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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350872865
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 192
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

L'Homme sans maladie

Olivier Van wersch-cot (Traducteur)
Date de parution : 21/08/2014
« Qu’espérait-il ? Que le monde serait une Suisse géante ? »
Architecte de renom zurichois, Samarendra (dit Sam) Ambani, fils d’immigrants indiens, se considère comme un « grand artisan du bonheur des autres ». Sa vie tranquille — un travail honnête, une charmante compagne, une bonne hygiène de vie — va virer au cauchemar lorsqu’il décroche le contrat d’un opéra à Bagdad. À peine arrivé... Architecte de renom zurichois, Samarendra (dit Sam) Ambani, fils d’immigrants indiens, se considère comme un « grand artisan du bonheur des autres ». Sa vie tranquille — un travail honnête, une charmante compagne, une bonne hygiène de vie — va virer au cauchemar lorsqu’il décroche le contrat d’un opéra à Bagdad. À peine arrivé dans la capitale irakienne, il devient la victime innocente d’une violence qui le dépasse. Il rentre chez lui brisé, mais ne retient pas la leçon. Quelques mois plus tard, il accepte le projet de construction de la Bibliothèque nationale de Dubaï. Lors de son séjour dans l’état du Golfe, Sam découvre que l’histoire se répète impitoyablement et qu’un passeport européen n’est pas une garantie de retour…
 
L’Homme sans maladie (dont l’ironie corrosive du titre, clin d’œil à Musil, reflète bien l’esprit du roman) est une analyse à la fois caustique et tragique de notre époque. Grunberg dresse un bilan féroce de nos démocraties viciées par l’apparence trompeuse de la sécurité occidentale, les institutions corrompues des monarchies pétrolières et les excès de l’architecture moderne – miroir de notre volonté de toute-puissance. Tel un Kafka contemporain, il entraine son héros, naïf et idéaliste, à travers des tribulations grotesques et cruelles, pour mieux le réduire en cafard d’une dérisoire comédie humaine.
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EAN : 9782350872865
Façonnage normé : EPUB2
Nombre de pages : 192
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • latimus Posté le 19 Octobre 2020
    Absurde et touchant. Drôle et bien écrit. Un livre pas commun.
  • Nikoz Posté le 10 Janvier 2017
    Étrange personnage lunaire... Pris dans les mensonges et les facilités, il ne rentre décidément dans aucune case.
  • Juliedlbrt Posté le 5 Mai 2015
    Dans L'Homme sans maladie, Arnon Grunberg nous raconte l'histoire de Samarandra Ambani, un jeune architecte suisse (et donc neutre au sujet des différents conflits qui agitent le monde) aux origines indiennes, plutôt naïf et un poil fataliste. Son seul but dans la vie est de construire de beaux bâtiments, d’embellir le monde par l'architecture. Il vit avec sa compagne, a une sœur lourdement handicapée qui aimerait beaucoup en finir avec la vie et dont il s'occupe, avec leur maman, dès qu'il le peut. Lorsqu'il est contacté pour la construction d'un opéra à Bagdad, c'est l'euphorie. Il se rend seul en Irak sans inquiétude, à l'inverse de ses proches et particulièrement de son amie... Sur place, il est accueilli par plusieurs hommes déclarant être gardes du corps qui le conduisent jusqu'à l'endroit où il est censé résider durant son séjour. Évidemment, tout ne va pas être simple et les choses vont se compliquer... Après de nombreuses péripéties que, pour des raisons évidentes, je ne vous raconterais pas, il rentre à Zurich où il se remet tranquillement de ses émotions. Il reprend son travail d'architecte avec son associé et à force de travail il se voit proposé une nouvelle mission à... Dans L'Homme sans maladie, Arnon Grunberg nous raconte l'histoire de Samarandra Ambani, un jeune architecte suisse (et donc neutre au sujet des différents conflits qui agitent le monde) aux origines indiennes, plutôt naïf et un poil fataliste. Son seul but dans la vie est de construire de beaux bâtiments, d’embellir le monde par l'architecture. Il vit avec sa compagne, a une sœur lourdement handicapée qui aimerait beaucoup en finir avec la vie et dont il s'occupe, avec leur maman, dès qu'il le peut. Lorsqu'il est contacté pour la construction d'un opéra à Bagdad, c'est l'euphorie. Il se rend seul en Irak sans inquiétude, à l'inverse de ses proches et particulièrement de son amie... Sur place, il est accueilli par plusieurs hommes déclarant être gardes du corps qui le conduisent jusqu'à l'endroit où il est censé résider durant son séjour. Évidemment, tout ne va pas être simple et les choses vont se compliquer... Après de nombreuses péripéties que, pour des raisons évidentes, je ne vous raconterais pas, il rentre à Zurich où il se remet tranquillement de ses émotions. Il reprend son travail d'architecte avec son associé et à force de travail il se voit proposé une nouvelle mission à l'étranger : la construction d'une bibliothèque ainsi que d'un bunker à Dubaï... Je dois avouer que c'est un roman qui m'a surprise et plutôt décontenancé. Dans un premier temps, le récit et son personnage principal m'ont plutôt fait sourire tant les situations décrites et les réactions tout à fait inattendues de Samarandra peuvent être absurdes. Les difficultés qu'il rencontre durant ses voyages ne sont en fait pas vraiment drôles, elles sont plutôt dramatiques et ferait paniquer plus d'une personne, ce qui n'est pas son cas du tout, c'est comme s'il était totalement déconnecté de la réalité et de l'instant présent. Puis, à la fin de ma lecture, je me suis demandée où voulait en venir l'auteur, ce qu'il souhaitait nous dire à travers ce livre, et je n'ai pas trouvé la réponse à cette question ce qui est plutôt dommage... C'est une lecture que je qualifierais d'étrange et d'originale, qui a manqué un peu de sens, mais elle fut tout de même prenante. J'ai eu, sans arrêt, très envie de savoir quelle nouvelle aventure (si on peut parler d'aventure) allait arriver à Sam. Au final, c'est un bilan en demi-teinte que je dresse, je n'irais pas jusqu'à déconseiller L'homme sans maladie, cependant, je ne le conseillerais pas non plus spontanément.
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  • naimak Posté le 1 Novembre 2014
    Il s'agit du premier livre lu de cet auteur. le titre m'a évoqué l'ouvrage de Robert Musil, l'homme sans qualités. Comme Musil, Grunberg utilise la trame narrative du roman pour dresser un portrait de la société dans laquelle il vit, ici plus précisément le rapport entre l'occident et l'orient. L'auteur emprunte également à l'univers kafkaïen. Ce livre est donc moins un roman au sens traditionnel, la narration étant une métaphore de ce rapport occident/orient. De fait, la lecture de ce livre peut dérouter le lecteur car ce n'est pas tellement les personnages qui comptent mais ce qu'ils représentent. Ainsi, le personnage principal, Samarendra Ambani, est le représentant idéal de par sa nationalité suisse du monde occidental et de ses préoccupations ( rationalité, hygiénisme, individualisme). L'auteur montre à travers ce personnage que même si l'occident veut rester indifférent aux conflits ( = maladies) du monde, il ne peut y échapper par cette indifférence, cette neutralité car la complexité du monde finira par le rattraper par des détours inattendus comme ce qui arrive au personnage d'Ambani dans le roman.
  • ramettes Posté le 25 Octobre 2014
    J’écoutais une émission de radio « les bonnes feuilles » en août une interview de l’auteur avec la lecture du début du roman et j’avais noté son titre. Alors vous imaginez ma joie lorsque je reçu ce livre dans le cadre de « Masse critique ». C’est un livre que j’ai lu très rapidement mais dont j’ai du mal à parler. Pourquoi ? Parce que j’ai eu des surprises que je ne voudrais pas dévoiler aux autres lecteurs. C’est un récit kafkaïen. Le côté fataliste du personnage principal va le conduire à sa perte. On voit les rouages se mettre en place. On a presque l’impression qu’il cherchait une signification à sa vie. Ce qui m’a plu dans la construction c’est le parallélisme qui se crée entre la sœur handicapée à qui on accorde pas la mort comme délivrance et son frère sans maladie qui va obtenir une délivrance qu’il n’avait pas conscience de rechercher. Samarendra n’a rien avoir avec l’oncle Sam, il se croit suisse jusqu’au bout des ongles, il se croit neutre de par sa nationalité mais voilà il a un côté Indien assez prononcé ne serait-ce que physiquement. Il est enfermé dans un carcan dont son père avait essayé de... J’écoutais une émission de radio « les bonnes feuilles » en août une interview de l’auteur avec la lecture du début du roman et j’avais noté son titre. Alors vous imaginez ma joie lorsque je reçu ce livre dans le cadre de « Masse critique ». C’est un livre que j’ai lu très rapidement mais dont j’ai du mal à parler. Pourquoi ? Parce que j’ai eu des surprises que je ne voudrais pas dévoiler aux autres lecteurs. C’est un récit kafkaïen. Le côté fataliste du personnage principal va le conduire à sa perte. On voit les rouages se mettre en place. On a presque l’impression qu’il cherchait une signification à sa vie. Ce qui m’a plu dans la construction c’est le parallélisme qui se crée entre la sœur handicapée à qui on accorde pas la mort comme délivrance et son frère sans maladie qui va obtenir une délivrance qu’il n’avait pas conscience de rechercher. Samarendra n’a rien avoir avec l’oncle Sam, il se croit suisse jusqu’au bout des ongles, il se croit neutre de par sa nationalité mais voilà il a un côté Indien assez prononcé ne serait-ce que physiquement. Il est enfermé dans un carcan dont son père avait essayé de se détacher de ses contraintes familiales. Il est architecte, il bâtie des bâtiments symboliques et stratégiques, mais il le vit comme une extension de son psychisme et ne voit pas tout ce que cela implique. Il fait confiance aux autres puisqu’on peut lui faire confiance. J’ai eu de la peine pour ce personnage dans les derniers chapitres la chute finale est dramatique mais c’est le fait qu’on ne le croit plus qui m’a fait mal pour lui. Un petit bémol, le début du roman laisse transparaître un certain humour, mais petit à petit on plonge avec le protagoniste dans un puits sans fond. Le ton se fait plus grave au fur et à mesure que l’engrenage broie Samarendra.
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