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Julliard
EAN : 9782260022053
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 1 x 185 mm

Bonjour tristesse

Date de parution : 18/09/2014
Un homme de quarante ans, charmant, léger, aux aventures faciles et nombreuses, et sa fille de dix-sept ans, Cécile, forment un couple inséparable de camarades. Ils vivent dans la plus grande liberté, une amoralité parfaite, une insouciance totale, jusqu'au jour où, plus dangereuse que toutes les habituelles « passantes », une femme... Un homme de quarante ans, charmant, léger, aux aventures faciles et nombreuses, et sa fille de dix-sept ans, Cécile, forment un couple inséparable de camarades. Ils vivent dans la plus grande liberté, une amoralité parfaite, une insouciance totale, jusqu'au jour où, plus dangereuse que toutes les habituelles « passantes », une femme survient... Belle, envoûtante, un peu mystérieuse, Anne, qui fut la meilleure amie de la mère de Cécile, va vouloir enchaîner l'homme volage et préserver la jeune fille d'une dépravation certaine. Devant cette menace, Cécile, avec un machiavélisme à la fois innocent et pervers, provoque la rupture, la catastrophe... Le danger est écarté, mais un nouveau visage hantera désormais l'adolescente : celui de la tristesse.
Écrit par une jeune fille de dix-huit ans, ce roman, poétique et ensorcelant, révèle un talent exceptionnel.
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EAN : 9782260022053
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 1 x 185 mm
Julliard

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MarieLywood Posté le 13 Juin 2020
    Je trouve que c’est un roman qu’il faut lire en gardant à l’esprit l’époque à laquelle il a été écrit. On comprend alors mieux son aspect sulfureux et le scandale qu’il a pu provoquer à l’époque. Ses deux points étant sans doute exacerbé par le fait que l’auteure est une jeune femme de 18 ans. Comment alors ne pas associer Françoise Sagan avec la narratrice, Cécile, jeune fille de 17 ans passant l’été dans une villa au bord de la mer avec son père ? Pourtant les deux univers familiaux n’ont rien de semblables. Ce personnage de Cécile est mis au centre du roman. Le lecteur peut en suivre toutes les pensées les plus intimes et surtout les plus inavouables. Elle est partagée entre la fascination qu’exerce sur elle Anne, la femme que son père veut épouser, et son aversion pour les changements que cette dernière va apporter dans sa vie et ses habitudes qu’elle veut conserver. Une vie faite de légèreté et d’insouciance. Une vie dans laquelle on jouit sans se soucier du lendemain et des conséquences. Une vie de cigale ! Mais en se mariant avec Anne, Raymond, le père de Cécile, va immanquablement se ranger et mener... Je trouve que c’est un roman qu’il faut lire en gardant à l’esprit l’époque à laquelle il a été écrit. On comprend alors mieux son aspect sulfureux et le scandale qu’il a pu provoquer à l’époque. Ses deux points étant sans doute exacerbé par le fait que l’auteure est une jeune femme de 18 ans. Comment alors ne pas associer Françoise Sagan avec la narratrice, Cécile, jeune fille de 17 ans passant l’été dans une villa au bord de la mer avec son père ? Pourtant les deux univers familiaux n’ont rien de semblables. Ce personnage de Cécile est mis au centre du roman. Le lecteur peut en suivre toutes les pensées les plus intimes et surtout les plus inavouables. Elle est partagée entre la fascination qu’exerce sur elle Anne, la femme que son père veut épouser, et son aversion pour les changements que cette dernière va apporter dans sa vie et ses habitudes qu’elle veut conserver. Une vie faite de légèreté et d’insouciance. Une vie dans laquelle on jouit sans se soucier du lendemain et des conséquences. Une vie de cigale ! Mais en se mariant avec Anne, Raymond, le père de Cécile, va immanquablement se ranger et mener une vie plus stable. Impensable et inacceptable pour Cécile. Pour moi, le scandale ne réside pas dans les mœurs de Cécile et de son père mais dans les actions et les calculs de la jeune fille pour évincer Anne. Elle pense uniquement à son propre plaisir, elle ne se met pas à la place d’Anne et lorsqu’elle pense à son père c’est de son point de vue à elle, sans chercher à savoir réellement ce qu’il ressent et souhaite. Dès le début du roman on sent une tension dramatique qui va en s’accélérant. Une fois que la machine a été mise en marche Cécile ne peut rien faire pour l’arrêter et malgré ses quelques remords ressentis, elle n’agit pas. Le dénouement m’a laissé un goût amer principalement à cause de la réaction de la jeune Cécile. Je ne suis pas sûre que son jeune âge puisse excuser son comportement. La faute en reviendrait plutôt à son éducation et au modèle que son père lui offre. Cette histoire tragique est servie par une belle écriture dépeignant très bien les différents personnages, leurs émotions et l’ambiance de ce bel été au bord de la Méditerranée.
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  • jardin1001livres Posté le 9 Juin 2020
    C'est l'été sur la Méditerranée, il fait chaud. Raymond a loué une villa en bord de mer. Il est accompagné par Cécile, jeune fille de 17 ans, et Elsa, sa maîtresse. Au cours du séjour, se joint une quatrième personne, Anne, une amie de la famille. L'équilibre se rompt et le drame se profile... Publié en 1954, c'est le premier roman de Françoise Sagan. Abordant la question de la sexualité féminine avec une certaine désinvolture, il fera scandale à sa sortie. Ce roman présente des personnages très individualistes, à la recherche du plaisir de la vie. Leurs solitudes s'affrontent, broyant tout. Il est donc difficile de s'attacher à un seul de ces personnages, ce qui peut être déroutant... Même le personnage d'Anne, le révélateur, n'invite guère à la compassion. On retrouve aussi un thème de prédilection de Sagan : les triangles amoureux. Que ce soit Raymond-Elsa-Anne ou Cécile-Cyril-Elsa, qu'ils soient réels ou feints, ils interrogent. Finalement, Françoise Sagan effleure les thèmes et c'est au lecteur de creuser, de composer sa propre histoire...
  • DebNina Posté le 28 Mai 2020
    Curieuse de ce titre depuis longtemps, j'ai enfin sauté le pas. C'est un roman très court. Je ne m'attendais à rien en particulier, mais j'ai tout de même été très étonnée. D'abord par la modernité du ton : écrit en 1954, on devine à peine quelques rares mœurs de ces années là qui peuvent différer des nôtres - et encore. Ce qui explique probablement pourquoi le roman a fait scandale à son époque. Deuxième point d'étonnement, la maturité de l'auteur. Premier roman, et surtout écrit à l'âge de... 18 ans. J'ai été stupéfaite par la profondeur d'analyse des sentiments et des situations du personnage principal. J'y ai trouvé une grande finesse dans la psychologie de celle-ci. Pour le reste, l'histoire est plutôt lente mais l'intérêt principal de ce livre repose de toute façon - et à mon humble avis - dans l'analyse des personnages, de leur culture, leurs interrogations, leur choix de vie, et leur psychologie. J'ai enfin été relativement surprise par le dénouement, qui finalement clôture bien l'histoire et amène le double sens du titre, qui se comprend sous divers angles : la tristesse d'un "mode" de vie ou d'un autre... Mais tout ça, ce n'est qu'une analyse (très) personnelle et je serais... Curieuse de ce titre depuis longtemps, j'ai enfin sauté le pas. C'est un roman très court. Je ne m'attendais à rien en particulier, mais j'ai tout de même été très étonnée. D'abord par la modernité du ton : écrit en 1954, on devine à peine quelques rares mœurs de ces années là qui peuvent différer des nôtres - et encore. Ce qui explique probablement pourquoi le roman a fait scandale à son époque. Deuxième point d'étonnement, la maturité de l'auteur. Premier roman, et surtout écrit à l'âge de... 18 ans. J'ai été stupéfaite par la profondeur d'analyse des sentiments et des situations du personnage principal. J'y ai trouvé une grande finesse dans la psychologie de celle-ci. Pour le reste, l'histoire est plutôt lente mais l'intérêt principal de ce livre repose de toute façon - et à mon humble avis - dans l'analyse des personnages, de leur culture, leurs interrogations, leur choix de vie, et leur psychologie. J'ai enfin été relativement surprise par le dénouement, qui finalement clôture bien l'histoire et amène le double sens du titre, qui se comprend sous divers angles : la tristesse d'un "mode" de vie ou d'un autre... Mais tout ça, ce n'est qu'une analyse (très) personnelle et je serais ravie de pouvoir échanger avec d'autres lecteurs sur ce titre !
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  • Torticolis Posté le 17 Mai 2020
    Mais que pouvais-je bien écrire moi à 17 ans ? Un semblant de livre intime d’adolescente qui ne buvait pas et ne fumait pas avec ses parents ! Et pourtant c’était les années 80. Etions- nous si peu moderne, d’une classe moyenne de province.
  • Leslivresdenounett Posté le 12 Mai 2020
    J’avais ce classique dans ma bibliothèque et c’est vrai que depuis le collège et lycée, j’ai un peu de mal avec ce qu’on appelle les "classiques", je les boude sans honte , mais je veux quand même commencer doucement à les lire... Après, honnêtement, je ne sais pas si ce livre est considéré comme un classique au sens strict du terme. Mais c’est un classique de cette autrice. Le récit a un style bien d’époque, on sent que l’écriture n’est pas celle des auteurs contemporains, mais cela fait du bien de retrouver un style, à travers une utilisation du passé simple par exemple. D’ailleurs, l’histoire se passe dans les années 50, On suit Cécile, 17 ans, qui vient de passer son bac et part dans le sud avec son père et la copine de ce dernier pour les vacances d’été. Mais une amie de son père débarque et là tout bascule. L’histoire est assez courte, elle tient sur un peu plus de 150 pages mais elle est assez intense. La narratrice est Cécile et on perçoit son point de vue, ses désirs et envies d’adolescente, dans les années 50. Certaines choses nous paraissent totalement désuètes tant cela est différent, en décalage avec les mœurs qu’on... J’avais ce classique dans ma bibliothèque et c’est vrai que depuis le collège et lycée, j’ai un peu de mal avec ce qu’on appelle les "classiques", je les boude sans honte , mais je veux quand même commencer doucement à les lire... Après, honnêtement, je ne sais pas si ce livre est considéré comme un classique au sens strict du terme. Mais c’est un classique de cette autrice. Le récit a un style bien d’époque, on sent que l’écriture n’est pas celle des auteurs contemporains, mais cela fait du bien de retrouver un style, à travers une utilisation du passé simple par exemple. D’ailleurs, l’histoire se passe dans les années 50, On suit Cécile, 17 ans, qui vient de passer son bac et part dans le sud avec son père et la copine de ce dernier pour les vacances d’été. Mais une amie de son père débarque et là tout bascule. L’histoire est assez courte, elle tient sur un peu plus de 150 pages mais elle est assez intense. La narratrice est Cécile et on perçoit son point de vue, ses désirs et envies d’adolescente, dans les années 50. Certaines choses nous paraissent totalement désuètes tant cela est différent, en décalage avec les mœurs qu’on peut rencontrer aujourd’hui. Dans ce récit, on y perçoit les ombres d’un féminisme grandissant, les conditions des femmes, etc. Il n’y a pas beaucoup d’action mais le récit est assez tranchant, percutant, incisif. Tout se passe très vite et on est quasiment dans un récit en huis clos. On ne sait quelle partie prendre entre ce qui se passe et le ressenti de Cécile notamment. SUITE SUR LE BLOG
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