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EAN : 9782264076076
Code sériel : 5509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Le point zéro

Dominique SYLVAIN (Traducteur)
Collection : Grands Détectives
Date de parution : 16/01/2020
Réédition d'un grand classique de la littérature policière japonaise.
Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d’une agence de publicité tokyoïte. Lors d’un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans la capitale, Kenichi disparaît. Partie sur ses traces, Teiko découvre tout d’abord que son mari a été policier avant de... Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d’une agence de publicité tokyoïte. Lors d’un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans la capitale, Kenichi disparaît. Partie sur ses traces, Teiko découvre tout d’abord que son mari a été policier avant de rencontrer l’épouse d’un riche industriel qui semble avoir un lien avec les Japonaises se prostituant jadis pour l’occupant américain. Venu la soutenir, le frère de Kenichi est empoisonné dans son hôtel par une inconnue. Teiko pressent un lien entre cette mort et la disparition de son mari. Pour découvrir la vérité, elle devra remonter jusqu’au « point zéro », cet instant de la vie de Kenichi qui a scellé son destin.
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EAN : 9782264076076
Code sériel : 5509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • klernat Posté le 17 Juin 2020
    Tout d'abord, ne lisez pas la der de couv', qui, pour parler jeune, spoile presque 2/3 du livre, s en est honteux... A la différence de nombreux policiers gorgés de détails glauques et réalistes sur les meurtres et les arcanes judiciaires, ici tout est mélancolie et poésie, pas d effusion de sang, de flics stéréotypés ou autres personnages amoureux au premier regard..... L auteur se concentre sur le lieu, les personnages et le mobile, surtout le mobile. Il y ajoute une critique sociale sur la société japonaise d après guerre qui, au final, est la cause du mobile. Tout ceci en fait une oeuvre, à la fois délicate et forte qui déroule son intrigue doucement au fil du temps qui passe et des nuages qui s amoncellent comme métaphore des états d âme de l héroïne. Ce qui peut se surprendre, c est le fait que tout le monde accepte de parler et de donner des renseignements aux différents protagonistes sans que ceux ci soient des policiers, qui d ailleurs sont quasiment aux abonnés absents. Il faut passer outre cette particularité, peut être liée à mes références de thrillers plus occidentales qu orientales, pour finir d apprécier ce livre. Au final une belle oeuvre, tout... Tout d'abord, ne lisez pas la der de couv', qui, pour parler jeune, spoile presque 2/3 du livre, s en est honteux... A la différence de nombreux policiers gorgés de détails glauques et réalistes sur les meurtres et les arcanes judiciaires, ici tout est mélancolie et poésie, pas d effusion de sang, de flics stéréotypés ou autres personnages amoureux au premier regard..... L auteur se concentre sur le lieu, les personnages et le mobile, surtout le mobile. Il y ajoute une critique sociale sur la société japonaise d après guerre qui, au final, est la cause du mobile. Tout ceci en fait une oeuvre, à la fois délicate et forte qui déroule son intrigue doucement au fil du temps qui passe et des nuages qui s amoncellent comme métaphore des états d âme de l héroïne. Ce qui peut se surprendre, c est le fait que tout le monde accepte de parler et de donner des renseignements aux différents protagonistes sans que ceux ci soient des policiers, qui d ailleurs sont quasiment aux abonnés absents. Il faut passer outre cette particularité, peut être liée à mes références de thrillers plus occidentales qu orientales, pour finir d apprécier ce livre. Au final une belle oeuvre, tout simplement.
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  • Lekarr Posté le 3 Juin 2020
    Seichô Matsumoto est considéré comme le Simenon du pays du Soleil Levant . N’ayant lu qu’un seul roman du grand écrivain belge je ne saurai me prononcer sur cette comparaison. Pour autant, une chose est certaine, « Le point zéro » est un récit où le cadre, temporel, géographique et social, est au moins aussi important que l’intrigue criminelle qui nous est proposée. Dans ce roman écrit en 1959, l’auteur évoque un Japon encore très marqué par les conséquences, matérielles et morales, de la défaite face aux Etats-Unis. Nous y découvrons un pays qui se remet doucement de la gigantesque crise économique qui suivit la fin de la guerre. Les coutumes reculent devant le mode de vie occidental, l’habitat traditionnel est progressivement remplacé par des demeures modernes et le capitalisme à l’américaine (usines et société de publicité) commence à s’imposer. L’histoire se déroule pour l’essentiel dans une préfecture du nord, coincée entre mer et montagne et subissant du fait de cette situation, la rigueur des éléments et une certaine pauvreté. On côtoie le petit peuple et les notables et la diversité des lieux fréquentés par les personnages (ryokans, salons de thé, bains et toute sorte d’institutions) nous offre un panorama... Seichô Matsumoto est considéré comme le Simenon du pays du Soleil Levant . N’ayant lu qu’un seul roman du grand écrivain belge je ne saurai me prononcer sur cette comparaison. Pour autant, une chose est certaine, « Le point zéro » est un récit où le cadre, temporel, géographique et social, est au moins aussi important que l’intrigue criminelle qui nous est proposée. Dans ce roman écrit en 1959, l’auteur évoque un Japon encore très marqué par les conséquences, matérielles et morales, de la défaite face aux Etats-Unis. Nous y découvrons un pays qui se remet doucement de la gigantesque crise économique qui suivit la fin de la guerre. Les coutumes reculent devant le mode de vie occidental, l’habitat traditionnel est progressivement remplacé par des demeures modernes et le capitalisme à l’américaine (usines et société de publicité) commence à s’imposer. L’histoire se déroule pour l’essentiel dans une préfecture du nord, coincée entre mer et montagne et subissant du fait de cette situation, la rigueur des éléments et une certaine pauvreté. On côtoie le petit peuple et les notables et la diversité des lieux fréquentés par les personnages (ryokans, salons de thé, bains et toute sorte d’institutions) nous offre un panorama assez complet de la vie dans une ville de province. Mais là n’est pas le sujet principal du roman. Ce dont Seichô Matsumoto veut nous parler, c’est de ces milliers de japonaises que la misère de l’immédiat après-guerre a contraintes à se prostituer auprès des soldats américains. Ces « pan-pan » que le Japon s’est dépêché d’oublier, il les remet sur le devant de la scène en posant notamment la question de savoir ce qu’elles sont devenues une fois le pays sorti de la misère. Il s’interroge également sur l’influence que ces relations ont pu avoir sur les mentalités dans une société nippone encore très patriarcale, pour ne pas dire carrément machiste. L’émancipation des femmes est donc au cœur du récit et ce n’est pas un hasard si les principaux personnages sont féminins, à commencer par son héroïne. Pourtant, au début du roman, Teïko apparait comme une femme effacée, subissant l’emprise de sa mère puis celle de son mari. Un mari qu’elle ne connaît guère puisque leur union a été arrangée par un entremetteur comme il était encore de coutume à l’époque. Cependant, en dépit des règles de politesse très pesantes et de la retenue qui s’imposait alors aux femmes, elle va révéler son caractère, faisant preuve d’une perspicacité et d’une persévérance peu commune. Son enquête fera émerger le joli portrait d’une femme volontaire qui doit comprendre qui était son époux afin de découvrir la vérité… à moins que ce ne soit le contraire.
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  • Fuyating Posté le 2 Mai 2020
    J'ai beaucoup aimé ce roman policier de Matsumoto que j'ai trouvé très bien construit. L'énigme est ficelée à la perfection et il est difficile de deviner ce qu'il a bien pu se passer. Nous avançons en tâtonnant, comme Teiko, dans l'enquête sur la disparition de son mari. Les retournements de situation sont intéressants et inattendus, nous laissant encore plus perplexes face à la situation, jusqu'à ce que la lumière se fasse petit à petit. J'ai beaucoup aimé les personnages que l'auteur a peaufinés avec soin, leurs réactions, leur politesse et la douceur qui peut émaner de certains. Je me suis beaucoup attachée à Teiko ! J'ai également apprécié la description de cette société dans le Japon d'après-guerre, des difficultés et des secrets que les gens veulent enfouir, comme par exemple les "pan-pan", ces jeunes japonaises n'ayant eu souvent d'autres choix que de se prostituer pour les soldats américains afin d'échapper à la pauvreté. Les descriptions des paysages sont elles aussi réussies. L'auteur nous emmène dans le Nord du Japon, un territoire où la neige est très présente, où la mer se fracasse contre les falaises et où les montagnes sont imposantes. Nous avons l'impression d'y être ! Matsumoto semble avoir un faible pour les... J'ai beaucoup aimé ce roman policier de Matsumoto que j'ai trouvé très bien construit. L'énigme est ficelée à la perfection et il est difficile de deviner ce qu'il a bien pu se passer. Nous avançons en tâtonnant, comme Teiko, dans l'enquête sur la disparition de son mari. Les retournements de situation sont intéressants et inattendus, nous laissant encore plus perplexes face à la situation, jusqu'à ce que la lumière se fasse petit à petit. J'ai beaucoup aimé les personnages que l'auteur a peaufinés avec soin, leurs réactions, leur politesse et la douceur qui peut émaner de certains. Je me suis beaucoup attachée à Teiko ! J'ai également apprécié la description de cette société dans le Japon d'après-guerre, des difficultés et des secrets que les gens veulent enfouir, comme par exemple les "pan-pan", ces jeunes japonaises n'ayant eu souvent d'autres choix que de se prostituer pour les soldats américains afin d'échapper à la pauvreté. Les descriptions des paysages sont elles aussi réussies. L'auteur nous emmène dans le Nord du Japon, un territoire où la neige est très présente, où la mer se fracasse contre les falaises et où les montagnes sont imposantes. Nous avons l'impression d'y être ! Matsumoto semble avoir un faible pour les trains. J'avais trouvé ce point passionnant dans son roman "Tokto express" et même si c'est moins flagrant dans "Le point zéro", il est tout de même souvent question de trajets en train, des lignes existant à l'époque etc. Encore quelques-uns de ses romans et je serai incollable sur les lignes ferroviaires au Japon dans les années 50 ! Trêve de plaisanterie, je vous conseille donc vivement ce roman qui est passionnant, que ce soit au niveau de la découverte de la société japonaise de l'époque, de la richesse de l'intrigue, de la description des paysages et des personnages. Petit bonus : la courte présentation du roman policier au Japon dans la postface écrite par Takashi Atoda est très intéressante !
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  • LePamplemousse Posté le 11 Février 2020
    Comment vous gâcher tout le plaisir de la découverte de ce roman ? Facile, il suffit de lire la quatrième de couverture qui raconte tout ce qui va arriver au fil des pages, du début jusqu'à la fin ! Heureusement, je n'avais que survolé ce fameux résumé avant la lecture. Mais certains éléments annoncés se produisent vraiment très tard dans l'intrigue, ce qui fait que je me doutais de ce qui constitue l'élément clé de cette enquête. En bref, une jeune mariée est confrontée à la disparition mystérieuse de son époux et il va lui falloir remonter dans le passé pour comprendre ce qui s'est passé. J'ai bien aimé l'ambiance à la japonaise, à savoir que chacun a à cœur de ne pas gêner les autres, de ne pas être une source d'embarras pour eux, alors même qu'il leur arrive des trucs affreux et qu'ils vivent le pire moment de leur vie. Vous imaginez être confronté à la disparition ou au meurtre d'un proche et devoir vous excuser auprès de ses collègues ou même de la police pour tous les ennuis que vous leur apportez ? Ca semble une attitude assez étrange pour nous qui ne sommes pas habitués à ce genre de réaction, mais ce genre... Comment vous gâcher tout le plaisir de la découverte de ce roman ? Facile, il suffit de lire la quatrième de couverture qui raconte tout ce qui va arriver au fil des pages, du début jusqu'à la fin ! Heureusement, je n'avais que survolé ce fameux résumé avant la lecture. Mais certains éléments annoncés se produisent vraiment très tard dans l'intrigue, ce qui fait que je me doutais de ce qui constitue l'élément clé de cette enquête. En bref, une jeune mariée est confrontée à la disparition mystérieuse de son époux et il va lui falloir remonter dans le passé pour comprendre ce qui s'est passé. J'ai bien aimé l'ambiance à la japonaise, à savoir que chacun a à cœur de ne pas gêner les autres, de ne pas être une source d'embarras pour eux, alors même qu'il leur arrive des trucs affreux et qu'ils vivent le pire moment de leur vie. Vous imaginez être confronté à la disparition ou au meurtre d'un proche et devoir vous excuser auprès de ses collègues ou même de la police pour tous les ennuis que vous leur apportez ? Ca semble une attitude assez étrange pour nous qui ne sommes pas habitués à ce genre de réaction, mais ce genre d'attitude se retrouve dans de nombreux romans japonais. Le roman est agréable à lire, d'un style assez froid mais qui va bien avec l'ambiance et l'intrigue est plutôt bonne même si le résumé du dos du livre en dévoile beaucoup trop.
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  • Polars_urbains Posté le 4 Juin 2019
    Matsumoto a souvent été comparé à Simenon, certainement pour l’humanité de ses personnages. Je pense qu’i faut plutôt aller chercher l’explication dans ce qu’écrit Takashi Atoda sans sa postface : « L’une des caractéristiques de l’écriture de Seichô Matsumoto c’est qu’en racontant l’individu, il nous raconte également la société. » Ce qu’il fait magnifiquement dans Le Point zéro, un roman dans lequel une histoire de disparition et de crimes qui y sont liées l’amène à évoquer le rôle des « pan-pan », ces jeunes femmes qui ont exercé la galanterie après la défaite du Japon et l’occupation américaine. Mais il y a aussi un côté « whodunit » dans ce livre et les lecteurs ont intérêt, comme dans Tokyo Express à ne pas se perdre dans les horaires et les itinéraires des déplacements ferroviaires et routiers de Teiko, partie à la recherche de son mari et de la vérité. Roman noir sur le passé qui peut vous rattraper, Le Point zéro évoque également la question de la double vie, celle d’avant et celle d’après, mais aussi les existences que l’on peut mener simultanément. Sur ce thème, Matsumoto rejoint Simenon dans ce très beau roman.
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