion, même si Le dernier jour d’un condamné, qu’on m’avait présenté comme un vibrant plaidoyer contre la peine de mort, m’a finalement laissé assez froid (sans mauvais jeu de mot).
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  • aurore_fleury Posté le 11 Octobre 2020
    Victor Hugo livre à travers ce plaidoyer une vision acerbe et critique de la société de son époque. Les mots choisis sont d’une justesse extrême. Il nous plonge dans les derniers instants d’un condamné à mort, nous fait vivre ses angoisses, ses interrogations, l’incrédulité face à ce qui lui arrive. Il fustige la société de son époque et notamment lorsqu’il parle de la foule qui vient se repaître du spectacle, comme si une exécution publique avait quelque chose de réjouissant : «Tout ce peuple, rira, battra des mains, applaudira...». Il aborde également brièvement la question de la réinsertion des bagnards qui n’arrivent pas à trouver un travail leur permettant de gagner leur vie honnêtement les condamnant au crime et les conduisant à l’échafaud. Victor Hugo interpelle le lecteur avec un style poétique et à la fois acide. Il est difficile pour moi de ne pas ressentir des frissons au fur et à mesure que le moment fatidique approche. Que dire de l’attitude du prêtre qui ne voit dans cet homme qu’un impie auquel il rechigne à donner l’absolution. Le débat sur le peine revient aujourd’hui et alors ce sont toujours les mêmes questions qui se posent : qui peut décider de... Victor Hugo livre à travers ce plaidoyer une vision acerbe et critique de la société de son époque. Les mots choisis sont d’une justesse extrême. Il nous plonge dans les derniers instants d’un condamné à mort, nous fait vivre ses angoisses, ses interrogations, l’incrédulité face à ce qui lui arrive. Il fustige la société de son époque et notamment lorsqu’il parle de la foule qui vient se repaître du spectacle, comme si une exécution publique avait quelque chose de réjouissant : «Tout ce peuple, rira, battra des mains, applaudira...». Il aborde également brièvement la question de la réinsertion des bagnards qui n’arrivent pas à trouver un travail leur permettant de gagner leur vie honnêtement les condamnant au crime et les conduisant à l’échafaud. Victor Hugo interpelle le lecteur avec un style poétique et à la fois acide. Il est difficile pour moi de ne pas ressentir des frissons au fur et à mesure que le moment fatidique approche. Que dire de l’attitude du prêtre qui ne voit dans cet homme qu’un impie auquel il rechigne à donner l’absolution. Le débat sur le peine revient aujourd’hui et alors ce sont toujours les mêmes questions qui se posent : qui peut décider de la mort de quelqu’un ? La mort est-elle la sentence la plus appropriée ?
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