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Julliard
EAN : 9782260022053
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 1 x 185 mm

Bonjour tristesse

Date de parution : 18/09/2014
Un homme de quarante ans, charmant, léger, aux aventures faciles et nombreuses, et sa fille de dix-sept ans, Cécile, forment un couple inséparable de camarades. Ils vivent dans la plus grande liberté, une amoralité parfaite, une insouciance totale, jusqu'au jour où, plus dangereuse que toutes les habituelles « passantes », une femme... Un homme de quarante ans, charmant, léger, aux aventures faciles et nombreuses, et sa fille de dix-sept ans, Cécile, forment un couple inséparable de camarades. Ils vivent dans la plus grande liberté, une amoralité parfaite, une insouciance totale, jusqu'au jour où, plus dangereuse que toutes les habituelles « passantes », une femme survient... Belle, envoûtante, un peu mystérieuse, Anne, qui fut la meilleure amie de la mère de Cécile, va vouloir enchaîner l'homme volage et préserver la jeune fille d'une dépravation certaine. Devant cette menace, Cécile, avec un machiavélisme à la fois innocent et pervers, provoque la rupture, la catastrophe... Le danger est écarté, mais un nouveau visage hantera désormais l'adolescente : celui de la tristesse.
Écrit par une jeune fille de dix-huit ans, ce roman, poétique et ensorcelant, révèle un talent exceptionnel.
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EAN : 9782260022053
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 1 x 185 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GeraldineLittleLibrary Posté le 7 Août 2020
    Bonjour Tristesse est le premier roman de Françoise Sagan, publié en 1954, le roman a défrayé la chronique... Un père et sa fille accompagnés de la conquête féminine du moment du père passent leurs vacances d’été sur la côte méditerranéenne. Chaleur estivale et belle villa rythment le quotidien de ce trio particulier. Jusqu’à qu’une nouvelle venue vienne les rejoindre et fasse tout basculer. Jalousies, passions, premiers émois, vont faire naître de vils sentiments jusqu’au drame. Une plume unique. Un roman qui colle à la saison; un roman sensuel et troublant.
  • decombre Posté le 6 Août 2020
    Redécouverte tardive de ce roman de 1954 qui ne nous a pas encore tout dit, qu'on a trop vite rangé au fond de la bibliothèque comme un livre d'une époque bien révolue. Erreur ! Ce roman est un cri, de jeunesse, mais un cri politique, et parle de la bascule entre deux mondes : celui d'avant et celui qu'elle préfigure, qui est le nôtre. On retourne avec elle à ce moment précis où tout se joue, où les questions les plus fondamentales se posent à nouveau, dont l'inévitable : comment vivre ?
  • Thibault1989 Posté le 1 Août 2020
    Classique du roman du 20e siècle.
  • Fabinou7 Posté le 22 Juillet 2020
    On sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne. Au confins de l’autoroute du soleil, entre les pins et les criques de la côte d’Azur, Cécile, la jeune héroïne de Sagan, se fait hara-kiri. La jeune femme eut tout pour être heureuse, elle sait pertinemment ce qui est mieux pour elle, car elle est d’une désarmante et désinvolte sincérité, mais elle décide de céder à l’appel enivrant de la cruauté. Toute à sa candeur, avouant sa culpabilité, Cécile n’est pas mauvaise. Sagan décrit avec flegme cet art de se mettre dans les pires situations, d’initier les engrenages les plus mortifères, de ceux qui laissent des bleus à l’âme, indélébiles, alors même que tout va bien, que le bonheur est à portée de main. Dans son premier ouvrage, paru en 1954, Sagan, prémonitoire, résume sa vie à venir : sous le signe de l’auto-sabotage. Elle a le volant en main, le pied sur la pédale, elle sait pertinemment qu’elle doit freiner, mais elle accélère. « Que cherchons-nous, sinon plaire ? ». J’eus avec Françoise Sagan le même soupçon que celui que j’entretins sur Jean Cocteau. Je me méfie des écrivains mondains. De plus, Françoise Sagan n’a pas l’imposante plume de Yourcenar... On sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne. Au confins de l’autoroute du soleil, entre les pins et les criques de la côte d’Azur, Cécile, la jeune héroïne de Sagan, se fait hara-kiri. La jeune femme eut tout pour être heureuse, elle sait pertinemment ce qui est mieux pour elle, car elle est d’une désarmante et désinvolte sincérité, mais elle décide de céder à l’appel enivrant de la cruauté. Toute à sa candeur, avouant sa culpabilité, Cécile n’est pas mauvaise. Sagan décrit avec flegme cet art de se mettre dans les pires situations, d’initier les engrenages les plus mortifères, de ceux qui laissent des bleus à l’âme, indélébiles, alors même que tout va bien, que le bonheur est à portée de main. Dans son premier ouvrage, paru en 1954, Sagan, prémonitoire, résume sa vie à venir : sous le signe de l’auto-sabotage. Elle a le volant en main, le pied sur la pédale, elle sait pertinemment qu’elle doit freiner, mais elle accélère. « Que cherchons-nous, sinon plaire ? ». J’eus avec Françoise Sagan le même soupçon que celui que j’entretins sur Jean Cocteau. Je me méfie des écrivains mondains. De plus, Françoise Sagan n’a pas l’imposante plume de Yourcenar ni le magnétisme esthétique de Duras, pourtant elle fut toute sa vie plus populaire que ces deux contemporaines. « Je me rendais compte que l’insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d’arguments pour se défendre. » Rien que le mot « tristesse » du titre (emprunté à Eluard) nous informe que le drame sera ouaté, amorti, engourdi. C’est là sa mondanité, les émotions sont priées de se tenir en société. Ce n’est pas « déchirure », « deuil », « désespoir » non, juste : tristesse. C’est sa modestie ou son élan vital plus fort que tous les chagrins. Pourquoi en rajouter ? « Je comprenais que j’étais plus douée pour embrasser un garçon au soleil que pour faire une licence ». Le coté scandaleux est certes daté, mais le tempérament provoquant de la jeune Françoise se lit toujours entre les lignes. Une nonchalance bourgeoise qui doit rester bien peu dosée pour ne pas agacer des lecteurs aux difficultés autrement plus diverses que de simples soucis d’études supérieures dans une villa de vacances (louée pour plus d’un mois). Au sortir, ce roman, très facile à lire, est une agréable surprise, il y a une humilité dans ce style discret mais plus travaillé qu’à première vue, il faut attendre d’avoir des pages jusqu’à la taille, à moitié plongé dans l’intrigue pour admettre que, cette petite musique de Sagan, nous l’entendions depuis les premiers mots … « le beau nom grave de tristesse ». Bel été,
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  • LouDeBergh Posté le 20 Juillet 2020
    Les mots de Sagan sont d'une efficacité diabolique. D'une précision redoutable. A peine lâchés sur le papier, ils s'enfoncent dans la peau du lecteur comme des balles de plomb tirées d'un révolver. Des balles qui toujours font mouche. Ses mots ont la dextérité des doigts du pianiste, La souplesse du chat, La finesse de l'être que la vie a gâté, Et la puissance du travailleur acharné. Et si l'on aime à parler de l'insoutenable légèreté du « charmant petit monstre » des Lettres françaises, c'est pour moi le poids de ses mots qu'il faudrait souligner. La pesanteur qui en gorge ses pages, la densité qui s'y loge. A-t-on déjà lu la Vérité avec un grand V ailleurs exprimée ? Senti la naturelle lumière qu'apporte le terme parfait ? L'innommable joie que procure le mot exact ? Transpirant le vécu, suant le réel ? Chaque phrase déborde de justesse et fait résonner en notre âme une corde des plus sensibles. L'admiration nous ronge. Comme on aimerait écrire ainsi ! Cela paraît si simple, si pure, si féroce. Et cela frôle la perfection. C'est le livre que l'on s'est arraché à l'été 1954. le livre interdit, le livre scandale. Françoise Sagan avait dix-sept ans,... Les mots de Sagan sont d'une efficacité diabolique. D'une précision redoutable. A peine lâchés sur le papier, ils s'enfoncent dans la peau du lecteur comme des balles de plomb tirées d'un révolver. Des balles qui toujours font mouche. Ses mots ont la dextérité des doigts du pianiste, La souplesse du chat, La finesse de l'être que la vie a gâté, Et la puissance du travailleur acharné. Et si l'on aime à parler de l'insoutenable légèreté du « charmant petit monstre » des Lettres françaises, c'est pour moi le poids de ses mots qu'il faudrait souligner. La pesanteur qui en gorge ses pages, la densité qui s'y loge. A-t-on déjà lu la Vérité avec un grand V ailleurs exprimée ? Senti la naturelle lumière qu'apporte le terme parfait ? L'innommable joie que procure le mot exact ? Transpirant le vécu, suant le réel ? Chaque phrase déborde de justesse et fait résonner en notre âme une corde des plus sensibles. L'admiration nous ronge. Comme on aimerait écrire ainsi ! Cela paraît si simple, si pure, si féroce. Et cela frôle la perfection. C'est le livre que l'on s'est arraché à l'été 1954. le livre interdit, le livre scandale. Françoise Sagan avait dix-sept ans, une voix sèche, une parole tendue. Elle venait d'écrire le roman qui avait ouvert en grand la porte de la deuxième moitié du siècle. Une ère moderne, rapide et suintante de légèreté. A l'image de cette brillante adolescente aux cheveux blonds : déchirée entre le remords et le culte du plaisir. Il est difficile de ne pas sentir Sagan sous les traits de la jeune Cécile tant leurs timbres semblent proches. Lisez quelques phrases à haute voix, osez me dire que vous n'entendez pas Sagan, la délicieuse intranquillité de son accent, la vélocité de son inquiétude, la certitude de sa parole. Chaque paragraphe semble prononcé par elle. Trop vite. Trop bien. Et l'on est scotché. Scotché par une lecture qui fleure tellement bon la vie, et l'expérience, les sentiments mêlés et les nettement moins louables. Avec Cécile, on dore notre peau au soleil du sud, on découvre les premiers plaisirs de l'amour, on s'inquiète de voir les temps changer et l'on manigance pour que la légèreté et l'insouciance restent les maîtresses de notre vie. Ses émotions deviennent les nôtres avec un naturel désarmant, nos pas se logent dans les siens quand notre épiderme se lézarde des mêmes notes sucrées. On s'enivre de ses ambiances gorgées de soleil, où les whiskys se boivent toute l'après-midi et les cigarettes se fument par paquets entiers. Les voitures roulent vite, à tombeau ouvert, les bars de Saint Tropez pleins d'une clientèle futile et magnifique. Parce que lorsque les mots ont la puissance de balles tirées d'une arme de poing terrifiante de précision, ils ont le pouvoir de vous emmener où ils le veulent. Surtout ceux de Sagan.
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