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EAN : 9782264075758
Code sériel : 5532
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Le messager

Andrée Martinerie (traduit par), Denis Morrens (traduit par)
Date de parution : 07/01/2021
Le roman le plus célèbre de L.P. Hartley, dont l'adaptation éponyme a reçu la Palme d'or du festival de Cannes de 1971
Été 1900, campagne anglaise du Norfolk. Léon Colston, bientôt treize ans, est invité par un camarade de classe à séjourner au manoir de Brandham Hall. Issu d’un milieu social modeste, il découvre avec fascination le monde des aristocrates, un monde dont il peine à comprendre les codes. Heureusement, Marian, la... Été 1900, campagne anglaise du Norfolk. Léon Colston, bientôt treize ans, est invité par un camarade de classe à séjourner au manoir de Brandham Hall. Issu d’un milieu social modeste, il découvre avec fascination le monde des aristocrates, un monde dont il peine à comprendre les codes. Heureusement, Marian, la jeune fille de la maison, le prend sous son aile. Trop heureux
d’être dans ses bonnes grâces, il accepte d’être son « messager ». Mais ce n’est pas à son respectable fiancé que la belle adresse ses missives secrètes, et Léon se trouve bientôt au coeur d’un triangle amoureux qui le dépasse. L’été avance, la chaleur monte et la tragédie, inéluctable, se met en place…

Publié en Angleterre en 1953, Le messager est un roman d’apprentissage aussi troublant que
profond, un chef-d’oeuvre à redécouvrir.

Traduit de l’anglais par Denis Morrens et Andrée Martinerie
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EAN : 9782264075758
Code sériel : 5532
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pancrace Posté le 8 Janvier 2022
    - Vous avez un nouveau message… Pas un SMS avec de vaines promesses ni un « tchat » encombré de chausse-trappes, un vrai doux billet manuscrit avec des pleins et des déliés, foin de vides et de billevesées. Pas nécessaire de télécharger ou d’enregistrer in the « cloud », décachetez, lisez, fermez les yeux et laissez-vous emporter... La petite lettre est en papier glacé et ne va pas s’envoler dans les méandres de la net-canopée, elle va seulement infuser dans vos pensées la douceur d’un futur rendez-vous occulte. C’est carrément suranné, totalement désuet et absolument surréaliste aujourd’hui mais tellement charmant d’avoir pu échanger avec sa dulcinée par l’intermédiaire d’un messager. Parlons-en du messager forcé ! Léon 13 ans, d’un milieu ordinaire est invité par Marc, son seul ami de collège dans le manoir de Brandham Hall. Il se retrouvera aussi perdu dans l’aristocratie anglaise de 1900 que moi en 2022 dans le webinaire. Il ne connait pas les protocoles, j’ai du mal avec les processus. Vertigineuse et interminable descente dans l’abime de questionnements de cet adolescent qui confronté à des situations qui le dépassent et des affections qui le dévorent va osciller entre de merveilleuses satisfactions et d’immenses détresses orchestrées par Marian, fille... - Vous avez un nouveau message… Pas un SMS avec de vaines promesses ni un « tchat » encombré de chausse-trappes, un vrai doux billet manuscrit avec des pleins et des déliés, foin de vides et de billevesées. Pas nécessaire de télécharger ou d’enregistrer in the « cloud », décachetez, lisez, fermez les yeux et laissez-vous emporter... La petite lettre est en papier glacé et ne va pas s’envoler dans les méandres de la net-canopée, elle va seulement infuser dans vos pensées la douceur d’un futur rendez-vous occulte. C’est carrément suranné, totalement désuet et absolument surréaliste aujourd’hui mais tellement charmant d’avoir pu échanger avec sa dulcinée par l’intermédiaire d’un messager. Parlons-en du messager forcé ! Léon 13 ans, d’un milieu ordinaire est invité par Marc, son seul ami de collège dans le manoir de Brandham Hall. Il se retrouvera aussi perdu dans l’aristocratie anglaise de 1900 que moi en 2022 dans le webinaire. Il ne connait pas les protocoles, j’ai du mal avec les processus. Vertigineuse et interminable descente dans l’abime de questionnements de cet adolescent qui confronté à des situations qui le dépassent et des affections qui le dévorent va osciller entre de merveilleuses satisfactions et d’immenses détresses orchestrées par Marian, fille de la maitresse de maison, lord Trimingham son fiancé guindé et Ted son fermier séduisant. Ce triangle humain rompu aux postures aiguisées le fera, pauvre hère, muter de héros triomphant au cricket à nigaud émouvant. Partagé entre l’attrait et la répulsion, il sera autant sauveur qu’entremetteur et obtiendra récompenses ou humiliations en fonction de ses comportements. Balloté entre les uns et les autres, il deviendra indispensable et se considérera à tort fautif du dramatique dénouement. Il y perdra ses rêves et gagnera ses convictions. Entre le prologue et l’épilogue, c’est quelquefois long comme un catalogue et pesant comme un monologue avec souvent des sentiments et des situations analogues. J’ai, par contre apprécié les dialogues un brin démodés et finalement comme ce « bon garçon », j’ai compris la leçon.
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  • mumuboc Posté le 4 Décembre 2021
    "Le passé est un pays étranger : on y fait les choses autrement qu'ici. "(incipit) Ainsi débute le roman narré à la première personne par l'enfant, Léon Colston, devenu un homme de plus de 70 ans, retrouvant son journal rédigé alors qu'il n'avait que 12 ans, pendant un été étouffant, durant lequel il passa quelques jours de vacances chez son meilleur ami, Marc Maudsley, dans la propriété de sa famille, Branham Hall, famille d'un rang supérieur au sien et où sont survenus des événements auxquels il fut mêlé. Revisiter son enfance et retrouver les sensations du jeune âge mais en les analysant également avec le recul des années voilà ce dont Leslie Poles Hartley traite dans ce très joli roman dont Ian Mc Ewan ne cache pas de s'être inspiré pour la rédaction de Expiation et cet aveu à un peu gâché mon plaisir car Expiation a été un très beau moment de lecture dont je garde en mémoire tout le charme. Leslie Poles Hartley, dont j'ai lu Eustache et Hilda tome 1 et tome 2 et dont j'attends avec impatience le tome 3 (prévu en Juin 2022), a publié ce roman en 1953 et axe son récit sur deux tons : celui de... "Le passé est un pays étranger : on y fait les choses autrement qu'ici. "(incipit) Ainsi débute le roman narré à la première personne par l'enfant, Léon Colston, devenu un homme de plus de 70 ans, retrouvant son journal rédigé alors qu'il n'avait que 12 ans, pendant un été étouffant, durant lequel il passa quelques jours de vacances chez son meilleur ami, Marc Maudsley, dans la propriété de sa famille, Branham Hall, famille d'un rang supérieur au sien et où sont survenus des événements auxquels il fut mêlé. Revisiter son enfance et retrouver les sensations du jeune âge mais en les analysant également avec le recul des années voilà ce dont Leslie Poles Hartley traite dans ce très joli roman dont Ian Mc Ewan ne cache pas de s'être inspiré pour la rédaction de Expiation et cet aveu à un peu gâché mon plaisir car Expiation a été un très beau moment de lecture dont je garde en mémoire tout le charme. Leslie Poles Hartley, dont j'ai lu Eustache et Hilda tome 1 et tome 2 et dont j'attends avec impatience le tome 3 (prévu en Juin 2022), a publié ce roman en 1953 et axe son récit sur deux tons : celui de l'enfant qu'il était, très préoccupé par lui-même, le regard que l'on porte sur lui, la découverte d'une classe sociale aisée dont il est fier d'être assimilé pendant ce séjour mais également sur le regard de l'homme devenu adulte et qui revit les faits en portant un jugement sur l'enfant qu'il était. Il redonne au Léon de 1900 ses pensées, ses sentiments mais en déduit, maintenant qu'il est adulte, tout ce qu'il n'avait pas vu, compris, de ce qui se jouait en coulisses, entre adultes et c'est cette complémentarité parfaitement maîtrisée qui fait tout l'intérêt.  Dans ce roman emprunt de tendresse et d'indulgence vis-à-vis de l'enfant qu'il était, le narrateur s'attache à refaire pas à pas, degré par degré (telle la chaleur de cet été), les étapes qui vont peu à peu mener au drame qui fera que cet été ne pouvait que déboucher sur un orage. On suit Léon dans ses tergiversations, ses hésitations mais également, grâce aux notes prises par l'enfant, ses manies et obsessions sur les températures, les rites qu'il observe, se sentant depuis longtemps en possession d'une maitrise sur le déroulé d'événements, se croyant détenteur de pouvoirs magiques et que le rôle de messager entre deux personnes va le conforter.  Confronter le monde des adultes et leurs règles que ce soit de bienséance mais également de classes sociales à travers le regard porté par un pré-adolescent sur un monde dont il ne comprend pas toutes les subtilités, les sous-entendus, la portée des actes ne se fiant qu'à son instinct où ce qu'il pense être le mieux d'abord pour lui mais également pour ceux à qui il veut plaire est finement suggéré d'autant que l'homme adulte y ajoute ses propres réflexions. Léon est subjugué par le monde qu'il découvre et ceux qui l'habitent, y trouvant son héros à travers le personnage du vicomte Hugues de Trimingham, revenu défiguré de la guerre des Boers et prétendant de Marian mais également un éveil à ses sens à travers celle-ci sans voir que tous l'utilisent d'une manière ou d'une autre pour obtenir ce qu'ils recherchent. J'ai beaucoup aimé ce regard sur l'enfance, très juste, y incorporant les joutes verbales entre Marc et Léon, faites de rivalités amicales mais également rapports sociaux très marqués, entremêlant l'insouciance des jeux mais également l'observation du monde des adultes,  leurs caractères et attitudes vus à hauteur d'enfant mais complétés par le recul de l'âge, les manipulations psychologiques des adultes sur Léon pour obtenir ce qu'ils souhaitent et dont celui-ci ne voit pas le but. pour comprendre la vie et l'avenir qui l'attend,  acceptant de refaire le chemin de cette période de sa vie. Que j'aime la littérature anglaise et la manière dont ses auteur(e)s ont de retracer à la fois les clivages sociaux mais également la psychologie des êtres en les mêlant à une intrigue que nous devinons, certes, assez vite mais qui n'est que le prétexte à évoquer, dans le cas présent, l'enfance à la fois dans son innocence, ses premiers émois et le regard qu'elle porte sur les "grands" par l'âge que ce soit par l'âge ou le milieu. Qu'il est doux et difficile le temps de l'enfance où tout pourrait paraître sans importance mais qui parfois est lourd de conséquences. J'ai beaucoup aimé.
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  • Enlivre_moi Posté le 12 Septembre 2021
    Durant le très chaud été 1900, Leon est invité chez son ami Marc dont la famille est plus élevée socialement. Lorsque la jeune fille de la maison lui demande de transmettre des messages à un autre qu'à son fiancé, la tragédie se met en place... Le messager est un magnifique roman d'apprentissage qui reprend le motif de la perte de l'innocence d'un enfant et pose le regard d'un adulte sur ses actions passées. J'ai été émue de la façon dont est traité ce jeune garçon qui ne connaît pas grand chose de la vie. Les adultes profitent avec duplicité je trouve de sa naïveté et de son ignorance des convenances dans un milieu social différent du sien. Finalement, à part Leon, qui ne m'était même pas toujours sympathique, son caractère étant un mélange de naïveté et de prétention, les autres personnes apparaissent aussi comme retors sous des dehors polis, doux et généreux. La fin m'a aussi beaucoup émue avec le point de vue d'une personne âgée sur l'amour, la nostalgie de quelque chose qui a existé mais qui n'est plus depuis longtemps. En bref, à part les passages sur le cricket qui m'ont ennuyée, un ouvrage très bien écrit devenu un classique de la littérature... Durant le très chaud été 1900, Leon est invité chez son ami Marc dont la famille est plus élevée socialement. Lorsque la jeune fille de la maison lui demande de transmettre des messages à un autre qu'à son fiancé, la tragédie se met en place... Le messager est un magnifique roman d'apprentissage qui reprend le motif de la perte de l'innocence d'un enfant et pose le regard d'un adulte sur ses actions passées. J'ai été émue de la façon dont est traité ce jeune garçon qui ne connaît pas grand chose de la vie. Les adultes profitent avec duplicité je trouve de sa naïveté et de son ignorance des convenances dans un milieu social différent du sien. Finalement, à part Leon, qui ne m'était même pas toujours sympathique, son caractère étant un mélange de naïveté et de prétention, les autres personnes apparaissent aussi comme retors sous des dehors polis, doux et généreux. La fin m'a aussi beaucoup émue avec le point de vue d'une personne âgée sur l'amour, la nostalgie de quelque chose qui a existé mais qui n'est plus depuis longtemps. En bref, à part les passages sur le cricket qui m'ont ennuyée, un ouvrage très bien écrit devenu un classique de la littérature anglaise.
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  • Joambre Posté le 31 Juillet 2021
    A peine entrée dans ce roman, j'ai retrouvé les scènes si bien mises en images par Joseph Losey, elles étaient à peu de chose près très fidèles : sauf le physique de Marc Maudsley qui est blond dans le film alors qu'il est brun dans le livre. Les paysages de la campagne anglaise, les réunions de famille avec les non-dits en usage dans la bonne société, l'atmosphère étouffante d'un été torride, tous les personnages avec leurs petits secrets, leurs manies, la passion dévorante de Marianne de Ted... Léo si bien dépeint : sensible, amoureux comme on peut l'être à cet âge, désespéré et honteux. Le livre ajoute une plus grande profondeur à ces sentiments, ce qui est toujours la revanche de l'écrit sur le visuel. Jai refermé le livre avec une mélancolie douce-amère.
  • StCyr Posté le 10 Juillet 2021
    Léon Colston, écolier de douze ans, encore plein des fantasmagories et de la naïveté de l'âge tendre, est invité à séjourner chez un camarade durant les vacances estivales. Cet été 1900 est exceptionnellement chaud, et l'accueil que lui réservent les Maudsley dans l'imposant manoir de Brandham Hall, qu'ils occupent comme locataire de Lord Hugues Trimingham, est tout aussi chaleureux. Il est immédiatement adopté dans ce milieu privilégié, et on lui refait fort obligeamment toute sa garde-robe. Mais très vite il apparaît qu'on attend de lui de menus services, oh, trois fois rien... transmettre quelques messages oraux du vicomte à la charmante fille de la famille, Marian, et des plis que cette dernière échange avec un certain Ted Burgess, agriculteur et voisin du domaine. Voilà notre jeune messager, reconnaissant et flatté, devenu l'entremetteur (traduction littérale du titre original "the Go-between") d'un triangle amoureux. Le Messager est une manière de roman de formation, ayant pour cadre une Angleterre très conservatrice. Il compte le dessillement douloureux d'un garçon, objet de la duplicité des adultes. C'est un roman d'une facture classique, résolument nostalgique - le roman s'ouvre sur la très joli phrase "Le passé est un pays étranger : on y fait les choses... Léon Colston, écolier de douze ans, encore plein des fantasmagories et de la naïveté de l'âge tendre, est invité à séjourner chez un camarade durant les vacances estivales. Cet été 1900 est exceptionnellement chaud, et l'accueil que lui réservent les Maudsley dans l'imposant manoir de Brandham Hall, qu'ils occupent comme locataire de Lord Hugues Trimingham, est tout aussi chaleureux. Il est immédiatement adopté dans ce milieu privilégié, et on lui refait fort obligeamment toute sa garde-robe. Mais très vite il apparaît qu'on attend de lui de menus services, oh, trois fois rien... transmettre quelques messages oraux du vicomte à la charmante fille de la famille, Marian, et des plis que cette dernière échange avec un certain Ted Burgess, agriculteur et voisin du domaine. Voilà notre jeune messager, reconnaissant et flatté, devenu l'entremetteur (traduction littérale du titre original "the Go-between") d'un triangle amoureux. Le Messager est une manière de roman de formation, ayant pour cadre une Angleterre très conservatrice. Il compte le dessillement douloureux d'un garçon, objet de la duplicité des adultes. C'est un roman d'une facture classique, résolument nostalgique - le roman s'ouvre sur la très joli phrase "Le passé est un pays étranger : on y fait les choses autrement qu'ici", et fort bien construit. Comme il arrive parfois, cet opus a été rendu célèbre par l'adaptation cinématographique qui en a été faite par Joseph Losey, Palme d'or à Cannes en 1971, plusieurs fois primée aux BAFTA, nominée aux Oscars et aux Golden Globe en 1972.
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