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Bouquins
EAN : 9782221252048
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 215 mm

La Nef des fous

Des nouvelles du Bas-Empire

Date de parution : 25/02/2021
Un journal du Bas-Empire de notre civilisation qui s’effondre.

Sous la forme d’une éphéméride, et ce sur presque tous les jours de cette année 2020, je consigne chaque délire dont notre temps est capable.
Dans ce journal se croisent une petite fille de huit ans qui veut changer de sexe depuis l’âge de quatre ans ; des égorgeurs présentés comme...

Sous la forme d’une éphéméride, et ce sur presque tous les jours de cette année 2020, je consigne chaque délire dont notre temps est capable.
Dans ce journal se croisent une petite fille de huit ans qui veut changer de sexe depuis l’âge de quatre ans ; des égorgeurs présentés comme de pauvres victimes d’elles-mêmes ; une jeune fille qui ne va plus à l’école et prophétise la catastrophe climatologique dont le clergé de son pays nous dit qu’elle est le Christ ; des femmes qui vendent des enfants pendant que d’autres les achètent ; l’Église catholique qui court après les modes du politiquement correct ; le journal Libération qui se dit progressiste en célébrant la coprophagie et la zoophilie ; des végans qui militent contre les chiens d’aveugles ; une anthropologue qui trouve qu’il y a trop de dinosaures mâles et pas assez de femelles dans les musées ; des pédophiles qui achètent des viols d’enfants en direct sur le Net ; un Tour de France qui commence au Danemark et un Paris-Dakar ayant lieu en Amérique du Sud ; un parfum élaboré par une femme à partir des odeurs de son sexe ; un chef de l’État qui, entre autres sorties, se félicite que ses ministres soient des amateurs ; Le Monde qui estime courageuse une mise en scène théâtrale qui présente Lucien de Rubempré en femme ; le pape et Tariq Ramadan pour qui le coronavirus est une punition divine – et autres joyeusetés du même genre… Entre rire voltairien et rire jaune, cette Nef des fous est un genre de journal du Bas-Empire de notre civilisation qui s’effondre.
M. O.

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EAN : 9782221252048
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bulle150 Posté le 20 Septembre 2021
    Irrésistiblement caustique! D'emblée, il faut le dire: ce bouquin est drôle. Non pas tant par le fondement du propos mais par le commentaire qu'en fait Michel Onfray! La construction de la trame est simple: il a s'agit, pour le philosophe, de retranscrire certaines nouvelles journalistiques (qui l'avaient interpellé), en respectant la chronologie du calendrier, et de les commenter. A l'origine, il s'agissait pour l'écrivain de démontrer à quel point et à quelle vitesse la folie de notre société gagne du terrain. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la démonstration est réussie! L'on retiendra, outre la bêtise humaine (qui semble ne pas avoir de limite) l'humour noir et décapant d'un sage devenu, malgré lui, le témoin abasourdi d'une civilisation en pleine décadence...
  • Mysterfool Posté le 6 Août 2021
    C’est la première fois, non la deuxième fois que je lis directement à la source de l’intelligence pure. La première fois je ne m’en étais pas rendu compte. Mais là bravo Monsieur Onfray, je l’ai goûtée à sa juste valeur. Vous êtes un des seuls rocs encore debouts dans cette mer affligeante qui nous submerge et sur laquelle vogue la nef des fous. « E la nave va » : Cancel culture » et autre invention américaine qui nous vient grâce à la complaisance d’un monde médiatique qui a peur de tout. Quelques courageux comme vous le disent, l’écrivent. Surtout Monsieur Onfray, continuez à être aussi prolifique. Pour que des hommes de gauche comme vous rejoignent dans un même combat des gens de droite ou d’ailleurs c’est que le danger est proche et les fous sont parmi nous, je les ai vus comme le disait David Vincent dans » les envahisseurs ».
  • SamueldHalescourt Posté le 20 Juin 2021
    Tableau de l'écoulement du délire Ça ressemble au condensé annuel d'une revue de presse quotidienne sur Fdesouche où l'on oscille entre le ridicule et l’horrible. Le nef des fous vogue sur l'océan des délires contemporains sans peur de se fracasser sur le mur des vagues de la raison. Onfray est remonté comme un coucou et tranche sans discernement de son cimeterre philosophique toutes les pitreries terrifiantes qui viennent à lui. A chaque journée son lot d'inepties angoissantes, d'anecdotes demeurées dans un éphéméride de combat. Il tient sa position au front de la résistance pour que le monde ne se défasse point, s'évertue à considérer que la pensée est un loisir d'adulte, pourfendant ceux restés adolescents qui tatonnent révolte et déconstruction. Ce compte-rendu de l'exubérance aboli de toute honte est un rappel salutaire à la décence commune, le seul rempart efficace à l'anomie généralisée, voulue et orchestrée par tous les contre-Onfray de nos dirigeants. Dirigeants qu'Onfray aime à nommer du lucide sobriquet de Maastrichiens. L'époque est folle a dit Luchini et son magistère nous dépasse déjà. L'ère cyberpunk nous engloutit et impose ses distorsions. La technologie vient tordre nos mœurs et nos réflexes, subvertir la norme par le marginal, exposer l'inattendue démence à des esprits argileux, sculptés... Tableau de l'écoulement du délire Ça ressemble au condensé annuel d'une revue de presse quotidienne sur Fdesouche où l'on oscille entre le ridicule et l’horrible. Le nef des fous vogue sur l'océan des délires contemporains sans peur de se fracasser sur le mur des vagues de la raison. Onfray est remonté comme un coucou et tranche sans discernement de son cimeterre philosophique toutes les pitreries terrifiantes qui viennent à lui. A chaque journée son lot d'inepties angoissantes, d'anecdotes demeurées dans un éphéméride de combat. Il tient sa position au front de la résistance pour que le monde ne se défasse point, s'évertue à considérer que la pensée est un loisir d'adulte, pourfendant ceux restés adolescents qui tatonnent révolte et déconstruction. Ce compte-rendu de l'exubérance aboli de toute honte est un rappel salutaire à la décence commune, le seul rempart efficace à l'anomie généralisée, voulue et orchestrée par tous les contre-Onfray de nos dirigeants. Dirigeants qu'Onfray aime à nommer du lucide sobriquet de Maastrichiens. L'époque est folle a dit Luchini et son magistère nous dépasse déjà. L'ère cyberpunk nous engloutit et impose ses distorsions. La technologie vient tordre nos mœurs et nos réflexes, subvertir la norme par le marginal, exposer l'inattendue démence à des esprits argileux, sculptés à l'envie. Trois camps se dégagent et s'affrontent. Les dynamiteurs du réel, les ironiques qui pensent avoir un frein alors qu'ils n'ont qu'un ralentisseur détraqué et Onfray et sa cohorte de rétifs intransigeants. Pour conclure, un livre qui se lit à la vitesse de la lumière, réactivant parfois le souvenir d'informations que l'on avait vues passer et que l'on avait classées dans les mêmes ombres qu'Onfray. Ce n'est évidemment pas son livre le plus stimulant, mineur au regard de l’œuvre mais essentiel panneau de signalisation intellectuel qui indique de sa flèche le chemin du vrai. Samuel d'Halescourt
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  • zagames Posté le 2 Mai 2021
    Dans l'ensemble j'ai aimé le livre mais Je ne partage pas tous les raccourcis ou conclusions de Michel Onfray. Pour lui, le mal, c'est Europe de Maastricht ( avec ceux qui la défendent : Macron et tous ses prédécesseurs depuis Mitterrand) et Islam, sans oublier la gauche bien pensante. Pour quelqu'un qui a écrit longuement sur la décadence (inéluctable) de notre civilisation, j'ai le sentiment (je me trompe peut-être) qu'il refuse de l'accepter (en bon romain) et préfère passer son temps à dénoncer ad nauseam ceux qu'il considère (d'après son thermomètre) comme responsables. Il dira certainement qu'il est juste tragique (en bon Nietzschéen), il voit et dit le réel tel qu'il est. Mais le problème est que justement, il en dit un peu trop.
  • Fortuna Posté le 2 Mai 2021
    Jour après jour, Michel Onfray a noté, non sans une pointe d'humour, les aberrations et contradictions de notre société qu'il définit comme décadente à travers les nouvelles dont nous sommes abreuvés quotidiennement jusqu'à la nausée. Et en relisant toutes ces brèves de 2020, on ne peut que constater que l'actualité de 2021 y ressemble étrangement...On pourrait continuer l'inventaire de ces dérives sans relâche. Tout y est, des absurdités de la gestion de la crise sanitaire, des terroristes dépressifs, des jeunes désœuvrés qui commettent des "incivilités" (pour s'occuper ?), de la définition de l'individu et de sa légitimité à s'exprimer sur tel ou tel sujet selon la couleur de sa peau, et cela au nom de l'antiracisme, de l'enfant devenu objet de consommation qui devient un droit pour tous et à n'importe quel prix, de la parole de l'enfant devenue sacrée qu'il veuille changer de sexe ou nous faire des leçons de morale sur la dégradation de la "planète", bref de la dictature au nom de la liberté… On ne peut que constater la justesse de ces observations, la perte de tout bon sens, la mauvaise foi devenue reine, les minorités se multipliant à l'infini et imposant des diktats de manière de... Jour après jour, Michel Onfray a noté, non sans une pointe d'humour, les aberrations et contradictions de notre société qu'il définit comme décadente à travers les nouvelles dont nous sommes abreuvés quotidiennement jusqu'à la nausée. Et en relisant toutes ces brèves de 2020, on ne peut que constater que l'actualité de 2021 y ressemble étrangement...On pourrait continuer l'inventaire de ces dérives sans relâche. Tout y est, des absurdités de la gestion de la crise sanitaire, des terroristes dépressifs, des jeunes désœuvrés qui commettent des "incivilités" (pour s'occuper ?), de la définition de l'individu et de sa légitimité à s'exprimer sur tel ou tel sujet selon la couleur de sa peau, et cela au nom de l'antiracisme, de l'enfant devenu objet de consommation qui devient un droit pour tous et à n'importe quel prix, de la parole de l'enfant devenue sacrée qu'il veuille changer de sexe ou nous faire des leçons de morale sur la dégradation de la "planète", bref de la dictature au nom de la liberté… On ne peut que constater la justesse de ces observations, la perte de tout bon sens, la mauvaise foi devenue reine, les minorités se multipliant à l'infini et imposant des diktats de manière de plus en plus virulente ou faisant l'objet de régimes de faveur au nom d'une improbable paix sociale...et au risque de faire exploser les valeurs républicaines. La violence impunie ou hypocritement minorée sauf quand elle émane de représentants de l'Etat, les discours politiques qui se contredisent en permanence, les velléités d'un pouvoir qui a renoncé à toute autorité, tout est fait pour nous embarquer dans une galère qui nous mène à la catastrophe...Si nous n'y sommes pas déjà. Bref en prendre conscience est déjà un premier pas, n'hésitons pas à sourire à contre-courant de cette époque devenue folle.
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