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Presses de la cité
EAN : 9782258104945
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

A la grâce des hommes

Karine REIGNIER-GUERRE (Traducteur)
Date de parution : 15/05/2014
« Voici une nouvelle voix originale, qui tient son histoire avec une remarquable maîtrise de la langue. Le premier roman d’Hannah Kent, A la grâce des hommes, est un pur bijou, sa prose aussi froide et étincelante que le paysage nordique qu’elle dépeint. »
Geraldine Brooks, auteur de L’Autre Rive du monde, Le Livre d’Hanna et La Solitude du docteur March

 
Dans le nord de l’Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l’agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme... Dans le nord de l’Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l’agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme et leurs deux filles. Horrifiées à l’idée d’héberger une criminelle, les membres de la famille évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Totti, le jeune révérend que la meurtrière a choisi comme guide spirituel pour la préparer à sa fin prochaine, tente de la comprendre.

Alors que les mois passent, contraints de partager le quotidien, de travailler côte à côte cette terre gelée et hostile, le fermier et les siens se laissent peu à peu apprivoiser par la condamnée. Encouragée par le pasteur, Agnes livre le récit de sa vie, de son amour pour Natan, et des semaines qui ont conduit au drame, laissant entrevoir une vérité qui n’est pas forcément celle que tous pensaient connaître.

Inspiré de la véritable histoire d’Agnes Magnúsdóttir, la dernière femme condamnée à mort en Islande, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous croyons savoir et celle à laquelle nous voulons croire.
 
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EAN : 9782258104945
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe
Presses de la cité

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Leser Posté le 20 Janvier 2020
    Ceux qui ont aimé "Dans la vallée " de la même auteure, Hannah Kent, ne pourront que se jeter avec ferveur dans la lecture passionnante de ce roman. Cela commence par un double meurtre. Trois accusés sont condamnés à mort. L'une, Agnès, se trouve conduite sur l'ordre du commissaire Blöndal dans une ferme. Le fermier est également policier et se voit obligé, lui et sa famille, d'héberger cette meurtrière en attendant qu'elle soit exécutée. La pauvreté, les relations de voisinage basées sur la jalousie et les rumeurs, les apriori, le mystère, sont des thèmes chers à l'auteure. Agnès retrouve cette contrée où elle a vécu enfant et grandi, cette ferme de ses premières années. Des visages familiers resurgissent. Mais est elle toujours la petite fille du passé ou une vulgaire criminelle aux yeux des habitants de cette région du Nord de l'Islande ? "L'apprenti " révérend, Toti, est envoyé pour visiter cette âme maudite et la ramener vers Dieu avant sa mort. Leur relation est un lent apprentissage, une montée en empathie. Il y a le commissaire Blöndal, le policier Jón, son épouse Margrét, leurs filles, Steina et Lauga.... Ceux qui ont aimé "Dans la vallée " de la même auteure, Hannah Kent, ne pourront que se jeter avec ferveur dans la lecture passionnante de ce roman. Cela commence par un double meurtre. Trois accusés sont condamnés à mort. L'une, Agnès, se trouve conduite sur l'ordre du commissaire Blöndal dans une ferme. Le fermier est également policier et se voit obligé, lui et sa famille, d'héberger cette meurtrière en attendant qu'elle soit exécutée. La pauvreté, les relations de voisinage basées sur la jalousie et les rumeurs, les apriori, le mystère, sont des thèmes chers à l'auteure. Agnès retrouve cette contrée où elle a vécu enfant et grandi, cette ferme de ses premières années. Des visages familiers resurgissent. Mais est elle toujours la petite fille du passé ou une vulgaire criminelle aux yeux des habitants de cette région du Nord de l'Islande ? "L'apprenti " révérend, Toti, est envoyé pour visiter cette âme maudite et la ramener vers Dieu avant sa mort. Leur relation est un lent apprentissage, une montée en empathie. Il y a le commissaire Blöndal, le policier Jón, son épouse Margrét, leurs filles, Steina et Lauga. Chacun joue sa partition dans cette tragédie. Les coeurs se dévoilent tout au long de ces événements. Les chapitres alternent les paroles et pensées d'Agnes, les récits de vie des autres protagonistes, particulièrement le révérend. Agnès s'adresse directement à nous, questionne, nous interroge, livre ses pensées les plus intimes. De brefs textes juridiques islandais, des poèmes parsèment ce roman tiré de faits réels. L'esprit des sagas hante ces pages. Ce roman est aussi l'énigme d'un meurtre, une narration présentée par Agnès, un drame qui nous émeut profondément et nous questionne sur notre capacité à être des êtres humains. Hannah Kent s'assied auprès de la lectrice ou du lecteur et déploie ses talents de conteuse.
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  • mimo26 Posté le 4 Novembre 2019
    Agnes Magnúsdóttir, servante dans l'Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l'idée d'héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c'est pour mourir ? Inspiré d'une histoire vraie, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire. La romancière nous offre un drame psychologique, où l’on assiste à l’évolution des caractères et des sentiments des personnages vis-à-vis de la condamnée. Le roman est, en même temps, une peinture sociale de l’Islande des années 1820, avec ses paysages lourds, ses fermes de tourbe, le poids de la religion luthérienne et la lutte quotidienne pour survivre dans cet univers. Comme pour nous rappeler que son roman... Agnes Magnúsdóttir, servante dans l'Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l'idée d'héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c'est pour mourir ? Inspiré d'une histoire vraie, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous pensons connaître et celle à laquelle nous voulons croire. La romancière nous offre un drame psychologique, où l’on assiste à l’évolution des caractères et des sentiments des personnages vis-à-vis de la condamnée. Le roman est, en même temps, une peinture sociale de l’Islande des années 1820, avec ses paysages lourds, ses fermes de tourbe, le poids de la religion luthérienne et la lutte quotidienne pour survivre dans cet univers. Comme pour nous rappeler que son roman se fonde sur une réalité historique, Hannah Kent parsème le livre de brefs textes retrouvés dans les archives : lettres, compte-rendu d’auditions, décisions de justice. Très beau roman
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  • Nastie92 Posté le 6 Octobre 2019
    Un des aspects que j'aime dans la lecture, c'est la possibilité qu'elle nous procure de voyager, dans l'espace et dans le temps. Avec ce roman, question voyage, j'ai été servie ! Hannah Kent nous emmène dans l'Islande du début du dix-neuvième siècle. La vie des fermiers y est rude. J'ai adoré partager le quotidien de ces gens modestes, courageux et attachants. J'ai vécu dans leurs maisons complètement dépourvues de confort ; il y fait froid et humide, on n'y est pas à l'abri du vent ("J'ai vécu à demi gelée pendant si longtemps que l'hiver semble avoir élu domicile dans ma moelle épinière."). J'ai dormi avec la maisonnée dans la pièce principale, cette pièce dans laquelle on vit et on dort tous ensemble, sans intimité possible. J'ai travaillé dur, en toute saison et par tout temps. Je me suis occupée des bêtes et j'ai disputé à une terre aride une maigre subsistance. J'ai vécu une autre vie, elle était difficile, mais qu'est-ce que j'ai aimé ça ! Mais ce n'est pas tout. Loin de là. Hannah Kent ne s'est pas contentée de nous immerger dans cette Islande du passé. Elle a écrit un roman historique dans lequel elle nous raconte la vie d'Agnes Magnúsdóttir, la dernière... Un des aspects que j'aime dans la lecture, c'est la possibilité qu'elle nous procure de voyager, dans l'espace et dans le temps. Avec ce roman, question voyage, j'ai été servie ! Hannah Kent nous emmène dans l'Islande du début du dix-neuvième siècle. La vie des fermiers y est rude. J'ai adoré partager le quotidien de ces gens modestes, courageux et attachants. J'ai vécu dans leurs maisons complètement dépourvues de confort ; il y fait froid et humide, on n'y est pas à l'abri du vent ("J'ai vécu à demi gelée pendant si longtemps que l'hiver semble avoir élu domicile dans ma moelle épinière."). J'ai dormi avec la maisonnée dans la pièce principale, cette pièce dans laquelle on vit et on dort tous ensemble, sans intimité possible. J'ai travaillé dur, en toute saison et par tout temps. Je me suis occupée des bêtes et j'ai disputé à une terre aride une maigre subsistance. J'ai vécu une autre vie, elle était difficile, mais qu'est-ce que j'ai aimé ça ! Mais ce n'est pas tout. Loin de là. Hannah Kent ne s'est pas contentée de nous immerger dans cette Islande du passé. Elle a écrit un roman historique dans lequel elle nous raconte la vie d'Agnes Magnúsdóttir, la dernière condamnée à mort islandaise. En ces temps-là, l'Islande ne possède pas de prison, et c'est dans une famille qu'Agnes va attendre son exécution. Imagine-t-on couloir de la mort plus cruel ? Car si la méfiance est au départ de mise des deux côtés, la cohabitation forcée va nécessairement créer des liens entre la "prisonnière" et ses "geôliers". La vérité n'est pas celle que l'on croit ("Comme la fine pellicule de glace sur l'eau d'un étang, la vérité est trop fragile pour mériter notre confiance."), et va se dévoiler petit à petit au cours d'une histoire haletante, digne des grands polars. Pour son premier roman, Hannah Kent fait preuve d'un immense talent. Elle s'est inspirée d'une histoire vraie pour construire un récit puissant et très bien rédigé, dans lequel l'émotion monte au fil des pages. Un très beau livre dans lequel la vie des hommes et la nature sont intimement liées. Une grande réussite.
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  • myosotis93 Posté le 25 Juin 2019
    L'Islande a aboli la peine de mort en 1928. La dernière exécution a eu lieu en 1830. Ce roman nous conduit à partager les derniers mois de la vie d'Agnès Magnusdottir, condamnée à mort avec Fridrik Sigurdsson et Sigidur Gudmundstoddir. Patientant dans l'enclos de la mort pendant des mois, Agnès a vécu son dernier été, son dernier hiver. Elle a affronté le froid, l'humidité, le vent, mais aussi apprécié la lumière des jours sans nuit. Au cœur de ce pays où la nature peut se montrer cruelle, elle se confie très peu, mais toujours avec une grande pudeur et elle revit sa courte existence. Alors, je me suis assise dans le badstofa, j'ai tricoté à la lueur des bougies et écouté le récit d'Agnès. J'ai assisté aux troubles du Révérend Thovardur. J'ai découvert les sentiments de Steina et Lauga, ces sœurs si différentes l'une de l'autre. La fatigue m'a harassé après les travaux extérieurs. J'ai eu froid, j'ai eu peur... Ce roman est tellement prenant que j'ai vécu dans ma chair les derniers mois d'Agnès. A lire absolument !
  • Allily Posté le 15 Mai 2019
    Islande, 1829, Agnes Magnúsdóttir, servante, est condamnée à mort pour le meurtre de deux hommes dont son amant. Peu avant son exécution, elle est laissée au soin d’une famille qui devra assurer sa garde avant sa rencontre avec le bourreau. Ce sont ses derniers moments qui nous sont ici narrés. Premier roman d’Hannah Kent, le récit entraîne le lecteur dans une époque et un lieu peu connus : l’Islande du 19ème siècle. L’immersion est totale dans cet univers rugueux et difficile. Le rythme est lent, les rebondissements ne se multiplient pas et pourtant aucun ennui à l’horizon. Au contraire, Hannah Kent tisse une toile, ouvre une fenêtre sur une période aujourd’hui révolue. Les personnages sont peu développés à l’exception d’Agnes. Ce parti pris met la jeune femme au centre du récit. Son passé se dévoile par bribes, nous aidant à comprendre sa solitude, sa soif de relations humaines, ses déceptions traçant ainsi un chemin la conduisant inéluctablement à l’échafaud. À l’image de « Dans la vallée », j’ai vibré tout au long de ce roman, encore inspiré d’une histoire vraie, je me suis coupée du monde le temps de ma lecture. Vivement le troisième roman de cette brillante auteure australienne.
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