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            Les exilés de la mémoire

            Belfond
            EAN : 9782714441966
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 264
            Format : 140 x 225 mm
            Les exilés de la mémoire

            Jean-Marie SAINT-LU (Traducteur)
            Date de parution : 18/01/2007

            Conté avec un sens consommé du drame et de l'aventure, le récit poignant d'une vie happée par l'engrenage de l'Histoire, mêlant habilement réalité et fiction. Un roman nécessaire questionnant la mémoire collective.

            De 1937 à nos jours, d'Europe en Amérique centrale, le récit d'une vie happée par l'engrenage de l'Histoire. Avec un sens éblouissant de la construction, Jordi Soler mêle réalité et fiction pour mettre en lumière des épisodes historiques méconnus et questionner les mécanismes de la mémoire collective.

            Petit-fils d'un républicain...

            De 1937 à nos jours, d'Europe en Amérique centrale, le récit d'une vie happée par l'engrenage de l'Histoire. Avec un sens éblouissant de la construction, Jordi Soler mêle réalité et fiction pour mettre en lumière des épisodes historiques méconnus et questionner les mécanismes de la mémoire collective.

            Petit-fils d'un républicain espagnol, Jordi Soler plonge dans les souvenirs de son grand-père Arcadi, utopiste acharné et héros malgré lui : l'engagement dans les troupes républicaines, les désillusions de la défaite, la répression franquiste qui le force à fuir en abandonnant les siens, l'espoir de passer en France, l'effroyable internement dans un camp de concentration sur la plage d'Argelès-sur-Mer, le choix déchirant de l'exil au Mexique et la fondation de La Portuguesa, une plantation de café au beau milieu d'une forêt tropicale hostile, petit bout de Catalogne rêvée, lieu de tous les possibles…

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            EAN : 9782714441966
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 264
            Format : 140 x 225 mm
            Belfond
            22.00 €
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            Ils en parlent

            « Un roman d'une grande subtilité, à la fois tragique et teinté d'humour. »
            Christine Gomariz - Paris Match

            «Un livre magnifique, qui explore les pistes de transmission et du secret. »
            Brigitte Hernandez - Le Point

            « Passionnant, poignant, admirablement construit, son livre se lit comme un roman. Parce que l'auteur dispose là d'un matériau romanesque en or, certes. Il y ajoute surtout ce supplément d'âme qui fait les grands livres. »
            Delphine Peras - Lire

            « Jordi Soler, en journaliste, historien, romancier, dévoile la vie engagée et aventureuse de son grand-père, Républicain exilé. Un roman grave, émouvant et picaresque. (...) Les Exilés de la mémoire surprend à la fois par le sérieux de ce qu'il révèle et par son côté roman d'aventures palpitant et distrayant. Cela est dû à sa parfaite documentation, mais aussi à sa forme ; allers-retours incessants sur les deux continents, les deux époques, les deux principaux protagonistes, les divers témoignages qui finissent par créer une sorte de polyphonie. Au-delà du rapport affectif, sensible, qui lie Arcadi à son petit-fils, il y a aussi la lucidité de ce dernier qui s'abstient d'en faire un héros inoxydable. Il montre comment Arcadi a vécu par la défaite de ses idéaux, l'exil, une blessure inguérissable qui transforma sa vie au point de la nier. »
            Dominique Aussenac - Le Matricule des Anges

            « Jordi Soler relate avec subtilité et humour le destin de son grand-père espagnol, antifranquiste parti se perdre dans la jungle mexicaine après la défaite républicaine de 1939. (...) Un récit subtil, attentif, dramatique et drôle de la trajectoire de son aïeul. (...) Judicieusement, Jordi Soler rebat les cartes de cet exil, fait des sauts de puce et des entrechats de géant entre les lieux, les époques, les destins. Les souvenirs de guerre d'Arcadi, le vétéran, dialoguent avec ceux de l'enfant mexicain que Jordi Soler lui-même fut à ses côtés, immergé jusqu'à ses 12 ans dans cette bizarroïde colonie catalane fondée par son aïeul au Mexique. »
            Fabienne Dumontet - Le Monde des Livres

            « Outre la mémoire de l'exil, ce roman passionnant évoque tout un pan d'histoire méconnue ou occultée tout en insérant, avec force d'anecdotes croustillantes, une savoureuse dose de fiction.  »
            Michael Mélinard - L'Humanité Dimanche

            «On sort de ce récit faussement décousu et palpitant un brin sonné et ému. Jordi Soler, en redonnant vie à une histoire si proche mais encore trop méconnue, lui rend sa douloureuse ironie mais aussi son humanité, synonyme d'espoir. Après avoir été défait, on peut renaître ailleurs, être et refaire sa vie. »
            Philippe Chevilley - Les Echos

            « On est vite happé par cet audacieux mélange de points d vue autobiographiques et de restitutions historiques. C'est toute une époque qui surgit, nourrie par une réflexion sur la façon dont les rmeous de l'histoire interfèrent dans les destins individuels. »
            Faustine Fayette - Le Spectacle du Monde

            « Un récit poignant, drôle, émouvant, cruel parfois. »
            François Charcellay - Le Midi Libre

            « Un récit historique, mêlant habilement l'histoire, l'autobiographie et la fiction. (...) Un livre vif mais poignant qui fait remonter par vagues successives toutes les douleurs d'une injustice : l'exil. »
            Jacques Sterchi - La Liberté (Suisse)

            « Un texte où, d'aventure en drame, de déchirements en retrouvailles, se joue une épopée familiale (...). Drapée des atours d'une construction maitrisée, de sentiments et d'humanité, l'Histoire sort grandie d'une alliance avec la fiction qui ne peut que la servir, n'en déplaise à certains. »
            Geneviève Simon - La Libre Belgique

            « Il arrive qu’on se heurte à une lecture qui nous saisit et nous transporte, qui nous fait sentir et réfléchir, qui nous ébranle et nous fige sur place comme une crampe. Cela m’est arrivé cette semaine, et le livre s’appelle Les Exilés de la mémoire. »
            Ignacio Martínez de Pisón - Heraldo de Aragón

            « C’est désormais une certitude : cet excellent romancier sait raconter des histoires, et a un flair inégalé pour jouer avec la structure et le temps, tout en conservant une harmonie, de sorte que le passé et le présent, le Mexique et la Catalogne, eux et nous, se croisent et se renforcent ; comme s’il n’y avait pas de meilleure manière que la sienne, plus efficace et plus sensible, de raconter ces histoires. »
            Jordi García - El País/Babelia

            PRESSE

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • mariecesttout Posté le 12 Avril 2014
              "Chacun de ceux qui bavardaient à cette table avait une histoire aussi longue et aussi lourde que celle d’Arkadi.Eux quatre, qui parlaient en buvant du whisky et fêtaient le voyage qui s’annonçait, n’étaient qu’une infime partie de cette multitude, de cette armée, de ce pays en morceaux dont chaque habitant avait une histoire aussi longue et lourde que la leur. Arcadi nota dans ses souvenirs un résumé du calvaire qu’avaient connu ses trois compagnons de table, chacun de son côté, chacun dans sa cave ou son arrière-boutique. Il consacra deux pages à chaque homme, trois à la femme. Ce sont des résumés minutieux, des histoires très bien connues parce qu’elles furent racontées à cette table et répétées à bord du bateau et ensuite dans le train, et à la fin chacun emporta trois histoires plus la sienne, et peut être que l’un d’eux a aussi écrit un résumé de la vie d’Arcadi, ou a raconté et continue à raconter, chaque fois qu’il y a quelque un pour l’écouter, une des versions de son histoire en un monologue maniaque et interminable.Plusieurs jours durant, après avoir relu les souvenirs d’Arcadi, je tournai et retournai dans ma tête l’idée de faire quelque chose... "Chacun de ceux qui bavardaient à cette table avait une histoire aussi longue et aussi lourde que celle d’Arkadi.Eux quatre, qui parlaient en buvant du whisky et fêtaient le voyage qui s’annonçait, n’étaient qu’une infime partie de cette multitude, de cette armée, de ce pays en morceaux dont chaque habitant avait une histoire aussi longue et lourde que la leur. Arcadi nota dans ses souvenirs un résumé du calvaire qu’avaient connu ses trois compagnons de table, chacun de son côté, chacun dans sa cave ou son arrière-boutique. Il consacra deux pages à chaque homme, trois à la femme. Ce sont des résumés minutieux, des histoires très bien connues parce qu’elles furent racontées à cette table et répétées à bord du bateau et ensuite dans le train, et à la fin chacun emporta trois histoires plus la sienne, et peut être que l’un d’eux a aussi écrit un résumé de la vie d’Arcadi, ou a raconté et continue à raconter, chaque fois qu’il y a quelque un pour l’écouter, une des versions de son histoire en un monologue maniaque et interminable.Plusieurs jours durant, après avoir relu les souvenirs d’Arcadi, je tournai et retournai dans ma tête l’idée de faire quelque chose de ces histoires le matériau écrit là est tentant, ce sont trois histoires résumées et parfaitement documentées mais, conclus-je quelques jours plus tard, elles ne nous appartiennent pas, ce sont les histoires de quelque un d’autre, et par une manœuvre semblable à celle de l’ambassadeur Rodriguez, qui sauva ceux qu’il put, un réfugié sur dix, ou sur mille, je décidai, tout en pensant qu’il fallait que je me rende en France pour fouiller dans la cave de la rue de Longchamps, que je sauverais uniquement l’histoire qui me définit, celle qui me perturbe depuis que je suis doué de mémoire. Je sauve l’histoire d’Arcadi, parce que c’est celle que j’ai sous la main, nous ne faisons jamais que ce qui est faisable. A savoir sauver, aimer, blesser ,meurtrir ceux qu’on a à sa portée, le reste ce sont les histoires des autres." Et bien merci à Jordi Soler d’avoir sauvé l’histoire d’Arcadi ,son grand-père, républicain espagnol qui a fui Franco , a été interné au camp d’Argelès sur mer, et , grâce à l’ambassadeur du Mexique Luis Rodriguez, réussit à s’embarquer pour le Mexique et à fonder avec trois autres exilés une plantation de café au milieu de la forêt tropicale. En fait, trois parties, même si elles sont très emmêlées par d’incessants retours en arrière, ou d’un pays à l’autre, dans ce « roman ». Qui commence par le pourquoi de cette quête de la mémoire familiale: "Au moment où j’expliquais la symbolique de la pyramide de la lune, un élève se leva et me demanda à brûle-pourpoint, pourquoi si j’étais Mexicain, je portais un nom catalan. Je m’arrêtai net, déconcerté, prêt à le prendre mal, mais je compris aussitôt qu’il s’agissait d’une question pertinente, même si cette situation m’avait toujours paru normale et dépourvue de tout mystère ; je traçai donc à grands traits l’histoire de l’exil de ma famille, rapidement, en dix minutes tout au plus. Quand j’eus terminé cette brève explication les élèves me regardèrent, perplexes, comme si je venais de leur raconter une histoire qui s’était passée dans un autre pays, ou à l’époque de l’Empire romain. Mais pourquoi ont-ils du quitter l’Espagne ? Lança une élève, et aussitôt après elle précisa sa question : et pourquoi pour le Mexique ? Alors plus perplexe qu’eux, je leur demandai s’ils ignoraient que plus d’un demi-million d’Espagnols avaient dû quitter le pays en 1939 pour échapper aux représailles du général Franco. Le silence et les visages étonnés me firent changer de direction, laisser de côté la mythologie de Teotihuacan, et je me mis à leur exposer la version longue et détaillée de l’exil républicain, cette histoire qu’ils ignoraient bien qu’elle fût la leur autant que la mienne. De retour au Mexique, aiguillonné par mon expérience à la Complutense, et quelque peu offensé que l’exil républicain ait été extirpé de l’histoire officielle d’Espagne, je pris l’enveloppe que je conservais depuis des années dans un tiroir de mon bureau et qui contenait les souvenirs d’Arcadi ainsi que les bandes que nous avions enregistrées à la Portuguesa. Je la posai sur ma table de travail et l’observai aussi attentivement que s’il s’agissait d’une créature prête pour la dissection. Je l’ouvris comme on ouvre une enveloppe, sans me rendre compte que j’allais faire exploser une mine…" Et c’est parti.. La première partie, c’est la fuite d’Espagne et l’arrivée à Argelès. L’histoire officielle d’Argelès-sur-Mer n’enregistre pas qu’en 1939 il y avait plus de cent mille républicains sur sa plage, en revanche, elle établit dans son tableau historique comme l’un des points importants du développement de la commune qu’en 1948 quatre mille estivants profitaient de cette même plage…. A la fin, une note précise qu’ils ont fait quelques efforts depuis 1999 pour l'évoquer. Ce sont des pages extrêmement douloureuses à lire sur les conditions dans lesquelles ont survécu ceux qui ont eu la chance d’échapper aux épidémies ,aux vagues qui leur renvoyaient les cadavres sur la tête, aux gardiens à la gâchette facile, ces citoyens indésirables sur le sol français. Qui n’avaient d’autre choix que de rester là en creusant des abris dans le sable, ou de retourner chez Franco se faire fusiller..Encore une page glorieuse de l’histoire française. Puis, la rencontre avec ce merveilleux personnage Luis Gonzales, ambassadeur du Mexique en France , coincé entre le gouvernement de Pétain , les espions franquistes, et les allemands qui occupaient la France ( et là, ce sont encore ceux là qui nous apparaissent les moins ignobles..). Gonzales, je le connaissais déjà pour avoir lu son histoire dans toujours le même livre, "Un si fragile vernis d’humanité". Il avait un courage et un culot monstre, il en fallait, et arrivait à décréter territoire diplomatique mexicain trois chambres d’hôtels, dans lesquelles s’entassaient ceux qui couraient le plus de risque. Dont l’ex- président espagnol Azana. Et Arcadi. Et puis le départ, Veracruz, et le reste de la vie d’Arcadi de sa famille et de la communauté catalane au Mexique. La plantation. Le complot international pour tuer Franco. Le bras en moins et les prothèses diverses.Et un éléphant. Et dans cette partie du récit, on retrouve l’humour sud américain que je ne saurais vraiment définir, mais qui est dû en grande partie au style avec ces longues phrases, ces détails, ces « à propos, je ne vous avais pas dit que.. » qui m’enchantent. Qui réussit même à faire sourire à de moments pourtant particulièrement dramatiques. La construction est magistrale, on ne se perd pas une minute, c’est une très belle histoire de personnages héroïques , et de mémoires familiale et collective, c’est vraiment un très beau livre.
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            • Phebe14 Posté le 29 Janvier 2014
              Pour qui s'intéresse de près à cette histoire, celle des réfugiés espagnols, ce livre est très intéressant. Il possède en plus pour moi un témoignage de ce qu'à pu vivre un grand père exilé, qui a été enfermé quelque temps dans ce camp d'Argeles ... Merci donc à cet auteur de m'avoir apporté ce témoignage ... De plus j'ai appris beaucoup sur l'exil au Mexique., dont je n'avais pas connaissance. Une belle histoire sur un sujet souvent méconnu ...
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