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Pocket
EAN : 9782266312844
Code sériel : 18065
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Propriétés privées

Date de parution : 19/08/2021
Dans quelle mesure les choses qu’on possède finissent-elles par nous posséder ? En douze nouvelles grinçantes, Lionel Shriver dresse l’état des lieux de la condition propriétaire. Comment récupérer un cadeau de mariage, quand l’ami auquel on l’a offert nous a rayé de sa vie ? De quoi ce sycomore, dans le jardin du... Dans quelle mesure les choses qu’on possède finissent-elles par nous posséder ? En douze nouvelles grinçantes, Lionel Shriver dresse l’état des lieux de la condition propriétaire. Comment récupérer un cadeau de mariage, quand l’ami auquel on l’a offert nous a rayé de sa vie ? De quoi ce sycomore, dans le jardin du voisin, est-il le symbole ? Comment virer, passés trente ans, son fils de chez soi ? Avarice, jalousie, obsessions et luttes de territoire… Propriétés privées : prière d’entrer…
 
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EAN : 9782266312844
Code sériel : 18065
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Un recueil d’histoires sur l’instinct de propriété par une virtuose de l’ironie douce.
Lionel Shriver est une fabuliste géniale. Elle fait de la métaphysique et de la géopolitique avec des histoires réalistes et burlesques qui lui permettent de pousser très loin le bouchon de sa pensée.
Astrid De Larminat / Le Figaro Littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • motspourmots Posté le 26 Septembre 2021
    De Lionel Shriver je n'ai lu (il y a longtemps) que Double faute, un roman formidablement grinçant qui ausculte avec une féroce acuité la relation d'un couple de champions de tennis et que l'on peut désormais trouver réédité chez Pocket. Alors ce recueil de nouvelles m'a permis de renouer avec son étonnante lucidité dans l'étude de la psychologie humaine et de me souvenir qu'elle est décidément très à l'aise avec l'environnement sportif (qui est aussi le sujet de son dernier roman d'après ce que j'en ai entendu dire). Il y a ici une dizaine de nouvelles encadrées par 2 novellas d'une centaine de pages, l'ensemble permettant d'explorer de façon assez piquante l'étendue du spectre des pathologies induites par la possession de biens et d'objets divers. La propriété, élément moteur de nos sociétés n'a rien d'anodin et provoque même un certain nombre d'effets pervers dont nous n'avons pas toujours conscience. Lionel Shriver se régale à nous les révéler. La plupart des personnages dépeints par l'auteure sont marqués par le sceau de la solitude, soit parce qu'ils ne sont pas "dans la norme", soit parce que les aléas de la vie sont passés par là. Est-ce pour cela qu'ils investissent dans les objets... De Lionel Shriver je n'ai lu (il y a longtemps) que Double faute, un roman formidablement grinçant qui ausculte avec une féroce acuité la relation d'un couple de champions de tennis et que l'on peut désormais trouver réédité chez Pocket. Alors ce recueil de nouvelles m'a permis de renouer avec son étonnante lucidité dans l'étude de la psychologie humaine et de me souvenir qu'elle est décidément très à l'aise avec l'environnement sportif (qui est aussi le sujet de son dernier roman d'après ce que j'en ai entendu dire). Il y a ici une dizaine de nouvelles encadrées par 2 novellas d'une centaine de pages, l'ensemble permettant d'explorer de façon assez piquante l'étendue du spectre des pathologies induites par la possession de biens et d'objets divers. La propriété, élément moteur de nos sociétés n'a rien d'anodin et provoque même un certain nombre d'effets pervers dont nous n'avons pas toujours conscience. Lionel Shriver se régale à nous les révéler. La plupart des personnages dépeints par l'auteure sont marqués par le sceau de la solitude, soit parce qu'ils ne sont pas "dans la norme", soit parce que les aléas de la vie sont passés par là. Est-ce pour cela qu'ils investissent dans les objets qui les entourent autre chose qu'un simple lien utilitaire ? Quoi qu'il en soit, les comportements révèlent, sous le regard attentif de Lionel Shriver un magma de failles affectives. Je ne vais pas détailler chacune des nouvelles, elles sont taillées avec beaucoup de savoir-faire et de talent autant dans la mise en scène que dans l'exploration des sentiments, aucune ne se ressemble et on peut les picorer tranquillement et indépendamment. Chacun reconnaitra certaines situations ou travers, se sentira particulièrement touché ou interrogé par l'une ou l'autre de ces histoires. Moi j'ai particulièrement apprécié la novella qui ouvre le recueil, Le Lustre en pied (titre impossible...), texte magistral qui justifie à lui seul de posséder ce livre : d'une irrésistible finesse dans l'analyse des relations entre les trois protagonistes de l'histoire, d'une férocité perverse lorsqu'il s'agit de décortiquer le déséquilibre induit par une troisième personne dans la vie bien réglée des deux premiers ; je suis passée par tous les états avec Jillian, c'est du grand art et la parabole du tennis est parfaite (essayez un peu de jouer à trois...). Ça grince donc, délicieusement. Et cela nous renvoie à nos émotions et sentiments les plus profonds, pas toujours très reluisants ni faciles à décoder pour celles et ceux qui nous entourent. La possession est-elle synonyme de liberté ou d'aliénation ? Bonne question.
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  • Domdolit Posté le 23 Septembre 2021
    Un petit bonheur à lire ! Lionel Shriver a un don, ou plutôt deux : celui de nous emporter dans un monde, et celui de nous prouver qu'une plume peut être aussi franche que chaleureuse. Voici de quoi nous donner envie d'aimer les nouvelles, et détester la propriété !
  • r1959 Posté le 9 Septembre 2021
    Croustillantes, réjouissantes, un régal, ces nouvelles, vraiment un coup de cœur : on retrouve toute la cruauté d'Il faut qu'on parle de Kévin et de Tout ça pour quoi, avec des dialogues ciselés, un second degré, une impertinence et un humour qui me rendent inconditionnel de cette auteure qui a choisi, rappelons-le, un prénom masculin pour dénoncer les plus grandes facilités faites aux hommes dans cette société qu'elle dépeint si parfaitement.
  • anneqlf Posté le 28 Juin 2021
    J'ai découvert Lionel Shriver avec ce bouquin, et nul doute que je vais suivre cette auteure. J'ai été impressionnée autant par le fond que par la forme. Sur le fond, ce sont des nouvelles sur la propriété en général, mais au sens large, comme l'éloignement de chez soi. Il y a un aréopage de personnages invraisemblables ! Et pour autant j'ai retrouvé plein de points communs avec ma personnalité ou celle des gens qui m'entourent ! Elle tape juste, elle tape fort ! Et alors sur la forme, quelle écriture ! De plus en plus les écrivains écrivent comme ils parlent, mais là c'est vraiment du langage écrit. Avec des tournures de phrases exceptionnelles, que j'aimerais savoir utiliser ! C'est fluide, c'est cultivé, c'est drôle ! J'aurais pu mettre 5 étoiles si la dernière nouvelle m'avait plu autant que les autres, mais je l'ai complètement laissé tomber. Je retenterai de la lire d'ici quelques semaines. Elle est, comme la première, beaucoup plus longue que les autres.
  • Sallyrose Posté le 29 Avril 2021
    C’est un recueil de nouvelles (dont deux assez longues) sur le sujet de la propriété. Propriété immobilière, mobilière mais aussi d’objets symboliques voire même de personnes (!). L’autrice n’hésite pas à entrer dans le détail du ressenti de ses personnages et c’est souvent comique. C’est aussi un peu ennuyeux parfois quand ça vire à la démonstration. Bref, comme souvent, des nouvelles inégales, en qualité et en longueur, mais toujours bien écrites et avec un sens aiguisé de la psychologie
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