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Presses de la cité
EAN : 9782258146839
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Une histoire des abeilles

Loup-Maëlle BESANÇON (Traducteur)
Date de parution : 17/08/2017
Un triptyque écologiste qui raconte l'amour filial à travers le destin des abeilles. 
Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l’apiculture réveille son orgueil déchu : pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire. 
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son...
Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l’apiculture réveille son orgueil déchu : pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire. 
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils, converti au végétarisme, rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d’une exploitation menacée par l’inquiétante disparition des abeilles ? 
Chine, 2098. Les insectes ont disparu. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser la nature à la main. Pour son petit garçon, elle rêve d’un avenir meilleur. Mais, lorsque ce dernier est victime d’un accident, Tao doit se plonger dans les origines du plus grand désastre de l’humanité.
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EAN : 9782258146839
Façonnage normé : EPUB3
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Presses de la cité

Ils en parlent

~Maja Lunde nous offre des problématiques familiales qui reflètent les différentes époques et étoffent considérablement le récit. À cela s’ajoute un style franc qui ne s’embarasse pas de superflu et va droit au but sans être moralisateur. On y trouve également un certain suspens qui permet de passer les chapitres avec une étonnante fluidité.
Sous couvert de roman militant et écologiste, l’auteur nous fait donc apercevoir l’un des nombreux futurs possibles de notre monde. S’il est loin d’être tout rose, un soupçon d’espoir persiste à travers les lignes de cette histoire laissant le lecteur sur une note optimiste qui appelle quand même à la réflexion.
Kevane Bouchart / La Librerit 1227 Carouge Suisse
~Un rythme bien mené - un roman qui se lit tout seul
Alors oui, cela peut prêter à confusion d’alterner systématiquement trois univers/narrateurs/époques différents par le biais de petits chapitres, mais très honnêtement, une fois les différents décors plantés, on s’y fait avec une simplicité déconcertante.
Il faut dire que le rythme de ce roman est parfaitement dosé et n’est pas usé. Servi par une écriture légère, douce et précise, le scénario tryptique est maîtrisé, réfléchi, efficace. On ne s’ennuie pas, on dévore !
 
Violaine Combe / Cultura Bègles 33130 Bordeaux
"Scénarios, littérature jeunesse, et puis soudain ce premier roman comme une nécessité vitale : la Norvégienne Maja Lunde prouve qu'un plaidoyer écolo gagne à être sauvagement romanesque."
 
Air France Madame

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Patience82 Posté le 19 Janvier 2020
    Ce livre est presque un coup de cœur. Ça n'en est pas totalement un, probablement à cause de son côté dérangeant, déstabilisant, ce catastrophisme bien trop réel qui remet en perspective, une fois de plus, nos choix quotidiens. Dans cette histoire, il y a 3 personnages, 3 époques, 3 continents. William, en Angleterre en 1851, cherche à observer les abeilles. George, aux Etats-Unis en 2007, est apiculteur et fait face à la disparition des abeilles. Tao, en Chine en 2098, peint un tableau d'une société qui survie tant bien que mal après les abeilles. Les 3 histoires s'alternent au fur et à mesure des chapitres. Ils nous racontent l'importance de prendre soin de la nature. Mais c'est aussi une histoire sur les rapports parents/enfants, la difficulté à leur transmettre notre savoir, notre expérience qui n'est plus forcément adaptée, à prendre en compte les différences entre les générations, la volonté de vouloir leur laisser un monde meilleur. C'est une belle histoire, souvent triste, mais qui amène une réflexion sur notre mode de production et de consommation. Elle met en avant la complexité du problème et notre incapacité à trouver une solution unique qui puisse satisfaire tout le monde. Le style est agréable et efficace.... Ce livre est presque un coup de cœur. Ça n'en est pas totalement un, probablement à cause de son côté dérangeant, déstabilisant, ce catastrophisme bien trop réel qui remet en perspective, une fois de plus, nos choix quotidiens. Dans cette histoire, il y a 3 personnages, 3 époques, 3 continents. William, en Angleterre en 1851, cherche à observer les abeilles. George, aux Etats-Unis en 2007, est apiculteur et fait face à la disparition des abeilles. Tao, en Chine en 2098, peint un tableau d'une société qui survie tant bien que mal après les abeilles. Les 3 histoires s'alternent au fur et à mesure des chapitres. Ils nous racontent l'importance de prendre soin de la nature. Mais c'est aussi une histoire sur les rapports parents/enfants, la difficulté à leur transmettre notre savoir, notre expérience qui n'est plus forcément adaptée, à prendre en compte les différences entre les générations, la volonté de vouloir leur laisser un monde meilleur. C'est une belle histoire, souvent triste, mais qui amène une réflexion sur notre mode de production et de consommation. Elle met en avant la complexité du problème et notre incapacité à trouver une solution unique qui puisse satisfaire tout le monde. Le style est agréable et efficace. L'alternance des chapitres et des époques permet de maintenir l'attention du lecteur, de se dire "Aller ! Encore un chapitre pour connaître la suite !" Ce fut une très bonne lecture, qui fait réfléchir et qui donne envie de trouver des solutions.
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  • Lildrille Posté le 24 Octobre 2019
    Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=31918 J'ai mis la note de : 18/20 Mon avis : Une histoire des abeilles est un livre touchant, plein d’espoir, très bien écrit et qui nous vient de Norvège. Il suit trois personnages et nous fait entrer dans les quotidiens à la fois capricieux, tragiques et ordinaires de Tao, William et George. Chaque personnage est associé à un siècle différent : l’histoire de Tao débute dans les années 2098, celle de William dans les années 1851 et celle de George dans les années 2007. Chacun de ces trois pans de vie nous plonge avec intensité dans des périodes troubles, bien décrites et qui nous font voyager avec un grand réalisme. Dans les chapitres parlant de William, on ressent les différences de mentalité dues à l’époque. Par exemple, le rôle de la femme est clairement lié au foyer et aux enfants, que William a en nombre. L’éducation de ses filles diffère également de celle de son fils, qu’il considère d’ailleurs davantage du fait qu’il soit son héritier mâle. Le personnage est plutôt agaçant au début, ne pensant qu’à lui et désespérant de ne pas avoir su... Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=31918 J'ai mis la note de : 18/20 Mon avis : Une histoire des abeilles est un livre touchant, plein d’espoir, très bien écrit et qui nous vient de Norvège. Il suit trois personnages et nous fait entrer dans les quotidiens à la fois capricieux, tragiques et ordinaires de Tao, William et George. Chaque personnage est associé à un siècle différent : l’histoire de Tao débute dans les années 2098, celle de William dans les années 1851 et celle de George dans les années 2007. Chacun de ces trois pans de vie nous plonge avec intensité dans des périodes troubles, bien décrites et qui nous font voyager avec un grand réalisme. Dans les chapitres parlant de William, on ressent les différences de mentalité dues à l’époque. Par exemple, le rôle de la femme est clairement lié au foyer et aux enfants, que William a en nombre. L’éducation de ses filles diffère également de celle de son fils, qu’il considère d’ailleurs davantage du fait qu’il soit son héritier mâle. Le personnage est plutôt agaçant au début, ne pensant qu’à lui et désespérant de ne pas avoir su être à la hauteur des souhaits de son mentor en sciences, le professeur Rahm. Son rôle de père et de tenancier lui ont retiré toute envie et tout temps de s’adonner aux sciences. Son goût pour la vie et les découvertes finissent par revenir, redonnant une nouvelle vigueur à cette partie du récit qui en devient plus prenante et plus intéressante. C’est par l’intermédiaire des travaux de William sur les abeilles et sur les ruches que le lecteur en apprendra le plus sur ces denrées jaune et noire. L’observation est le début de tout bon travail scientifique et William, avec l’aide de sa fille Charlotte, l’ont bien compris. Ainsi, le lecteur découvrira des facettes intéressantes de la vie en société des abeilles, leur organisation sociale et hiérarchique et le rôle de chaque élément, que ce soient les larves, les ouvrières, les faux bourdons ou la reine. Les pages concernant George nous décrivent davantage le phénomène de pollinisation, ses bienfaits et surtout sa grande utilité, qu’on ne connaît pas forcément et qui montre à quel point les abeilles sont importantes. George apparaît rapidement comme étant une personne avec œillères, n’acceptant pas le fait que son fils ne souhaite pas vraiment reprendre la propriété familiale. On ressent quelque peu, sans pour autant aller dans les clichés, les mentalités liées à la vie à la campagne avec une certaine étroitesse d’esprit non feinte, un temps principalement consacré au dur labeur demandé pour le maintien des ruches, et un profond amour de la nature et de la terre. Malgré un ton bourru et pas toujours sympathique, on finit par s’attacher à George autant qu’à William. C’est dans les parties consacrées à George que le phénomène de disparition des abeilles commence. Par sa détresse et son désespoir, on prend vite conscience de la catastrophe qui se joue : la disparition des abeilles est une réalité qu’il nous faut changer. Tao est une jeune mère qui aime profondément son enfant. A travers elle, le lecteur se voit rapidement charmé par son instinct maternel et son amour filial, qui est davantage mis en avant avec ce personnage, tant les risques qu’elle va prendre pour son enfant sont grands. A travers ses yeux, on découvre un futur apocalyptique qui, espérons-le, n’arrivera jamais : des pays en déclin, des populations éteintes, de la nourriture quasi inexistante, de l’esclavagisme de masse pour polliniser à la place des abeilles et des vies détruites et sans attrait. Tao passe son temps à travailler pour espérer voir s’éclore et fleurir les arbres et les plantes, cette nature qu’elle ne parvient plus vraiment à apprécier et qui est plutôt pour elle synonyme de fatigue et de gagne-pain. A travers son histoire, le lecteur est brutalement mis devant le fait accompli. Le message de l’auteure est puissant et sans appel : la disparition des abeilles signe la fin de l’humanité telle qu’on la connaît. Trois personnalités, trois histoires de famille, trois caractères forts profondément attaché à leur foyer et trois amoureux des abeilles et de la nature qui nous font réfléchir comme jamais tout en nous sensibilisant au sujet. La cause écologique est clairement présente dans chaque mot du livre mais n’est pas envahissante ni lourde. L’auteure ne donne pas de solution miracle ou de conseils explicites pour préférer les témoignages qui constituent finalement des preuves et des expériences bien plus éloquentes qui font écho en chacun de nous. Les différents récits de vie ne sont pas seulement ponctués par les problèmes liés aux abeilles mais narrent également d’autres soucis plus intimes, notamment apparentés à la famille, à la vie de couple et aux relations avec ses enfants. Le message est ainsi plus fort : sauver les abeilles n’est pas seulement nous sauver nous mais c’est aussi sauver ceux qui viendront après, nos descendants. Le livre sait jouer avec le suspens, surtout avec le récit de Tao, même si la chute était attendue dès le début. Cependant, cela n’est pas gênant et ne gâche rien. On suit avec passion et ardeur les moments la concernant pour enfin comprendre ce qui est arrivé à son fils. Chaque chapitre est bien construit et a une fin propre qui donne envie d’en savoir davantage. L’alternance des récits des trois personnages est bien faite : les chapitres sont courts et permettent ainsi de ne pas oublier ce qui s’était passé pour les deux autres protagonistes. L’écriture est souple et légère, rafraîchissante et pleine de vie. Une fois le livre commencé, il est difficile de s’arrêter tant on se sent bien entre ces lignes, curieux et avide face au problème crucial dénoncé et proche des héros dont la vie quotidienne ne diffère pas vraiment des nôtres. Les trois récits finissent par se lier pour n’en former plus qu’un. Ce lien est parfaitement bien amené (notamment sur les cents dernières pages) et est cohérent. Chaque génération a appris de la précédente pour mieux avancer et, peut-être, sauver ce qui peut encore l’être. Comme Tao, George et William, prenons conscience de ce qui se passe et n’abandonnons rien. Rien n’est perdu et, ensemble, réunissons-nous autour d’ « un seul sentiment, fédérateur : l’espoir » (citation Une histoire des abeilles).
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  • Natiouschka Posté le 12 Septembre 2019
    Trois protagonistes, trois familles, trois époques différentes. Reliés par un point commun: les abeilles. Ce fil noir et or tissé entre le passé (William), le "présent" (Georges) et le futur (Tao). Des histoires connectées qui explorent le développement des connaissances autour des abeilles et leur exploitation, jusqu'à leur disparition et ses conséquences. Les courts chapitres s'enchainent et nous font comprendre l'importance souvent négligée des pollinisateurs (pas seulement abeilles) dans notre vie et la place de l'alimentation comme socle de toute société. Outre les abeilles, la question de la transmission est aussi au coeur de ce triptyque: comment transmettre sa passion, ses connaissances, son héritage? Malgré un certain défaitisme qui s'en dégage parfois, j'ai apprécié ce roman - engagé, certes, mais très bien documenté et pertinent.
  • christinebeausson Posté le 3 Septembre 2019
    Ne vous fiez pas au titre ! Ce roman n'est pas un traité qui nous contera dans tous ces détails ce qu'a été, ce qu'est ou que sera la vie des abeilles, pas du tout c'est un vrai roman qui nous raconte trois histoires, Tao ... district 242 ...Shirong ... Sichuan.... 2098, William ... Maryville ... Hertfordshire ... Angleterre... 1851, George ... Autumn Hill ... Ohio ... États Unis... 2007. Voilà les titres des trois premiers chapitres ... Un personnage ... le lieu ... la date. Ceux qui suivront, notifieront juste un prénom ... Trois histoires s'enchaînent ... hier, aujourd'hui et demain ! Trois histoires qui finiront par se croiser. Entretemps nous aurons l'occasion d'apprendre beaucoup d choses sur la vie des abeilles, pas vraiment un apprentissage, beaucoup plus une découverte, pas à pas en remontant dans l'histoire en prenant le rôle du naturaliste qui découvre une nouvelle société et le mérite de l'auteure est de nous intéresser à ce cheminement comme si nous, nous aussi prenions petit à petit le rôle de l'apiculteur .... Une belle découverte qui mêle adroitement la science, la littérature, le souci de l'écologie pour laisser un monde habitable, et nous ouvrir la voie vers ce que nous voulons tous pour demain ... l'espoir !
  • BdL Posté le 19 Août 2019
    Combien de mois est-il resté sur mon bureau avant que je ne me décide à le lire ? Des mois. Je ne sais même plus qui me l'a prêté. Il faut dire que ça sonne comme une grosse blague : une fille prénommée Maja écrit une Histoire des abeilles… Mais finalement, il s'est laissé lire et plutôt rapidement. Je suis un peu allergique à ces romans à histoires parallèles où l'on entre dans la vie de Tao (le futur), de George (le présent ou presque), de William (le passé), de Tao, de George, de William… sans que jamais rien ne vienne briser le rythme de ces chapitres courts, alternés systématiquement. Toutefois, l'Histoire des abeilles est habilement évoquée, la liant à la nôtre du moins dans ses deux étapes majeures : une civilisation, son effondrement. La démonstration est bien faite et déprimante à souhait par son réalisme. Indubitablement l'ensemble est bien documenté sans être pédant. Tous les personnages ont une étoffe, un caractère développés avec beaucoup de sensibilité. Mais le volet futuriste sonne un peu creux avec un scénario peu convaincant et téléphoné.
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