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Belfond
EAN : 9782714448422
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 140 x 225 mm

La Fête de l'ours

Jean-Marie SAINT-LU (Traducteur)
Date de parution : 27/01/2011

Après Les Exilés de la mémoire et La Dernière heure du dernier jour, le nouveau roman de Jordi Soler, où il évoque la figure disparue de son oncle Oriol. Une superbe réflexion sur la mémoire, un jeu de piste virtuose entre réalité et fiction pour une enquête familiale échevelée et un conte magnifique de noirceur et de fantaisie.

Par l'un des plus grands auteurs espagnols actuels, un jeu de piste virtuose entre réalité et fiction pour une enquête familiale échevelée. Peuplé de personnages extraordinaires, tour à tour héroïques ou effrayants de sauvagerie, un conte magnifique de noirceur autour des thèmes récurrents de Soler : l'exil, la mémoire, la...

Par l'un des plus grands auteurs espagnols actuels, un jeu de piste virtuose entre réalité et fiction pour une enquête familiale échevelée. Peuplé de personnages extraordinaires, tour à tour héroïques ou effrayants de sauvagerie, un conte magnifique de noirceur autour des thèmes récurrents de Soler : l'exil, la mémoire, la culpabilité, le poids de l'histoire familiale.

Lors d'une conférence, Jordi Soler rencontre une femme étrange qui lui remet une photo et une lettre.
Sur la photo, trois soldats républicains parmi lesquels Arcadi, le grand-père du narrateur, et Oriol, son frère.
Dans la lettre, une incroyable révélation. Oriol, qu'Arcadi avait dû abandonner blessé en 1939, et que tout le monde croyait mort ou reconverti en pianiste quelque part en Amérique latine, Oriol aurait vécu le reste de sa vie, là, près d'Argelès-sur Mer.

Bouleversé, Jordi Soler va découvrir la face cachée de celui que la légende familiale avait érigé en héros…

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EAN : 9782714448422
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Mêlant fiction et réalité, Jordi Soler retrace avec virtuosité l'épopée familiale entre ombre et lumière. »
Delphine Peras, Lire

« Un livre magnifiquement écrit. Des personnages profonds et énigmatiques... A lire. »
Evelyne Letribot, Ouest France

« Une oeuvre sauvage, un sombre conte de fées. Virtuose et bouleversant, Soler entremêle les genres littéraires, glissant de l'épopée au thriller, de l'aventure intime à la magie. »
Christine Ferniot, Télérama

« Jordi Soler est un narrateur habile, un admirateur de Joyce, une identité plurielle, entre le Mexique et la Catalogne. Ce qu'il fait du roman familial est passionnant et troublant. »
Isabelle Rüf, Le Temps

« Une fable exaltante, charnue, au style fambloyant, débordante de cris et de fureur, sur le mensonge, la culpabilité, les châtiments et, au bout du bout, peut-être, la compassion. »
Yves Viollier, La Vie

« Un conte documentaire sauvage et noir, impossible à lâcher. »
Marguerite Baux, Grazia

« Jordi Soler déroule la violence et l'absurdité de la guerre par une écriture quasi poétique, très peu ponctuée, qui fait penser à une sonate de Bach. [...] Comme une lente incantation, le roman est une descente en apnée dans l'enfer de la mémoire espagnole. »
Serge Raffy, Le Nouvel Observateur


À propos des Exilés de la mémoire :
« Jordi Soler relate avec subtilité et humour le destin de son grand-père espagnol, antifranquiste parti se perdre dans la jungle mexicaine après la défaite républicaine de 1939. Un récit subtil, attentif, dramatique et drôle de la trajectoire de son aïeul. Judicieusement, Jordi Soler rebat les cartes de cet exil, fait des sauts de puce et des entrechats de géant entre les lieux, les époques, les destins. Les souvenirs de guerre d'Arcadi, le vétéran, dialoguent avec ceux de l'enfant mexicain que Jordi Soler lui-même fut à ses côtés, immergé jusqu'à ses 12 ans dans cette bizarroïde colonie catalane fondée par son aïeul au Mexique. »
Fabienne Dumontet, Le Monde des Livres

À propos de La Dernière Heure du dernier jour :
« Jordi Soler a une manière bien à lui d'enchanter la réalité et sa mémoire familiale, qui relève du sortilège, du magique et du saugrenu. On pense à Garcia Marquez et à ses Cent Ans de solitude, comme si l'exubérance des forêts sud-américaines devait inspirer un style foisonnant, une narration tourbillonnante. Reste que ce que Jordi Soler nous raconte lui appartient en propre. Et, en nous le confiant, il nous étourdit et, mieux encore, il nous séduit. »
Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur

« Jordi Soler s'avère encore une fois un conteur hors pair, puisant dans un matériau autobiographique la plus éblouissante inspiration romanesque. »
Delphine Peras, Lire

« Puissant et lancinant, le roman de Jordi Soler donne envie de se perdre à son tour dans la jungle mexicaine. »
Alexandre Fillon, Livres Hebdo

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gens Posté le 6 Janvier 2019
    C'est le premier livre que je lis de cet auteur et j'ai trouvé cette histoire qui se rapproche progressivement de la légende, de l'épopée, magnifiquement servie par le style où virgules et points-virgules se succèdent sur un rythme déchaîné, laissant émerger des poins isolés ;)
  • probus Posté le 3 Juin 2017
    Déroutant conte de fée dans lequel l'innocence est impitoyablement mise à mort. La vérité se révèle au fil d'une histoire écrite d'un souffle, de peur de perdre le fil cette terrible exhumation d'un mort que l'on croyait mort, d'une vie que l'on pensait exemplaire. Jordi Soler nous entraîne dans le courant tumultueux d'un torrent de montagne, inexorable descente vers l'enfer des ses illusions perdues. Une enquête familiale qui commence par une belle croisière sur une mer de certitudes et se termine dans la fange et la douleur.
  • Sandrion Posté le 14 Mai 2016
    C’est mon père, enthousiaste, qui m’a prêté ce livre : « lis-le, en plus il se passe près de chez moi, dans les Pyrénées », et j’ai moi-même pas mal vadrouillé dans ce coin cet été, entre les lacs pyrénéens et les châteaux cathares. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, écrivain mexicain né dans une communauté d’exilés catalans fondée par son grand-père à la fin de la guerre civile espagnole. Il a publié deux livres sur ce grand-mère et celui-ci est en quelque sorte le dernier d’une trilogie autobiographique. Les premières pages plongent le lecteur dans un récit dramatique et porté par un souffle d’emblée puissant qui raconte la mort du grand-oncle, Oriol, en 1939 lors de sa fuite de l’Espagne vers la France. Ils étaient trois, blessés, frigorifiés. L’un d’eux a raconté plusieurs années plus tard à la famille d’Oriol la disparition d’Oriol de la cabane où il attendait les secours. Le grand-père de l’auteur, Arcadi, continue à croire au retour de ce frère musicien, qui devient presque un mythe familial. En 2007, Jordi Soler est invité à une causerie sur son livre précédent, à Argelès-sur-mer, là où Arcadi fut enfermé dans un camp avec des milliers d’autres Espagnols.... C’est mon père, enthousiaste, qui m’a prêté ce livre : « lis-le, en plus il se passe près de chez moi, dans les Pyrénées », et j’ai moi-même pas mal vadrouillé dans ce coin cet été, entre les lacs pyrénéens et les châteaux cathares. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, écrivain mexicain né dans une communauté d’exilés catalans fondée par son grand-père à la fin de la guerre civile espagnole. Il a publié deux livres sur ce grand-mère et celui-ci est en quelque sorte le dernier d’une trilogie autobiographique. Les premières pages plongent le lecteur dans un récit dramatique et porté par un souffle d’emblée puissant qui raconte la mort du grand-oncle, Oriol, en 1939 lors de sa fuite de l’Espagne vers la France. Ils étaient trois, blessés, frigorifiés. L’un d’eux a raconté plusieurs années plus tard à la famille d’Oriol la disparition d’Oriol de la cabane où il attendait les secours. Le grand-père de l’auteur, Arcadi, continue à croire au retour de ce frère musicien, qui devient presque un mythe familial. En 2007, Jordi Soler est invité à une causerie sur son livre précédent, à Argelès-sur-mer, là où Arcadi fut enfermé dans un camp avec des milliers d’autres Espagnols. Une femme inconnue lui glisse une lettre et une photo sur laquelle il reconnait son grand-oncle Oriol… Commence alors la quête d’une incroyable vérité, bien plus sombre et trouble. Tout se passe dans la montagne, les forêts, et c’est porté par une langue dense, poétique, âpre ; on rencontre un géant, une sorte d’ogre et un ours évidemment. La fin, qui se déroule lors de la « fête de l’ours » à Prats-de-Molo, est vraiment saisissante. Une très belle lecture !
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  • Manika Posté le 25 Février 2016
    Une belle découverte que ce roman qui se passe sur le frontière Franco Espagnol pendant une 50 d'années. Quelle drôle de vie pour Oriol que toute sa famille a cru mort pendant des années. Des personnages au grand coeur qui en protègent d'autres moins recommandables, des illusions qui s'effacent, des traversées des Pyrénées périlleuses, des mouvements de résistants... On est dans l'Histoire, dans la nature, dans la vie et un jour ce que 'lon croyait dur comme fer est ébranlé. Un texte dense, écrit sans retour à la ligne (les seuls paragraphes sont des chapitres) peu de dialogue, j'avoue que je me suis sentie un peu étouffée au début puis j'ai pris mon souffle et du plaisir à cette lecture.
  • veroherion Posté le 15 Février 2015
    "Parce qu'il n'y avait personne dans la montagne Sauf les dernières étoiles Et l'air était un immense cauchemar". A l'écart de la seconde guerre mondiale et à l'écart de tout, dans la montagne, un homme, Oriol, que tout le monde croyait mort a vécu une toute autre histoire que celle qu'on lui avait bâtie sur base de rares témoignages. Son petit-neveu mène une enquête longue et douloureuse pour découvrir la vérité sur cet homme qu'il croyait pianiste, soldat républicain fuyant le régime franquiste. Tout le livre retrace cette recherche de l'autre, avec ses gifles et ses déconvenues, ses rencontres touchantes ou glaciales. J'ai tout de suite été séduite par l'épigraphe de ce roman. Et si, par moment j'ai trouvé l'enquête un peu poussive, les descriptions des événements marquants un peu longues, en fermant le livre, cette épigraphe a apporté un nouveau regard à cette histoire, un éclairage un peu différent, un peu de compréhension à l'égard d'Oriol. C'est une sensation étrange d'apprécier un livre pour le choix d'une citation, mais c'est ça aussi, la magie de la littérature et le fait qu'on ne s'en lasse jamais.
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