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Le point zéro
Dominique Sylvain (traduit par), Franck Sylvain (traduit par)
Collection : Polar
Date de parution : 16/01/2020
Éditeurs :
10/18

Le point zéro

Dominique Sylvain (traduit par), Franck Sylvain (traduit par)
Collection : Polar
Date de parution : 16/01/2020
Réédition d'un grand classique de la littérature policière japonaise.
Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d’une agence de publicité tokyoïte. Lors d’un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans... Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d’une agence de publicité tokyoïte. Lors d’un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans la capitale, Kenichi disparaît. Partie sur ses traces, Teiko découvre tout d’abord que son mari a été policier avant de... Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d’une agence de publicité tokyoïte. Lors d’un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans la capitale, Kenichi disparaît. Partie sur ses traces, Teiko découvre tout d’abord que son mari a été policier avant de rencontrer l’épouse d’un riche industriel qui semble avoir un lien avec les Japonaises se prostituant jadis pour l’occupant américain. Venu la soutenir, le frère de Kenichi est empoisonné dans son hôtel par une inconnue. Teiko pressent un lien entre cette mort et la disparition de son mari. Pour découvrir la vérité, elle devra remonter jusqu’au « point zéro », cet instant de la vie de Kenichi qui a scellé son destin.
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EAN : 9782264076076
Code sériel : 5509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264076076
Code sériel : 5509
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Kukba65 28/07/2022
    A Obidos, très belle bourgade médiévale au centre du Portugal, se trouve une extraordinaire bouquinerie. Une grande pièce, sans doute une ancienne grange, est tapissée de livres, du sol jusqu’au plafond à 4 ou 5 mètres de haut. Il faut une échelle mais pas le vertige, pour s’y retrouver parmi ces milliers de livres. Ce libraire offre au visiteur des livres en Portugais bien évidemment, mais également un impressionnant choix de livres en Allemand, en Anglais, plus rares, en Néerlandais mais aussi en Français. J’y découvris ce roman japonais, un policier, genre dont je me limite à un exemplaire par an. Je n’avais jamais entendu parler de ce romancier prolixe que son éditeur (10/18) compare à Simenon. L’éditeur dit juste. Matsumoto écrivait comme Simenon : des personnages simples, humbles, des scènes de la vie courante, des atmosphères que l’on saisit et comprend aussitôt. Ce roman est simple, l’intrigue va droit au but mais est détaillée, sans tomber dans les bavardages des auteurs de policiers ou de thrillers contemporains, qui suivent les memes recettes des écoles d’écriture. Cerise sur le gateau, Matsumoto aime le train et nous fait découvrir son fascinant japon par ce mode précieux de déplacement, celui qui permet le mieux la... A Obidos, très belle bourgade médiévale au centre du Portugal, se trouve une extraordinaire bouquinerie. Une grande pièce, sans doute une ancienne grange, est tapissée de livres, du sol jusqu’au plafond à 4 ou 5 mètres de haut. Il faut une échelle mais pas le vertige, pour s’y retrouver parmi ces milliers de livres. Ce libraire offre au visiteur des livres en Portugais bien évidemment, mais également un impressionnant choix de livres en Allemand, en Anglais, plus rares, en Néerlandais mais aussi en Français. J’y découvris ce roman japonais, un policier, genre dont je me limite à un exemplaire par an. Je n’avais jamais entendu parler de ce romancier prolixe que son éditeur (10/18) compare à Simenon. L’éditeur dit juste. Matsumoto écrivait comme Simenon : des personnages simples, humbles, des scènes de la vie courante, des atmosphères que l’on saisit et comprend aussitôt. Ce roman est simple, l’intrigue va droit au but mais est détaillée, sans tomber dans les bavardages des auteurs de policiers ou de thrillers contemporains, qui suivent les memes recettes des écoles d’écriture. Cerise sur le gateau, Matsumoto aime le train et nous fait découvrir son fascinant japon par ce mode précieux de déplacement, celui qui permet le mieux la lecture. Mais au delà de la lecture, captivante, de l’intrigue, ce roman nous offre à découvrir le bouleversement sociologique que représenta l’occupation américaine après l’effondrement de l’empire nippon en 1945, et singulièrement dans les rapports hommes - femmes. Pour le grand bonheur de l’émancipation des femmes.
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  • larmordbm 17/07/2022
    Une silhouette rouge vif se promène dans les rues enneigées, aux bras de GI, dans le Japon occupé par les américains. Le pays sort laminé de la guerre, les hommes sont terrassés par la défaite et les femmes se réveillent, découvrent qu'elles peuvent avoir un amour propre, être autonomes et jouer un rôle dans la société. Grâce à un entremetteur et poussée par sa mère, Teiko, célibataire de 26 ans, se marie avec Kenichi, plus âgé qu'elle de dix ans, dont elle ne connait ni le passé sentimental ou professionnel. Lors d'un déplacement, Kenichi disparait. Teiko entreprend alors, avec l'aide de collègues et de proches de son mari, une longue enquête qui l'amènera dans la péninsule de Noto, bordée de falaises et battue par les vents. Elle remonte le déroulé des évènements, reconstitue pas à pas le passé de Kenichi, et nous suivons le fil de son raisonnement fait de déductions, d'intuition, et de ruminations. Elle se questionne sans cesse, élabore des hypothèses et répète les mêmes interrogations. La quête de Teiko, faisant preuve d'opiniâtreté et gagnant en indépendance après un mariage arrangé, fait tout l'intérêt de ce roman policier qui nous fait découvrir un pan de l'histoire et de la sociologie du Japon,... Une silhouette rouge vif se promène dans les rues enneigées, aux bras de GI, dans le Japon occupé par les américains. Le pays sort laminé de la guerre, les hommes sont terrassés par la défaite et les femmes se réveillent, découvrent qu'elles peuvent avoir un amour propre, être autonomes et jouer un rôle dans la société. Grâce à un entremetteur et poussée par sa mère, Teiko, célibataire de 26 ans, se marie avec Kenichi, plus âgé qu'elle de dix ans, dont elle ne connait ni le passé sentimental ou professionnel. Lors d'un déplacement, Kenichi disparait. Teiko entreprend alors, avec l'aide de collègues et de proches de son mari, une longue enquête qui l'amènera dans la péninsule de Noto, bordée de falaises et battue par les vents. Elle remonte le déroulé des évènements, reconstitue pas à pas le passé de Kenichi, et nous suivons le fil de son raisonnement fait de déductions, d'intuition, et de ruminations. Elle se questionne sans cesse, élabore des hypothèses et répète les mêmes interrogations. La quête de Teiko, faisant preuve d'opiniâtreté et gagnant en indépendance après un mariage arrangé, fait tout l'intérêt de ce roman policier qui nous fait découvrir un pan de l'histoire et de la sociologie du Japon, dont les certitudes ancestrales basculent après 45, autour des pan-pan, prostituées auprès de l'armée d'occupation. L'intrigue, bien ficelée, nous fait voyager l'hiver, le plus souvent en train, dans de magnifiques paysages de montagnes et de bord de mer, illustrés par quelques dessins, sur la côte nord du pays. Je découvre avec plaisir Matsumoto, auteur de 450 romans, souvent comparé, pour les ambiances et la psychologie, à Simenon.
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  • Omaman 16/04/2022
    Polar japonais qui se déroule après la 2e guerre mondiale, entre Tokyo et Kanazawa. il traite notamment des "panpan", ces femmes qui se sont prostituées auprès des Américains pour survivre dans l'immédiat après-guerre. Très fin et évocateur de ce Japon en transition. Une femme, dont le mari en voyage d'affaires a disparu, mène l'enquête.
  • nanashi 15/01/2022
    Ce livre m'a été offert il y a un ou deux, et ce fut un bon choix. Les personnages n'ont rien de particulier, mais j'ai quand même ressenti de l'empathie et de l'intérêt pour eux et leur sort. J'ai également beaucoup apprécié les évocations historiques sur le Japon d'après guerre et l'invasion américaine. Un très bon moment de lecture avec ce roman. Je me laisserai très certainement tenter par l'une des autres oeuvres de l'auteur, dont je découvre la plume. A partager, peut-être bien à relire.
  • pasiondelalectura 12/12/2021
    Matsumoto a introduit dans le roman policier japonais la psychologie des personnages et les détails de la vie quotidienne, le tout avec une précision d’orfèvre et une foultitude de détails . Ce style lui a valu d’être comparé à l’illustre écrivain belge George Simenon. Curieusement ses récits sont souvent en rapport avec des trains, comme c’est le cas de Tokyo Express où il y a aussi des précisions horaires sur les compagnies aériennes nippones. Plusieurs de ses livres ont été portés à l’écran. Point Zéro (1959), un polar très agréable à lire par ce contexte social japonais de l’après guerre, années 50. L’intrigue est assez compliquée dès le départ et elle va s’étoffer de plus en plus. Au départ, c’est la disparition de Kenichi un mois après son mariage avec Teiko, par l’intermédiaire d’un entremetteur alors même que Kenichi vient d’obtenir sa mutation à Tokyo, lui l’employé modèle. Sa jeune épouse Teiko fera des recherches aidée par Honda, celui qui a pris l’ancienne place de Kenichi en province, à Kanayawa, au nord du Japon. Le plus drôle ici c’est que ce sont les particuliers qui recherchent car la police est peu motivée, et ils ont l’habitude au Japon que les gens disparaissent de... Matsumoto a introduit dans le roman policier japonais la psychologie des personnages et les détails de la vie quotidienne, le tout avec une précision d’orfèvre et une foultitude de détails . Ce style lui a valu d’être comparé à l’illustre écrivain belge George Simenon. Curieusement ses récits sont souvent en rapport avec des trains, comme c’est le cas de Tokyo Express où il y a aussi des précisions horaires sur les compagnies aériennes nippones. Plusieurs de ses livres ont été portés à l’écran. Point Zéro (1959), un polar très agréable à lire par ce contexte social japonais de l’après guerre, années 50. L’intrigue est assez compliquée dès le départ et elle va s’étoffer de plus en plus. Au départ, c’est la disparition de Kenichi un mois après son mariage avec Teiko, par l’intermédiaire d’un entremetteur alors même que Kenichi vient d’obtenir sa mutation à Tokyo, lui l’employé modèle. Sa jeune épouse Teiko fera des recherches aidée par Honda, celui qui a pris l’ancienne place de Kenichi en province, à Kanayawa, au nord du Japon. Le plus drôle ici c’est que ce sont les particuliers qui recherchent car la police est peu motivée, et ils ont l’habitude au Japon que les gens disparaissent de temps en temps sans laisser de traces. Kenichi a un frère aîné, Sôtarô qui lui aussi se mettra à sa recherche et de toute évidence il sait des choses sur Kenichi que sa jeune épouse n’a pas eu le temps d’apprendre. Peu à peu et à force de moult déplacements en train (l’obsession de l’écrivain pour les trains !) et des contacts avec des gens qui ont connu Kenichi, Teiko arrivera à trouver une explication à sa disparition si soudaine. Un polar très ancré sur le social japonais qui nous apprend beaucoup de choses. J’ai notamment remarqué, par exemple, ce recours, même aujourd’hui, aux mariages arrangés par l’entremise d’un ou d’une professionnel/le, une profession sérieuse et nécessaire au Japon où les gens gardent tellement leur distance que l’on arrive difficilement à les connaitre vraiment; souvent ils ne connaissent pas la spontanéité dans le contact et tout obéit à des règles sociales strictes selon le rang dans lequel on se situe. J’ai appris aussi la situation des filles pan-pan, qui ont existé après la DGM avec un Japon à genoux, en grande carence. Ce sont des filles de tous les milieux sociaux qui ont « fréquenté » les soldats américains pour avoir à manger ou un peu d’argent; les filles des classes supérieures, éduquées ont pu, par la suite, se marier et fonder des familles, d’autres moins favorisées ont fini dans la prostitution; le thème des filles pan-pan n’est pratiquement jamais abordé au Japon, c’est un sujet tabou. Autre aspect social frappant est le respect de la subordination due à la supériorité en grade dans le monde du travail ce qui se traduit par une gestuelle très précise vue par nous comme des salamalecs sans fin. Aussi un autre aspect étonnant est l’obéissance et le respect aux personnes âgées, en commençant par les parents; même si on est en désaccord, ils son écoutés, voire obéis. Pour revenir au livre, je me suis un peu perdue avec le nom des lieux et la lenteur de l’intrigue, mais globalement la qualité de l’écriture est superbe. Coup de chapeau bas aux traducteurs Dominique et Frank Sylvain qui ont bien donné le ton et l’atmosphère, car l’on croit lire un texte écrit directement en français.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…