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Pocket
EAN : 9782266296052
Code sériel : 12363
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Le dernier jour d'un condamné

Date de parution : 12/04/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur » – et notre peur grandit avec...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

« Encore six heures et je serai mort. Est-il bien vrai que je serai mort avant la fin du jour ? » Bientôt, sa tête roulera dans la sciure. Jugé, emprisonné, enchaîné, il attend dans l’épouvante. « J’ai peur » – et notre peur grandit avec la sienne. L’aumônier viendra, puis les assistants du bourreau. Il montera dans la charrette, traversera la foule hideuse. Au bout de la marche au supplice, l’apparition de la guillotine. On dit qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, mais qui le sait ?
Avec lui, nous vivons ce cauchemar, cette absurdité horrifiante de la peine capitale que personne avant Victor Hugo n’avait songé à dénoncer.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266296052
Code sériel : 12363
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • TiboLexie Posté le 27 Juin 2020
    Derniers instants de vie d'un homme condamné à mort. A quoi peut-il bien penser ? à la peine qu'il a créée ? à ses actes manqués ? aux siens qu'il quittera pour toujours ? Un peu de tout cela … Après moult tiraillements (évasion, pourvoi en cassation) l'homme accepte moralement son sort quand il entend sa propre fille, en face de lui, déclarer que son père (donc lui) est mort. Ainsi, l'espérance, cet ultime trait d'union entre le condamné et les hommes libres venait de s'évaporer. Il est sans doute là le supplice et non dans le coup fatal conçu dit-on pour "trancher" vite et bien. Victor Hugo dresse là un parallèle glaçant entre la "banalité" de la vie quotidienne que constate le condamné sur son chemin de croix, et la "normalité" de sa sentence. On s'interroge ainsi sur la finalité de cet arrêt de mort quand on comprend, tout au long du processus, que l'exécution ne vaut que pour le rituel et le spectacle qu'elle procure. Propos accessible et bien amené.
  • DianaAuzou Posté le 23 Juin 2020
    Cris de douleur d'un condamné à mort, cris de révolte de Victor Hugo contre cette monstruosité, plaidoyer fort pour l'abolition de la peine de mort, combat que l'écrivain a mené toute sa vie par ses écrits, ses discours, ses dessins, par tout son être. Le livre est un récit court, dense, pathétique et poignant des derniers moments d'un jeune homme condamné à la guillotine. Son nom est condamné, il n'a plus d'avenir juste un présent déchirant, impitoyable et barbare, et sa dernière volonté c'est grâce qu'il n'aura pas. Le cri pathétique devient cri de colère d'un jeune écrivain de vingt-sept ans dont la plume fait mouche et provoque le scandale. La peine de mort ne peut en aucun cas avoir un caractère exemplaire et Victor Hugo le redit dans son discours devant l'Assemblée, le 15 septembre 1848 :"Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu'il ne faut pas tuer. Et comment enseignez-vous qu'il ne faut pas tuer ? En tuant." Humaniste, combattant pour les droits de l'homme, esprit éclairé, immense poète, Victor Hugo rend à ce court récit, le monologue intérieur du condamné, la force de l'universel, la voix du combat qui continue et qui est loin d'avoir gagné contre la... Cris de douleur d'un condamné à mort, cris de révolte de Victor Hugo contre cette monstruosité, plaidoyer fort pour l'abolition de la peine de mort, combat que l'écrivain a mené toute sa vie par ses écrits, ses discours, ses dessins, par tout son être. Le livre est un récit court, dense, pathétique et poignant des derniers moments d'un jeune homme condamné à la guillotine. Son nom est condamné, il n'a plus d'avenir juste un présent déchirant, impitoyable et barbare, et sa dernière volonté c'est grâce qu'il n'aura pas. Le cri pathétique devient cri de colère d'un jeune écrivain de vingt-sept ans dont la plume fait mouche et provoque le scandale. La peine de mort ne peut en aucun cas avoir un caractère exemplaire et Victor Hugo le redit dans son discours devant l'Assemblée, le 15 septembre 1848 :"Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu'il ne faut pas tuer. Et comment enseignez-vous qu'il ne faut pas tuer ? En tuant." Humaniste, combattant pour les droits de l'homme, esprit éclairé, immense poète, Victor Hugo rend à ce court récit, le monologue intérieur du condamné, la force de l'universel, la voix du combat qui continue et qui est loin d'avoir gagné contre la société qui, en condamnant à mort, avoue implicitement son échec dans l'éducation. "Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n'aurez plus besoin de la couper", écrit Victor Hugo dans son roman Claude Gueux. Le dernier jour d'un condamné reste un coup de poing terrible, un manifeste gravé dans notre conscience, un acte accusateur qui n'a rien perdu de sa force dans l'idée et l'écriture magistrale pour l'exprimer. Il reste un devoir de lecture, de compréhension et de transmission.
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  • mabs Posté le 23 Juin 2020
    Roman à conseiller sans plus.
  • AdamGlt Posté le 20 Juin 2020
    Hugo à son sommet je pense. Rien n'a une telle puissance à mes yeux.
  • lehibook Posté le 20 Juin 2020
    Un des textes les plus célèbres et les plus étudiés de Hugo . Il y met en roman son engagement absolu contre la peine de mort. Dans ces 49 chapitres il déroule le monologue intérieur d’un condamné à mort dont l’identité n’est pas donnée , ni la nature précise de son crime. Le parti-pris est , pour convaincre le lecteur, de le mettre en situation ce que Hugo réussit brillamment . Quant à en évaluer l’influence dans le débat qui dure encore (malgré l’abolition formelle) sur la peine de mort , c’est impossible d’en juger.Cette édition est accompagnée d'un bon complément critique et de questionnaires permettant un bonne utilisation en classe.
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