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EAN : 9782264077493
Code sériel : 5713
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Lire les morts

Fabrice Pointeau (traduit par)
Collection : Grands Détectives
Date de parution : 18/11/2021
Personne ne peut empêcher les morts de parler.
Camaho, dans les Caraïbes. Hanté par le meurtre de sa mère lors des émeutes qui ont secoué l’île des années auparavant, Michael Digson survit tant bien que mal dans une cahute héritée de sa grand-mère. Jusqu’au jour où il croise la route de Chilman, un commissaire anticonformiste obsédé par une... Camaho, dans les Caraïbes. Hanté par le meurtre de sa mère lors des émeutes qui ont secoué l’île des années auparavant, Michael Digson survit tant bien que mal dans une cahute héritée de sa grand-mère. Jusqu’au jour où il croise la route de Chilman, un commissaire anticonformiste obsédé par une étrange affaire jamais élucidée. Intéressé par les dons d’observation du jeune homme, le vieux flic le recrute au sein des forces de police pour résoudre des cas de disparitions qui se multiplient à Camaho dans l’indifférence générale. Avec une promesse à la clé : laisser Digson enquêter sur la mort de sa mère, au risque de se faire de puissants ennemis…
Luttes de pouvoir entre les communautés, sectes religieuses, tensions sociales et raciales, poids de l’histoire et de la mémoire… loin d’un simple cold case, l’enquête de Digson offre un voyage vertigineux à travers un territoire marqué par la violence, les meurtrissures et le deuil. Poète reconnu, Jacob Ross nous offre ici un roman noir aussi atypique que son héros, écrit dans une langue remarquable.

PRESSE :
« Si Lire les morts est bien un thriller, ses fulgurances et la qualité de son écriture en font un roman véritablement littéraire, qui impressionne par sa profondeur et sa finesse. » The Guardian
« Ross, suivant la tradition de Hemingway et Morrison, affiche tout l’éclat d’un grand conteur en action. » Bernardine Evaristo - Booker Prize 2019
« Il arrive que l'amateur de polars, routinier par nature, sorte de ses séries préférées et s'aventure dans un nouvel univers. Avec, parfois, d'heureuses surprises à la clef, comme ce premier roman de Jacob Ross. » L'Express
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EAN : 9782264077493
Code sériel : 5713
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • marchenry Posté le 3 Septembre 2021
    Lu il y a un moment déjà, et avec un réel plaisir, qui ne s'est pas effacé près de dix mois après. Déjà, il y a l'éditeur, Sonatine, dont les livres sont très beaux, très agréables à lire (il faut le dire) et qui a publié (ou exhumé) d'excellents auteurs, Gillian Flynn, Robert Goddard, Tim Willocks, Hilary Mantel ou Mikal Gilmore entre autres - une Super Ligue n'est-ce pas. Jacob Ross mérite-t-il d'y figurer ? Il n'en est pas loin, il frappe à la porte. "Lire les morts" offre un univers : nous sommes aux Caraïbes, une île qui crève d'être pauvre mais sous le soleil (dont Kant disait qu'avec le rire et l'espoir il atténue les duretés de la vie), une île d'extrêmes, de superstition et de violence, de pauvreté et de débrouillardise. Cette île, qui s'appelle Camaho dans le livre (Jacob Ross est natif de Grenade), est la vraie héroïne du roman, qui lui apporte ses couleurs, son rythme, sa langue, son extraordinaire richesse, sa merveilleuse singularité (on a envie de s'y rendre, d'être cerné par la mer, de prolonger ou retrouver l'été tropical). L'autre héros, le vrai, Michael Digson devient flic malgré lui : c'est un très... Lu il y a un moment déjà, et avec un réel plaisir, qui ne s'est pas effacé près de dix mois après. Déjà, il y a l'éditeur, Sonatine, dont les livres sont très beaux, très agréables à lire (il faut le dire) et qui a publié (ou exhumé) d'excellents auteurs, Gillian Flynn, Robert Goddard, Tim Willocks, Hilary Mantel ou Mikal Gilmore entre autres - une Super Ligue n'est-ce pas. Jacob Ross mérite-t-il d'y figurer ? Il n'en est pas loin, il frappe à la porte. "Lire les morts" offre un univers : nous sommes aux Caraïbes, une île qui crève d'être pauvre mais sous le soleil (dont Kant disait qu'avec le rire et l'espoir il atténue les duretés de la vie), une île d'extrêmes, de superstition et de violence, de pauvreté et de débrouillardise. Cette île, qui s'appelle Camaho dans le livre (Jacob Ross est natif de Grenade), est la vraie héroïne du roman, qui lui apporte ses couleurs, son rythme, sa langue, son extraordinaire richesse, sa merveilleuse singularité (on a envie de s'y rendre, d'être cerné par la mer, de prolonger ou retrouver l'été tropical). L'autre héros, le vrai, Michael Digson devient flic malgré lui : c'est un très jeune flic, un flic novice. Il a un don, celui de décrypter comme personne les scènes de crimes (il "lit les morts"), et une obsession, celle de retrouver l'assassin de sa mère. Coaché par son mentor Chilman, drôle de flic lui aussi, étrange et attachant, le voilà aux prises avec des affaires chaudes et froides, qu'il traite à sa manière, entre désinvolture et colère, application et détachement. L'autre particularité de ce livre est sa langue, entre poésie et créole (Jacob Ross est les deux), qui fait sa profonde originalité et donne des pages superbes, inédites dans ce genre, comme suspendues. Seul bémol : parfois il y a de petites chutes de tension, qui ne durent jamais longtemps mais qui auraient pu être "coupées au montage". Lire les morts, et lire Lire les morts.
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  • Jrp Posté le 2 Juillet 2021
    En portant assistance à une victime d'agression, Michael Digson est découvert et finalement enrôlé par Chilman, un vieux flic anticonformiste qui veut créer une brigade criminelle. Michael accepte et devient un excellent élément pour lire les morts! Nous avons une belle description de l’ile de Camaho (Grenade!), de sa beauté mais aussi de son chaos, de la précarité et de la misère. On sent également les parfums, la chaleur et la présence de l'océan. L’intrigue du roman mise sur les violences subies par les femmes, sur l'influence de certaines églises à la limite de la secte et sur un vieux cold case cher à Chilman. Vous allez pas vous ennuyer ….. Dans ses dialogues l'auteur passe rapidement de l'anglais courant au créole, ce qui ajoute beaucoup de musicalité. Un roman atypique et étonnant. Bonne lecture.
  • aliasdam Posté le 20 Mars 2021
    Quand une petite frappe devient enquêteur grâce à l'oeil instinctif d'un policier d'un savoir-faire évident pour lire les os d'un cadavre, Lire les Morts devient un polar inévitable. Car le héros se voit grandir au fil des pages, les relations professionnelles personnelles évoluent à un rythme soutenu. Avec des dialogues créoles savoureux, le comportement des protagonistes sonne vrai. La raison? On n'est pas dans un énième thriller nordique ou domestique qui parsèment les rayons des librairies. Bienvenue aux Caraïbes, où l'auteur travaille son ambiance, chaque personnage, dont le destin étonne à chaque chapitre. Rien n'est cousu de fil blanc, la lecture surprend, grâce à ses héros, au passé trouble, aux amours difficiles. Quand Jacob Ross critique les gouvernements et les autorités, nos héros du roman semblent s'en ficher, la vie continue et on accepte docilement. Viols en série, domination de l'homme sur la femme, enfants illégitimes, Lire les morts abreuvent le lecteur d'une ribambelle de maux de l'humanité. Mais le talent du conteur est tel que l'on bascule avec lui dans cet océan de soleil de morts. Jacob Ross nous entraîne dans un Cold Case impossible à résoudre mais impossible à lâcher. Il aurait pu user de... Quand une petite frappe devient enquêteur grâce à l'oeil instinctif d'un policier d'un savoir-faire évident pour lire les os d'un cadavre, Lire les Morts devient un polar inévitable. Car le héros se voit grandir au fil des pages, les relations professionnelles personnelles évoluent à un rythme soutenu. Avec des dialogues créoles savoureux, le comportement des protagonistes sonne vrai. La raison? On n'est pas dans un énième thriller nordique ou domestique qui parsèment les rayons des librairies. Bienvenue aux Caraïbes, où l'auteur travaille son ambiance, chaque personnage, dont le destin étonne à chaque chapitre. Rien n'est cousu de fil blanc, la lecture surprend, grâce à ses héros, au passé trouble, aux amours difficiles. Quand Jacob Ross critique les gouvernements et les autorités, nos héros du roman semblent s'en ficher, la vie continue et on accepte docilement. Viols en série, domination de l'homme sur la femme, enfants illégitimes, Lire les morts abreuvent le lecteur d'une ribambelle de maux de l'humanité. Mais le talent du conteur est tel que l'on bascule avec lui dans cet océan de soleil de morts. Jacob Ross nous entraîne dans un Cold Case impossible à résoudre mais impossible à lâcher. Il aurait pu user de la facilité. Au contraire, il repousse les limites du polar classique. Bravo
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  • Sylviegeo Posté le 17 Février 2021
    Quelle belle découverte. Un roman que je ne saurais qualifier tant il se démarque de ce que j'ai pu lire auparavant. Déjà, nous sommes dans les Caraïbes, sur une petite île, Camaho. Alors, il y a la mer, la chaleur, le vent, la pluie, les arbres fruitiers, les collines, les routes défoncées, les chemins de terre, les baies, la violence et le silence. Puis , la ville et sa faune. Car dans Lire les morts, les personnages sont atypiques vraiment et attachants. Un commandant de police à la veille de la retraite mais obsédé par une affaire non résolue; sa jeune recrue, Digger, qui revient d'une année de formation en Angleterre pour justement apprendre à lire les morts et les scènes de crime et un autre assistant, Malan, formé spécialement pour les armes à feu et Mlle Stanislaus, la dernière arrivée avec ses vêtements fleuris et colorés et ses broches en papillons. Donc, je suis séduite. Et parlons donc de cette langue aux accents marqués, une langue étirée, on dirait presque alanguie et, de ce pas, saluons le travail de traduction qui a respecté la particularité de la langue . On sent bien la différence. Dans ce... Quelle belle découverte. Un roman que je ne saurais qualifier tant il se démarque de ce que j'ai pu lire auparavant. Déjà, nous sommes dans les Caraïbes, sur une petite île, Camaho. Alors, il y a la mer, la chaleur, le vent, la pluie, les arbres fruitiers, les collines, les routes défoncées, les chemins de terre, les baies, la violence et le silence. Puis , la ville et sa faune. Car dans Lire les morts, les personnages sont atypiques vraiment et attachants. Un commandant de police à la veille de la retraite mais obsédé par une affaire non résolue; sa jeune recrue, Digger, qui revient d'une année de formation en Angleterre pour justement apprendre à lire les morts et les scènes de crime et un autre assistant, Malan, formé spécialement pour les armes à feu et Mlle Stanislaus, la dernière arrivée avec ses vêtements fleuris et colorés et ses broches en papillons. Donc, je suis séduite. Et parlons donc de cette langue aux accents marqués, une langue étirée, on dirait presque alanguie et, de ce pas, saluons le travail de traduction qui a respecté la particularité de la langue . On sent bien la différence. Dans ce récit, on entre vite dans le vif. Pas de digressions inutiles. Juste ce qu'il faut d'explications pour ne pas nous perdre. Et même si les thèmes sont archi communs - disparitions, violence domestique, abus de pouvoir, contraintes et sévices - la façon de nous en parler est inhabituelle, le type de raisonnement très particulier. Un roman à lire, un auteur à découvrir , un récit authentique. Un excellent moment de lecture.
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  • cakoo Posté le 11 Février 2021
    J'ai beaucoup aimé. Une atmosphère tropicale chaleureuse mais violente qui m'a fait voyager, une très belle écriture, une trame policière solide, des personnages qui sortent du commun auxquels je me suis attaché. Je ne suis pas compétent alors je ne peux pas commenter les questions autour de la traduction et du créole, en tout cas j'ai lu une prose merveilleuse à mon goût.
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