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EAN : 9782264064530
Code sériel : 4966
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

La Couleur du lait

Karine LALECHÈRE (Traducteur)
Date de parution : 03/09/2015
1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse,... 1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l’écriture… mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Un apprentissage qui lui servira à coucher noir sur blanc le récit tragique de sa destinée. Et son implacable confession. Nell Leyshon réalise un travail d’orfèvre avec ce portrait inoubliable, où vibre la voix lucide et magnifique de son héroïne.
 
 
 
« La Couleur du lait se déroule en quatre temps, celui du rythme de la nature. Et c’est très modestement un grand moment de poésie. »
Libération
 
Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Karine Lalechère

 
 
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EAN : 9782264064530
Code sériel : 4966
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vibrelivre Posté le 11 Septembre 2021
    La Couleur du lait The Color of Milk Nell Leyshon roman, 2012 Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Karine Lalechère Phébus, littérature étrangère C'est le récit d'une jeune fille de la ferme, devenue fille de maison. Elle s'appelle Mary. Elle a quatorze ans, bientôt quinze. Elle écrit en 1831 les faits qui se sont déroulés l'année précédente et celle où elle met en forme ce qui lui est arrivé et qui a changé sa vie. Elle vit dans la campagne anglaise du Dorset (le pays de Thomas Hardy!) Ces faits sont rythmés par les saisons. Ils commencent au printemps et se terminent le printemps suivant. Le printemps a une valeur symbolique très forte, une nouvelle vie commence. Mary se rend chez le pasteur. Elle a pour tâche de soigner l'épouse malade. Son père, qui ne s'intéresse qu'à l'argent, l'a vendue. Elle n'a rien à dire, d'autant moins qu'elle est une fille. Elle est obligée d'obéir.Le dernier printemps célèbre la naissance de la liberté. Et quelle liberté ! Mary est la dernière d'une fratrie de quatre sœurs. Elle a une patte folle -sa mère, enceinte d'elle, n'a pas arrêté les travaux très durs de la ferme. Le fœtus a eu la jambe pliée dans son ventre- et les cheveux couleur... La Couleur du lait The Color of Milk Nell Leyshon roman, 2012 Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Karine Lalechère Phébus, littérature étrangère C'est le récit d'une jeune fille de la ferme, devenue fille de maison. Elle s'appelle Mary. Elle a quatorze ans, bientôt quinze. Elle écrit en 1831 les faits qui se sont déroulés l'année précédente et celle où elle met en forme ce qui lui est arrivé et qui a changé sa vie. Elle vit dans la campagne anglaise du Dorset (le pays de Thomas Hardy!) Ces faits sont rythmés par les saisons. Ils commencent au printemps et se terminent le printemps suivant. Le printemps a une valeur symbolique très forte, une nouvelle vie commence. Mary se rend chez le pasteur. Elle a pour tâche de soigner l'épouse malade. Son père, qui ne s'intéresse qu'à l'argent, l'a vendue. Elle n'a rien à dire, d'autant moins qu'elle est une fille. Elle est obligée d'obéir.Le dernier printemps célèbre la naissance de la liberté. Et quelle liberté ! Mary est la dernière d'une fratrie de quatre sœurs. Elle a une patte folle -sa mère, enceinte d'elle, n'a pas arrêté les travaux très durs de la ferme. Le fœtus a eu la jambe pliée dans son ventre- et les cheveux couleur de lait. Elle vit dans la misère et la saleté. Elle travaille à longueur de journée. Son père les fait travailler dur, lui qui n'a pas eu de fils. Une fille, ça travaille moins fort qu'un garçon. Sa mère ne sourit presque jamais. Mais Mary est contente, elle aime beaucoup son grand-père qui ne peut plus marcher et vit relégé dans la réserve à pommes. Elle s'occupe de lui, le lave, le fait sortir dans la cour, parle avec lui, le fait rire. Mary a le sens de la répartie, utilise les mots crus, goûte la vie : elle ne se fâche pas longtemps, prend les choses simplement. Elle aime les animaux et a même ses préférés. Elle surprend une nuit qu'elle ne peut pas dormir sa sœur Violette en train de faire l'amour avec le fils du pasteur, Ralf. Son autre sœur Béatrice, alors qu'elle ne sait pas lire, lit la Bible. Son dernier jour à la ferme, elle nettoie la grange avec ses sœurs. Elles chantent. Le grand-père, dans la cour, les regarde. Au presbytère, Mary connaît un autre milieu. On y fait des manières. Elle y rencontre l'épouse malade, esseulée, à qui sa compagnie fait du bien, le pasteur, curieux de la vie des oiseaux, dont l'autre bonne a vu tout de suite qu'elle lui plaisait bien, et y retrouve Ralf, qui se « ferait bien » toutes les filles de la ferme. Elle travaille dur, mais a cependant du temps libre, mène une vie routinière, elle doit surveiller ses mots, porte d'autres vêtements, partage un galetas avec l'autre bonne qui confectionne des linceuls pour sa famille et qui sert la famille du pasteur depuis au moins dix-huit ans. Mary s'enfuit, mais son père la ramène au presbytère ; un jour son grand-père l'envoie chercher parce qu'il s'ennuie d'elle ; un autre jour, c'est Violette qui lui montre qu'elle est enceinte, et qui ne veut pas dévoiler qui est le géniteur. Le géniteur, quant à lui, a opté entre les corvées et le plaisir ; il choisit le plaisir. Il est las de la mauvaise santé de sa mère pour qui il ne montre aucune affection. Il part étudier à Oxford. Sa mère meurt. Le pasteur renvoie l'autre bonne, et surprenant Mary un livre à la main, lui demande si elle veut apprendre à lire. Il lui dit qu'elle est dotée de finesse. Petit à petit, il s'approche d'elle, et sous prétexte de lui donner des leçons, lui caresse le corps. Quand elle le repousse, il lui fait ce chantage : alors plus de leçons. Il faut croire qu'elle a besoin de lire, et elle en a besoin pour pouvoir faire la lecture à son grand-père et qu'il soit fier d'elle, mais aussi elle a toujours dû obéir, et de toute façon, où pourrait-elle aller ? Le pasteur vient dans son lit, et il la force, honteux, dit-il, mais heureux. C'est que la chair est faible, et triste aussi. Le caractère de Mary change. Elle baisse la tête plus souvent. Elle parle moins. Le fils du pasteur le remarque. Le pasteur avait aussi vu en elle une rebelle. Elle le montrera. Mary écrit, avec ses mots à elle, ses fautes de syntaxe (j'ai sorti), des phrases courtes, mais elle est très observatrice, elle est capable de rendre les paysages, les ambiances, et de faire sentir sa nostalgie. Elle est très ouverte au monde. Dans ce récit, elle laisse entendre un drame, une tragédie même, mais elle relate selon la chronologie. Pas d'anticipation. Elle se veut au plus près des faits, rien que des faits, sinon elle sera débordée par les sentiments. Plusieurs passages du livre la montrent sentimentale. Elle (se) jure de dire toute la vérité. Elle fait appel à son lecteur. Elle lui donne son témoignage. Toi, lecteur, qu'en penses-tu ? Peut-être aussi : Pourras-tu faire quelque chose ? C'est aussi un témoignage sur la société des très humbles et la condition des filles pauvres au XIX°. C'est toujours le pire. Pas de douceur dans ce monde inégalitaire, qu'il soit question de classes ou de sexes. Et la convention est rigide. C'est encore le destin d'une fille marquée dès la naissance, contrainte à l'obéissance, mais qui a des ressources pour se sauver d'une humiliante servitude. L'originalité tient à ce que c'est elle-même qui narre les faits, et qu'elle est très jeune. C'est un livre qui tient en haleine.
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  • Cestecrit Posté le 22 Juillet 2021
    Mary prend la plume pour nous raconter son destin difficile. Née dans une famille déjà composée de 3 soeurs, petite boiteuse et maltraitée par un père violent et une maman dénuée de toute tendresse, Mary nous dévoile un quotidien de jeune fille vivant à la campagne et travaillant à la ferme. Traire les vaches, aller chercher les oeufs, ne pas perdre de temps à discuter ou flâner sous peine de se prendre une soufflante par sa famille, Mary n'a pas le temps de rêver. Sa rencontre avec le pasteur Graham va sceller son destin. Cette jeune fille, pleine de franchise, nous prend aux tripes dès les premières pages. Mary va traverser de nombreux obstacles au cours de sa vie et ce livre étant court, les émotions n'en sont que plus intenses. Mary m'a bouleversé: sa vie difficile et sa force de caractère m'ont beaucoup touché. Jamais elle ne se laissera faire par les épreuves ou les autres, jamais elle ne se laissera humilier. Il faut savoir que le style de ce livre est tout particulier. En effet, Mary est la narratrice et faute d'avoir été à l'école, sa grammaire et son vocabulaire en sont impactés. L'auteur nous implique directement en ayant tenu compte de cela... Mary prend la plume pour nous raconter son destin difficile. Née dans une famille déjà composée de 3 soeurs, petite boiteuse et maltraitée par un père violent et une maman dénuée de toute tendresse, Mary nous dévoile un quotidien de jeune fille vivant à la campagne et travaillant à la ferme. Traire les vaches, aller chercher les oeufs, ne pas perdre de temps à discuter ou flâner sous peine de se prendre une soufflante par sa famille, Mary n'a pas le temps de rêver. Sa rencontre avec le pasteur Graham va sceller son destin. Cette jeune fille, pleine de franchise, nous prend aux tripes dès les premières pages. Mary va traverser de nombreux obstacles au cours de sa vie et ce livre étant court, les émotions n'en sont que plus intenses. Mary m'a bouleversé: sa vie difficile et sa force de caractère m'ont beaucoup touché. Jamais elle ne se laissera faire par les épreuves ou les autres, jamais elle ne se laissera humilier. Il faut savoir que le style de ce livre est tout particulier. En effet, Mary est la narratrice et faute d'avoir été à l'école, sa grammaire et son vocabulaire en sont impactés. L'auteur nous implique directement en ayant tenu compte de cela et ça peut perturber notre lecture au départ. Ce roman est très poignant et vous porte vers une autre époque. Je n'ai eu aucun mal à me projeter dans le quotidien de Mary car les descriptions sont réalistes et Mary réveille notre instinct de protection d'une telle force que nous avons hâte de découvrir le dénouement de son histoire, surtout qu'elle sème tout le long des indices sur son futur. En conclusion, ce titre très doux cache en vérité une histoire dramatique mais la force émanant du personnage de Mary vous poussera jusqu'à la dernière page sans aucune difficulté malgré le style d'écriture qui peut rebuter au départ.
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  • Kittiwake Posté le 19 Juillet 2021
    Découverte de cette autrice anglaise, avec cette histoire poignante, qui trouve sa force dans la naïveté voulue de l’écriture. Ce cahier qu'elle emplit de son écriture maladroite, en 1831, son "livre", Mary s’y applique de toutes ses forces et avec les limites que son absence d’éducation lui impose. La jeune fille quitte la ferme familiale cette année-là pour rejoindre une maison cossue, employée pour s’occuper de l’épouse du propriétaire, le pasteur du village. La jeune femme, qui souffre de ce que l’on appellera bien plus tard une dépression post-traumatique, va très mal. Si le confort est là, Mary se languit, non de son père violent, mais de son grand-père, qui est un confident adoré. Le décès de l’épouse malade bouleverse la vie de Mary. C’est une très touchante et émouvante histoire, avec un personnage d’une force et d’une sensibilité remarquables, et l’on perçoit à petites touches l’irruption du malheur, on le pressent, sans toutefois le deviner. Les confidences sont amères et derrière les mots simples, transparait une profonde aversion pour l’injustice, qui épargne les coupables et enferme les victimes. Une très belle découverte plébiscitée en 2012 par le prix Femina et le prix Interallié.
  • Under_the_Moon Posté le 6 Avril 2021
    Ce court roman anglais est présenté comme un journal intime, une confession qui suit les saisons de 1830-1831. La narratrice, Mary, est une adolescente, fille de fermiers du Dorset (sud de l'Angleterre) ayant grandie à la dure au rythme du dur labeur des champs et des animaux de ferme. Au sein de sa famille, il n'est point question de tendresse, sauf avec son grand-père que tout le monde a tendance à oublier, sauf Mary. Au quotidien les cris et les coups peuvent être monnaie courante car le grand malheur du père de famille est de n'avoir eu que des filles. Un jour, le pasteur qui habite un peu plus loin demande, contre compensation financière à ce que Mary vienne chez lui s'occuper de sa femme malade. Au début Mary détonne avec son franc parler, son absence de retenue et de bonnes manières et son illettrisme. La femme du pasteur s'attache tout de même à cette jeune fille qui a quelque chose du "bon sauvage des campagnes", mais après son trépas, les choses commencent à se gâter. C'est un récit qui se lit facilement car l'écriture imite les pensées et l'expression d'une jeune analphabète ayant appris tardivement à lire et écrire... Ce court roman anglais est présenté comme un journal intime, une confession qui suit les saisons de 1830-1831. La narratrice, Mary, est une adolescente, fille de fermiers du Dorset (sud de l'Angleterre) ayant grandie à la dure au rythme du dur labeur des champs et des animaux de ferme. Au sein de sa famille, il n'est point question de tendresse, sauf avec son grand-père que tout le monde a tendance à oublier, sauf Mary. Au quotidien les cris et les coups peuvent être monnaie courante car le grand malheur du père de famille est de n'avoir eu que des filles. Un jour, le pasteur qui habite un peu plus loin demande, contre compensation financière à ce que Mary vienne chez lui s'occuper de sa femme malade. Au début Mary détonne avec son franc parler, son absence de retenue et de bonnes manières et son illettrisme. La femme du pasteur s'attache tout de même à cette jeune fille qui a quelque chose du "bon sauvage des campagnes", mais après son trépas, les choses commencent à se gâter. C'est un récit qui se lit facilement car l'écriture imite les pensées et l'expression d'une jeune analphabète ayant appris tardivement à lire et écrire (sans majuscules, avec peu de ponctuation). Si les premiers chapitres semblent "trop faciles", l'ambiance devient vite pesante, et le lecteur se rappelle bien vite qu'une jeune fille est avant tout une fille donc une proie facile. Ayant lu le roman "Victoire la Rouge" de Georges de Peyrebrune il y a peu, ce roman contemporain a souffert quelque peu de la comparaison. En ce qui me concerne, j'avais préféré le narrateur omniscient du premier à cette narration à la première personne car les faits se suffisent à eux-mêmes. J'ai aussi préféré le vécu de la première. Mais cela n'enlève rien à la qualité et aux mérites de ce petit roman qui plombe quand même le moral en quelques pages, un exploit en soit !
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  • theoline39 Posté le 17 Mars 2021
    Je ne sais pas quoi penser de ce livre... Assez sombre et sordide. Quand on voit dans le résumé que la jeune fille va aller travailler chez ce pasteur, malheureusement on sait déja ce qu'il va se passer... Type d'écriture très original, pas une seule majuscule de tout le livre!! Niveau de langage... vraiment celui d'une paysanne illettrée des années 1830... Heureusement qu'il était court je n'aurais pas supporté plus long
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…