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EAN : 9782264076106
Code sériel : 5529
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Lovecraft Country

Laurent Philibert-Caillat (traduit par)
Date de parution : 19/03/2020
Une allégorie fantasmagorique du racisme par l’une des plus grandes voix de la SF.
Chicago, 1954. Quand son père, Montrose, est porté disparu, Atticus, jeune vétéran de la guerre de Corée, s’embarque dans une traversée des États-Unis aux côtés de son oncle George, grand amateur de science-fiction, et d’une amie d’enfance. Pour ce groupe de citoyens noirs, il est déjà risqué de prendre la... Chicago, 1954. Quand son père, Montrose, est porté disparu, Atticus, jeune vétéran de la guerre de Corée, s’embarque dans une traversée des États-Unis aux côtés de son oncle George, grand amateur de science-fiction, et d’une amie d’enfance. Pour ce groupe de citoyens noirs, il est déjà risqué de prendre la route. Mais des dangers plus terribles les attendent dans le Massachusetts, au manoir du terrible M. Braithwhite… Les trois comparses retrouvent en effet Montrose enchaîné, près d’être sacrifié par une secte esclavagiste qui communique avec des monstres venus d’un autre monde pour persécuter les Noirs. C’est la première de leurs péripéties… Dans l’Amérique ségrégationniste, Atticus et ses proches vont vivre des aventures effrayantes et échevelées, peuplées de créatures fantastiques et d’humains racistes non moins effroyables.

Signé par un maître du genre, encensé par la critique outre-Atlantique, Lovecraft Country est un hommage au pulp et à la science-fiction des années 1950, un roman électrique d’une actualité déconcertante. La société HBO ne s’y est pas trompée en décidant de l’adapter pour une série sous la houlette de Jordan Peele, le réalisateur de Get Out.
 
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laurent Philibert-Caillat
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EAN : 9782264076106
Code sériel : 5529
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nympha86 Posté le 26 Janvier 2021
    1954, à Chicago. Nous rencontrons Atticus, son père Montrose, son oncle George, son amie Letitia… Citoyens noirs, dans une Amérique ségrégée, ils sont confrontés à des phénomènes fantastiques. Le roman est en fait une succession de chapitres, centré sur un événement fantastique en particulier et sur un personnage. Chaque histoire est un hommage aux classiques du « Pulp » SFFF américain avec un fil rouge général qui nous présente un genre de secte mystique. On passe par exemple d’une histoire de maison hantée à une histoire de découverte de planètes mystérieuses, il y en a pour tous les goûts. Mais ce côté fantastique n’est en fait pas ce qu’il y a de plus intéressant dans ce récit (surtout qu’il me manquait très probablement des références quand à la littérature Pulp pour vraiment apprécier les occurrences de fantastique, étant personnellement assez peu familière du Pulp). Comme souvent, les pires monstres sont les gens que l’on croise, et chaque personnage nous parle du racisme qu’il subit, dans des anecdotes qui résonnent malheureusement trop avec l’actualité. Sidérants, glaçants, ces faits communs d’un racisme ordinaire et inacceptable bousculent et questionnent. In fine, une bonne lecture, même si j’ai été un peu déroutée au début par... 1954, à Chicago. Nous rencontrons Atticus, son père Montrose, son oncle George, son amie Letitia… Citoyens noirs, dans une Amérique ségrégée, ils sont confrontés à des phénomènes fantastiques. Le roman est en fait une succession de chapitres, centré sur un événement fantastique en particulier et sur un personnage. Chaque histoire est un hommage aux classiques du « Pulp » SFFF américain avec un fil rouge général qui nous présente un genre de secte mystique. On passe par exemple d’une histoire de maison hantée à une histoire de découverte de planètes mystérieuses, il y en a pour tous les goûts. Mais ce côté fantastique n’est en fait pas ce qu’il y a de plus intéressant dans ce récit (surtout qu’il me manquait très probablement des références quand à la littérature Pulp pour vraiment apprécier les occurrences de fantastique, étant personnellement assez peu familière du Pulp). Comme souvent, les pires monstres sont les gens que l’on croise, et chaque personnage nous parle du racisme qu’il subit, dans des anecdotes qui résonnent malheureusement trop avec l’actualité. Sidérants, glaçants, ces faits communs d’un racisme ordinaire et inacceptable bousculent et questionnent. In fine, une bonne lecture, même si j’ai été un peu déroutée au début par le format qui se rapproche beaucoup de la nouvelle, avec une qualité assez inégale et des conclusions d’épisodes paranormaux assez rapides. L’aspect « sociétal » du roman contrebalance largement ces défauts à mes yeux.
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  • MAPATOU Posté le 20 Octobre 2020
    Partons à Chicago, en 1954. Atticus est un vétéran de la guerre de Corée. Il est rentré depuis peu au pays. Alors qu’il n’avait plus de contact avec son père qui ne voulait pas qu’il s’engage, Atticus découvre que ce dernier a disparu depuis plusieurs jours. Accompagné de son oncle George et d’une amie d’enfance, le jeune homme va devoir traverser en automobile les Etats-Unis pour le retrouver. Or, la ségrégation règne dans de nombreux états et le périple s’avère dangereux. Heureusement, George est l’éditeur du précieux « Guide du voyage serein à l’usage des Noirs » ( un  » green book », pour ceux qui ont vu le film). Toutefois, le racisme ne sera pas le plus grand danger à affronter. En effet, Atticus va se retrouver mêlé à une guerre entre deux loges maçonniques de sorciers. Je ne suis pas férue de SF mais j’ai adoré ce roman atypique qui mêle avec brio la situation des Afro-américains et un monde parallèle rempli de sortilèges, de luttes pour le pouvoir entre sorciers. A découvrir absolument.
  • elgg Posté le 31 Août 2020
    Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inpisration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura... Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inpisration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura toujours une explication... Et de toute façon, dès le 2ème chapitre, on s'éloigne de l'inspiration lovecraftienne. Peut-être que ces autres chapitres s'inspirent de Burrough (John Carter y est cité à de nombreuses reprises), on sent des sources d'inspiration diverses, mais que je n'ai pas reconnu, faute d'avoir tout lu. Ami fan de Lovecraft, ne t'attend pas à marcher dans les pas du maître de Providence en tout cas. Cela dit, peu importe : c'est plutôt sympa, léger, ça se lit vite, alors pas d'hésitation à avoir ! Vous passerez un moment agréable. J'ai été un peu déçu par la toute fin de l'histoire. Le happy end est décevant. J'espérais aussi autre chose pour Braithwhite qui ne m'était pas si désagréable que ça, et qui aurait mérité mieux...
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  • elgg Posté le 31 Août 2020
    Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inspiration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura... Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inspiration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura toujours une explication... Et de toute façon, dès le 2ème chapitre, on s'éloigne de l'inspiration lovecraftienne. Peut-être que ces autres chapitres s'inspirent de Burrough (John Carter y est cité à de nombreuses reprises), on sent des sources d'inspiration diverses, mais que je n'ai pas reconnu, faute d'avoir tout lu. Ami fan de Lovecraft, ne t'attend pas à marcher dans les pas du maître de Providence en tout cas. Cela dit, peu importe : c'est plutôt sympa, léger, ça se lit vite, alors pas d'hésitation à avoir ! Vous passerez un moment agréable. J'ai été un peu déçu par la toute fin de l'histoire. Le happy end est décevant. J'espérais aussi autre chose pour Braithwhite qui ne m'était pas si désagréable que ça, et qui aurait mérité mieux...
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  • SChaptal Posté le 4 Août 2020
    En attendant la mini-série TV du même nom créée par Jordan Peele, dont j’avais aimé Get Out ou US, lisons donc le roman de Matt Ruff, Lovecraft Country, qui lui servira de base. Nous sommes en 1954, Atticus Turner, jeune soldat noir récemment démobilisé de la Guerre de Corée rentre chez lui à Chicago. Là, il partira sur les traces de son père Montrose, avec son oncle créateur du Guide du voyage serein à l’usage des Noirs (inspiré du Negro Motorist Green Book qui indiquait au temps de la ségrégation, les endroits où les Noirs seraient bien accueillis dans leurs voyages à travers les États-Unis), et une amie d’enfance dans un coin perdu de la Nouvelle-Angleterre et tombera sur une loge mystique qui en veut à son sang. De cette aventure, Atticus, sa famille et ses amis vont être pris dans une guerre entre sorciers blancs (les Braithwhite et les Winthrop), qu’ils soient déjà morts ou encore vivants. Malgré le titre du roman, les allusions à l’œuvre de Lovecraft sont assez peu nombreuses dans les aventures des personnages. En revanche, certains de ses protagonistes étant grands amateurs de ses œuvres et des autres titres de science-fiction de l’époque (dont les John... En attendant la mini-série TV du même nom créée par Jordan Peele, dont j’avais aimé Get Out ou US, lisons donc le roman de Matt Ruff, Lovecraft Country, qui lui servira de base. Nous sommes en 1954, Atticus Turner, jeune soldat noir récemment démobilisé de la Guerre de Corée rentre chez lui à Chicago. Là, il partira sur les traces de son père Montrose, avec son oncle créateur du Guide du voyage serein à l’usage des Noirs (inspiré du Negro Motorist Green Book qui indiquait au temps de la ségrégation, les endroits où les Noirs seraient bien accueillis dans leurs voyages à travers les États-Unis), et une amie d’enfance dans un coin perdu de la Nouvelle-Angleterre et tombera sur une loge mystique qui en veut à son sang. De cette aventure, Atticus, sa famille et ses amis vont être pris dans une guerre entre sorciers blancs (les Braithwhite et les Winthrop), qu’ils soient déjà morts ou encore vivants. Malgré le titre du roman, les allusions à l’œuvre de Lovecraft sont assez peu nombreuses dans les aventures des personnages. En revanche, certains de ses protagonistes étant grands amateurs de ses œuvres et des autres titres de science-fiction de l’époque (dont les John Carter d’Edgard Rice Burroughs), il y a un débat intéressant et vif entre eux sur la possibilité de séparer l’homme de l’artiste. Chaque chapitre s’attache à un personnage principal différent et propose une aventure indépendante où les sorciers voulant utiliser Atticus pour le pouvoir dont il a hérité sont le fil conducteur. Jusqu’à la résolution finale. Du coup, les points de vue se succèdent : hommes, femmes et même enfant, tous les proches d’Atticus ont droit à leurs lots d’expérience effrayante. Chaque chapitre gagne ainsi sa propre tonalité en s’appuyant sur la personnalité de son protagoniste. Certains relèvent plus de la science-fiction, d’autres de l’horreur pure ou du fantastique comme la maison hantée de Letitia. Et pourtant blindé par l’horreur du quotidien qui consiste à vivre en tant que Noir dans un monde pensé par et pour les Blancs, ils s’en sortent toujours et plutôt bien. Matt Ruff mélange un imaginaire fantastique à la description d’une classe moyenne noire dans les USA des années 50 où les lois Jim Crow étaient encore d’actualité. Il évite la plupart des écueils que rencontrent les auteurs blancs abordant ce thème en jouant notamment de façon intelligente avec le concept de « white savior » et en le détournant avec saveur. Au final, ses héros s’en sortiront sans avoir été sauvés par d’autres personnes qu’eux-mêmes. Et même si le choix de Ruby laisse un goût amer en bouche, il est pleinement compréhensible. D’un point de vue européen, ce livre se dévore avec beaucoup de plaisir et m’a personnellement ravie par son originalité : tant du thème abordé que de ses choix narratifs et la façon dont tout se boucle à la fin. Une très belle découverte en espérant que la série sera à la hauteur….
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

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