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12-21
EAN : 9782823870596
Code sériel : 4149
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Retour en terre

Brice Matthieussent (traduit par)
Date de parution : 03/09/2020

Bordée par les Grands Lacs, la péninsule Nord est un pays aux forêts profondes et au climat rigoureux. Métis chipewa-finnois, Donald y a toujours vécu. Lorsqu’à quarante-cinq ans, il se sait condamné par la maladie, il entreprend de dicter à sa femme son histoire et celle de sa famille, des...

Bordée par les Grands Lacs, la péninsule Nord est un pays aux forêts profondes et au climat rigoureux. Métis chipewa-finnois, Donald y a toujours vécu. Lorsqu’à quarante-cinq ans, il se sait condamné par la maladie, il entreprend de dicter à sa femme son histoire et celle de sa famille, des existences simples et dignes, teintées de spiritualité. Avec son sens incomparable du détail, Jim Harrison poursuit son examen des rapports étroits qu’entretient l’homme avec la Nature. Dans la vie, la mort et au-delà…

« Un roman déchirant mais fabuleusement charnel, où se mêlent la sensibilité et la mort, les tourments des cœurs et les jouvences de la vie sauvage. Comme si cet office des ténèbres se transformait peu à peu en un hymne à la joie sous les caresses du vent. »
André Clavel, L'Express

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EAN : 9782823870596
Code sériel : 4149
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 3 Août 2021
    On ne va pas déterrer la hache de guerre pour un livre... (avec Zaph) Ing, j'ai un problème de conscience ! C'est à propos de cet écrivain, Harrison, ça fait des années que je ne lis que des commentaires favorables, voire élogieux sur lui. Alors, quand j'ai ouvert "Retour en terre", je me faisais une joie de le lire, en plus, il parait qu'il compte parmi ses meilleurs livres. Seulement voilà, ça a fait pfffuittt comme un pétard mouillé. Ce bouquin m'a laissé relativement froid. Ça m'énerve, parce que j'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose. Mais tu as aussi lu ce livre ; il t'a fait quel effet, à toi ? Je l’ai beaucoup aimé en ce qui me concerne. J’y ai retrouvé ce qui m’avait déjà plu dans les autres romans que j’ai lus de lui, et notamment cet attachement que suscitent ses personnages. J’aime leur façon à la fois simple et profonde de considérer le monde qui les entoure, la relation parfois presque fusionnelle que certains d’entre eux entretiennent avec la nature, les animaux. Ils dégagent une sorte de sérénité, et semblent trouver important de pendre soin les uns des autres. Maintenant, je peux comprendre aussi que ce genre de récit puisse laisser froid… mais... On ne va pas déterrer la hache de guerre pour un livre... (avec Zaph) Ing, j'ai un problème de conscience ! C'est à propos de cet écrivain, Harrison, ça fait des années que je ne lis que des commentaires favorables, voire élogieux sur lui. Alors, quand j'ai ouvert "Retour en terre", je me faisais une joie de le lire, en plus, il parait qu'il compte parmi ses meilleurs livres. Seulement voilà, ça a fait pfffuittt comme un pétard mouillé. Ce bouquin m'a laissé relativement froid. Ça m'énerve, parce que j'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose. Mais tu as aussi lu ce livre ; il t'a fait quel effet, à toi ? Je l’ai beaucoup aimé en ce qui me concerne. J’y ai retrouvé ce qui m’avait déjà plu dans les autres romans que j’ai lus de lui, et notamment cet attachement que suscitent ses personnages. J’aime leur façon à la fois simple et profonde de considérer le monde qui les entoure, la relation parfois presque fusionnelle que certains d’entre eux entretiennent avec la nature, les animaux. Ils dégagent une sorte de sérénité, et semblent trouver important de pendre soin les uns des autres. Maintenant, je peux comprendre aussi que ce genre de récit puisse laisser froid… mais je suis presque déçue pour toi, au regard du plaisir et du sentiment de plénitude que m’a procuré cette lecture. Bah, pour les personnages, je trouve justement qu'ils sont un peu trop effleurés. En fait, il y en a beaucoup (tu m'as avoué toi-même avoir eu recours à un arbre généalogique), et l'auteur se disperse un peu entre eux. Le personnage le plus attachant est probablement Donald, celui qui justement est défini en creux par l'intersection de tous les autres. Mais même lui, je le trouve un peu caricatural. Le "bon Indien", au physique impressionnant mais au cœur d'or, fidèle aux croyances et à la terre de ses ancêtres. Quant à la nature, elle est constamment évoquée, mais jamais vraiment ressentie -du moins c'est mon opinion. Si je compare par exemple avec certains auteurs japonais, chez qui on ressent un véritable lien entre la nature et l'esprit ou les sentiments des personnages, je n'ai rien trouvé de tel ici. Même les rares descriptions ne font pas le poids. Mais bon, je suis très content pour toi si tu as aimé ce livre ! C’est marrant de voir comme un même texte peut avoir des résonances différentes. Tu parles de dispersion, et de superficialité (si j’ai bien compris), quand je pense davantage sobriété et plénitude… et je n’ai pas trouvé le personnage de Donald caricatural, mais est-ce parce que je pense qu’un tel personnage peut exister ou bien parce que j’aimerais qu’il existe ? L’impact qu’ont sur nous nos lectures est sans doute lié à ce qu’on y projette, et je crois que les romans de Jim Harrison sont en parfaite adéquation avec l’importance que j’accorde à certaines valeurs (le fait de savoir prendre son temps, notamment, ou d’écouter les autres). En ce qui me concerne, c’est le personnage de Cynthia que j’ai préféré, qui m’a beaucoup rappelé celui de Dalva, du roman éponyme. Dis, j'espérais qu'on allait pouvoir se disputer un peu, pour une fois qu'on n'est pas d'accord sur un livre ! Mais on dirait que c'est impossible de se disputer avec toi. Caricatural ou pas, Donald ? En fait, j'ai l'impression que la réalité est bourrée de gens caricaturaux, alors en fait, Donald est peut-être très réaliste. Et je crois que tu as raison sur la subjectivité des lectures. Je pense que j'ai tellement entendu parler de Harrison que j'attendais trop de ce bouquin. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un pressentiment négatif. Je n'ai probablement pas abordé cette histoire avec un esprit suffisamment ouvert, je ne l'ai pas laissée s'infiltrer tranquillement en moi. Il est très possible que si je n'avais pas eu d'idée préconçue, j'aurais aimé ce bouquin. Du coup, ma déception est d'autant plus grande. Je suis un peu tordu, non ? Ce n'est pas tordu du tout ! Il m'est arrivé plusieurs fois aussi d'être déçue par un livre parce qu'il ne correspondait pas à ce que j'en attendais (je pense par exemple à "La route", de McCarthy, tellement porté aux nues que jusqu'à la fin de ma lecture, j'ai attendu quelque chose qui n'est jamais venu, et que du coup, je crois être complètement passée à côté de ce bouquin !) Pour en revenir à "Retour en terre", je trouve le terme que tu utilises, quand tu parles de le laisser "s'infiltrer", très adapté. C'est un roman qui à mon avis parle davantage au cœur qu'à l'esprit, et qui a eu sur moi un effet apaisant. Même la façon dont Jim Harrison aborde le thème de l'acceptation de la mort d'un être cher l'est avec une certaine sérénité. Ses personnages ont certes des moments difficiles, mais donnent toujours le sentiment de finir par les surpasser par leur maturité émotionnelle et leur capacité à s'auto-analyser. Quant à se disputer, eh bien, il aurait fallu pour cela que tu me mettes en colère, et le fait de ne pas avoir aimé ce roman ne ma paraît pas un motif suffisant! Penses-tu réessayer un jour de lire Jim Harrison ? Oh oui, je pense que je re-tenterai un jour Harrison. Ce n'est pas comme si je l'avais trouvé vraiment mauvais. Mais pas tout de suite, je laisserai faire le hasard. En fait, j'avais eu un peu la même expérience avec Paul Auster : ma première tentative avait été désastreuse, mais maintenant, plus je le lis, plus je l'apprécie ; j'ai même placé un de ses romans dans mon top 10 (d'accord, en position 22, mais c'est pas mal quand même !). Et toi, j'imagine que tu continueras à explorer l’œuvre de Harrison ? Bien sûr ! J'ai d'ailleurs dans ma PAL "Sur la route du retour", qui est plus ou moins une suite de "Dalva", et j'aimerais aussi lire "De Marquette à Vera Cruz", que l'on m'a chaudement recommandé. Je te conseillerai bien "Dalva", seulement, on y retrouve aussi une multitude de personnages du présent et du passé, et il n'est pas facile au départ de s'y repérer. Sinon, les thèmes sont un peu les mêmes que ceux de "Retour en terre", mais traités à mon avis avec plus de profondeur. Jim Harrison y met en scène le même genre de héros, des aïeux indiens, des chevaux, et une nature très présente... j'avais d'ailleurs fini par croire qu'il avait lui-même des origines indiennes, le génocide de ce peuple étant souvent évoqué dans son oeuvre, mais apparemment ce n'est pas le cas. Il semble malgré tout attacher beaucoup d'importance au fait que l'Amérique était en premier lieu une terre indienne. Ah, c'est marrant, j'étais aussi persuadé qu'il avait des origines indiennes. "De Marquette à Vera Cruz", c'était a priori celui qui me tentait le plus, mais le hasard a fait que je suis tombé sur "Retour en terre". J'attendrai probablement de connaître ton opinion sur celui-là avant de me laisser de nouveau tenter.
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  • jahann Posté le 16 Juillet 2021
    Un roman fort sur la mort, la liberté de ses choix, celui de mourir comme celui de ses quêtes (d'un dernier mot, d'une rédemption et de bien d'autres) ; sur l'absence et le manque aussi (sur ce qui nous tient, et nous fait côtoyer la folie, mais seulement la côtoyer). Un roman sur ce lien à notre environnement, empreint d'animisme, sur ce possible d'être autre... un ours. Un roman initiatique, multipliant les perspectives autour de ces liens, qui font vie ; chaque personnage racontant son histoire, une trajectoire de vie, ses choix et ses liens aux autres (personnages). J'étais cette femme. J'étais cette fille. Une ourse me rêvait.
  • Tricape Posté le 15 Novembre 2020
    Allons faire un tour près du lac Supérieur, dans le Michigan, là où l'ours domine en forêt, où l'hiver est très rude et où se meurt d'une maladie incurable Donald, d'origine amérindienne et finnoise. Dans la première partie, Donald, qui n'a pas cinquante ans, prévient son épouse de son intention et demande à ses proches de l'aider à mettre fin à ses jours, il raconte l'histoire de sa famille et organise soigneusement l'expédition dans laquelle il entraînera femme, enfants et proches et dont il ne reviendra pas. Dans les trois autres quarts du roman, Jim Harrisson donne la parole au neveu, au beau-frère et à l'épouse de Donald après sa disparition. Le tout est un peu compliqué géographiquement, d'autant que les personnages se déplacent dans le nord des États-Unis et au Mexique et que les parcours des proches de Donald sont assez chaotiques.     Les thèmes abordés sont ceux de la mort, de la vie de ceux qui ont perdu un proche et, sans que cela soit explicite, du retour de l'âme à la terre en passant peut-être par la réincarnation.     Le tout est un récit assez hétéroclite qui ne m'a pas fait une forte impression. Certes,... Allons faire un tour près du lac Supérieur, dans le Michigan, là où l'ours domine en forêt, où l'hiver est très rude et où se meurt d'une maladie incurable Donald, d'origine amérindienne et finnoise. Dans la première partie, Donald, qui n'a pas cinquante ans, prévient son épouse de son intention et demande à ses proches de l'aider à mettre fin à ses jours, il raconte l'histoire de sa famille et organise soigneusement l'expédition dans laquelle il entraînera femme, enfants et proches et dont il ne reviendra pas. Dans les trois autres quarts du roman, Jim Harrisson donne la parole au neveu, au beau-frère et à l'épouse de Donald après sa disparition. Le tout est un peu compliqué géographiquement, d'autant que les personnages se déplacent dans le nord des États-Unis et au Mexique et que les parcours des proches de Donald sont assez chaotiques.     Les thèmes abordés sont ceux de la mort, de la vie de ceux qui ont perdu un proche et, sans que cela soit explicite, du retour de l'âme à la terre en passant peut-être par la réincarnation.     Le tout est un récit assez hétéroclite qui ne m'a pas fait une forte impression. Certes, la vie y est chantée avec les grands espaces, la forêt, le lac, les animaux, la cuisine, les hivers, mais je reste sur une impression d'inabouti ; un je-ne-sais-quoi non pas d'artificiel, car le lecteur est bien embarqué dans la réalité, mais de superficiel : le mystérieux mysticisme de celui qui demande à ses proches de le faire mourir n'est qu'évoqué alors qu'on aurait aimé en apprendre un peu plus. C'est peut-être parce que ce roman ne pose pas explicitement de question, parce qu'il n'y a pas d'intrigue ni de suspense qu'il m'a laissé sur ma faim. Il y a pourtant bien des ouvrages qui, sans des arguments de ce type, m'ont tenu en haleine...
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  • Roggy Posté le 30 Octobre 2020
    Dans chaque aventure qu’il nous offre, Jim Harrison réussit à se mettre dans la peau de ses personnages, après une observation attentive et aiguë de l’univers qu’il affectionne tant. Retour en terre est chargé de souvenirs de la terre de son enfance, d’histoires de générations, de l’héritage que l’on porte, de fin de vie, de notre rapport à la mort et de toutes ces choses desquelles on ne peut pas guérir. La terre comme source de bonheur et d’équilibre lui sert également à dénoncer la violence des hommes et le massacre des indiens américains, thème récurrent dans tous ses romans. La sagesse assez particulière de l’auteur américain prend tout son sens lorsqu’elle se met au service de son style inimitable de nature writing. Les grands espaces et la nature sauvage ne sont en fait qu’un décor pour donner corps à des réflexions profondes sur la vraie nature de l’existence et de la manière dont chacun essaye de trouver sa place dans le monde. Sur un mode un brin plus léger et complètement intégré dans le récit, Jim Harrison s’intéresse à l’épineuse question de la communication dans le couple. L’introduction de phrases courtes et profondes au milieu de dialogues à première vue banals, leur donne un... Dans chaque aventure qu’il nous offre, Jim Harrison réussit à se mettre dans la peau de ses personnages, après une observation attentive et aiguë de l’univers qu’il affectionne tant. Retour en terre est chargé de souvenirs de la terre de son enfance, d’histoires de générations, de l’héritage que l’on porte, de fin de vie, de notre rapport à la mort et de toutes ces choses desquelles on ne peut pas guérir. La terre comme source de bonheur et d’équilibre lui sert également à dénoncer la violence des hommes et le massacre des indiens américains, thème récurrent dans tous ses romans. La sagesse assez particulière de l’auteur américain prend tout son sens lorsqu’elle se met au service de son style inimitable de nature writing. Les grands espaces et la nature sauvage ne sont en fait qu’un décor pour donner corps à des réflexions profondes sur la vraie nature de l’existence et de la manière dont chacun essaye de trouver sa place dans le monde. Sur un mode un brin plus léger et complètement intégré dans le récit, Jim Harrison s’intéresse à l’épineuse question de la communication dans le couple. L’introduction de phrases courtes et profondes au milieu de dialogues à première vue banals, leur donne un poids indiscutable de vérité universelle. Dans un style inégalable et élégant, voici un maximum d’humanité dans un minimum de mots.
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  • jcjc352 Posté le 28 Août 2020
    Harrison c'est du brut. Il suffit de se laisser porter par la narration et puis les images viennent toutes seules C'est l'Amérique forte et sauvage telle qu'on l'aime . Immense aussi on peut être au USA, au Canada ou au Mexique c'est toujours l'Amérique les frontières semblent ne pas exister c'est juste un territoire Des personnages, hommes et femmes, durs qui courent après la vie qui l'explorent et somme toute l'assument pleinement Il y a une grande communion entre les personnages et la nature notamment les animaux loups et ours deux prédateurs et leurs proies. Un monde naturel sans fioritures vu tel qu'il est, brut, sans être romancé il est vécu car l'homme et la nature ne sont pas indifférenciés mais bel et bien la même chose. Harrison, même s'il conte une histoire avec lyrisme, l n'idéalise pas cette nature et ses personnages il les décrit telle qu'ils sont La morale n'a pas sa place ici
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