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Belfond
EAN : 9782714457806
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 205 mm

Le pouvoir du chien

Pierre Furlan (traduit par)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 06/11/2014
La redécouverte d’un chef-d’œuvre de la littérature américaine contemporaine et d’un roman emblématique du catalogue Belfond, désormais un film Netflix adapté par Jane Campion. Grand sondeur des méandres tortueux de l’âme humaine, Thomas Savage retrace la lente dégradation des relations entre deux frères issus d’une riche famille d’éleveurs du Montana, dont le quotidien rude et laborieux est soudain bouleversé par l’arrivée d’une femme.
 
« Les ombres de Steinbeck et de Tennessee Williams planent dans le ciel de Thomas Savage et l’Ouest, le vrai, est une nouvelle fois terre de littérature. »
Pierre Sorgue, Télérama
En évoquant la lente dégradation des relations entre deux frères, que vient troubler l’arrivée d’une femme, Thomas Savage signe un huis clos d’une...
« Les ombres de Steinbeck et de Tennessee Williams planent dans le ciel de Thomas Savage et l’Ouest, le vrai, est une nouvelle fois terre de littérature. »
Pierre Sorgue, Télérama
En évoquant la lente dégradation des relations entre deux frères, que vient troubler l’arrivée d’une femme, Thomas Savage signe un huis clos d’une rare intensité psychologique, un western littéraire d’avant-garde qui scandalisa la critique lors de sa sortie en 1967 pour avoir porté atteinte au mythe du rude et viril cow-boy de l’Ouest.
Inexplicablement resté dans les limbes de l’édition pendant de longues décennies, redécouvert à la fin des années 1990, Le Pouvoir du chien est aujourd’hui reconnu comme un chef-d’œuvre de la littérature américaine du xxe siècle.
À lire ou à relire d’urgence.

Jane Campion a adapté ce livre en long-métrage pour Netflix, sous le titre The power of the dog, avec Benedict Cumberbatch, Kirsten Dunst, Kodi Smit-McPhee, Jesse Plemons et Thomasin McKenzie dans les rôles principaux.
Jane Campion a reçu pour ce film le Lion d’argent de la meilleure réalisatrice à la Mostra de Venise 2021.
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EAN : 9782714457806
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 205 mm
Belfond
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Ils en parlent

«  La finesse de l’étude psychologique, l’art du suspense et la tension poussée jusqu’au malaise font du Pouvoir du chien un livre remarquable. »
Florence Noiville, Le Monde des livres
 
«  Thomas Savage, le Giono du Far West, est un enchanteur dont la plume ressuscite les décors magique de l’Amérique des pionniers. »
André Clavel, L’Express
 
« Un chef-d’œuvre d’une force, d’une puissance et d’une complexité rares. »
Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine
 
 « Les ombres de Steinbeck et de Tennessee Williams planent dans le ciel de Thomas Savage et l’Ouest, le vrai, est une nouvelle fois terre de littérature. » 
Pierre Sorgue, Télérama
 
« Savage écrit comme éclate l’orage, dans le tonnerre et les éclairs. Un détail frappant s’éclaire d’une fulgurance, un grondement révèle avec force une philosophie, une vision globale du monde. [...] On s’est longtemps demandé pourquoi Le Pouvoir du chien n’avait pas été un best-seller, pourquoi il n’avait jamais reçu l’accueil qu’il méritait. Certains livres sont comme des nappes souterraines dans le désert : elles restent en sommeil pendant de longues années et rejaillissent à la surface quand on en a vraiment besoin. »
Los Angeles Times
 
« Dans cette histoire de tensions domestiques, un archétype est subverti : l’image d’une vérité rude et pionnière, à la John Wayne, mythe sexuel politisé que le public n’était pas prêt à mettre en cause. Des vérités choquantes un temps, mais aujourd’hui convaincantes : mieux vaut tard que jamais. »
Boston Sunday Globe
 
 « Un écrivain injustement méconnu, qui a longtemps été privé de l’attention qu’il méritait. »
Kirkus Review
 
« Un roman fascinant et cruel, d'une remarquable finesse, comme une tragédie antique dans un décor de western. »
Christine Gomariz, Paris Match
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ecceom Posté le 10 Janvier 2022
    Je viens à résipiscence, me traîne en robe de bure et sur les genoux jusqu'à Canossa, portant les clefs de la ville autour du cou. Déçu par mes dernières incursions chez Gallemeister ("Pike" et "Cry Father" de Benjamin Whitmer), méfiant vis-à-vis de la sentence de Télérama assénée en 4ème de couverture évoquant « les ombres de Steinbeck et de Fitzgerald... », j'ai douté. J'avais tort. Le Pouvoir du Chien est (presque) formidable. Nous sommes en 1924. Dans un ranch du Montana, vivent George et Phil Burbank. Ils sont riches, ils sont frères, mais pour le reste, tout les distingue. Georges est enrobé, besogneux et taiseux. Phil est d'un physique agréable, d'une intelligence vive, sarcastique et farouchement indépendant. Un autre personnage apparait en filigrane, dans les souvenirs : Bronco Henry. L'auteur n'en livre guère de détails, mais on comprend que ce cow-boy presque mythique, a profondément marqué le jeune Phil et lui a servi de modèle. Au sein du ranch, les rôles sont bien répartis : George s'occupe des taches administratives ennuyeuses, Phil, dirige tous les travaux au grand air, à l'aise parmi les gardiens de troupeaux ou les moissonneurs. Le bel équilibre se rompt pourtant, quand George rencontre à la ville voisine, Rose, une jeune veuve, décide de l'épouser... Je viens à résipiscence, me traîne en robe de bure et sur les genoux jusqu'à Canossa, portant les clefs de la ville autour du cou. Déçu par mes dernières incursions chez Gallemeister ("Pike" et "Cry Father" de Benjamin Whitmer), méfiant vis-à-vis de la sentence de Télérama assénée en 4ème de couverture évoquant « les ombres de Steinbeck et de Fitzgerald... », j'ai douté. J'avais tort. Le Pouvoir du Chien est (presque) formidable. Nous sommes en 1924. Dans un ranch du Montana, vivent George et Phil Burbank. Ils sont riches, ils sont frères, mais pour le reste, tout les distingue. Georges est enrobé, besogneux et taiseux. Phil est d'un physique agréable, d'une intelligence vive, sarcastique et farouchement indépendant. Un autre personnage apparait en filigrane, dans les souvenirs : Bronco Henry. L'auteur n'en livre guère de détails, mais on comprend que ce cow-boy presque mythique, a profondément marqué le jeune Phil et lui a servi de modèle. Au sein du ranch, les rôles sont bien répartis : George s'occupe des taches administratives ennuyeuses, Phil, dirige tous les travaux au grand air, à l'aise parmi les gardiens de troupeaux ou les moissonneurs. Le bel équilibre se rompt pourtant, quand George rencontre à la ville voisine, Rose, une jeune veuve, décide de l'épouser et l’emmène vivre avec lui au ranch. Phil se refuse à accepter cette intruse et lui mène une guerre larvée, impitoyable, à base de grossièretés sournoises, mépris et moqueries. La situation empire quand Peter, le fils de Rose, garçon un peu efféminé et secret, passionné de fleurs en papier et de lecture, vient les rejoindre. Pour atteindre un peu plus la mère, Phil décide d'humilier aussi le jeune homme. Rendons justice à Télérama : évoquer les ombres de Steinbeck et Fitzgerald n'est pas saugrenu, même si le livre penche sans doute davantage du côté de « Brokeback Mountain ». Car les sexualités troubles affleurent derrière les apparences et le cow-boy viril, dur au mal, campé sur ses certitudes et son refus intransigeant de suivre le troupeau (ce qui pour un vacher…), cache une angoisse face au monde moderne, qui ne s'encombre plus des Bronco Henry, troque les carrioles pour des voitures et les bougies pour l'électricité. Au-delà des âmes, Savage sait aussi magnifiquement décrire la rude nature du Montana, ses paysages de neige, sa vie cyclique : « Les pavots fleurirent, fanèrent et moururent ; le vent d'hiver hurlait depuis les lointaines montagnes ; puis la neige disparut à nouveau du sol, les pavots sortirent de terre et fleurirent encore, fanèrent et moururent. » Un grand roman. Un bémol malgré tout : le mot sauge doit revenir une trentaine de fois dans le roman. Une fois qu'on le remarque, on ne voit plus que ça. Une curiosité : une coquille (presque un lapsus!) fait dire à Rose qu'il n'est pas normal de vivre sous« le même toi que le frère ! »
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  • roquentin Posté le 18 Décembre 2021
    Le Pouvoir du Chien, Thomas Savage Un western de plus chez Gallmeister ? Oui, mais non. L’histoire se déroule en 1924 dans les plaines du Montana où les frères Burbank élèvent et commercialisent du bétail. Mais les codes du genre s’arrêtent là. Stetsons, colts, éperons, tout cela est très secondaire voir absent dans ce récit. Peu mis en avant en tout cas. Les grandes villes commencent à vivre à l’heure de la modernité et ont définitivement basculé dans le XXe siècle depuis quelque temps et cela finit par percoler vers les zones rurales ou montagneuses. Phil et George Burbank sont frères, mais leurs caractères sont en totale antinomie. Sans qu’ils entretiennent une relation conflictuelle pour autant tout les sépare. Phil est rusé, intelligent, habile de ses mains, un peu philosophe, manipulateur, de corpulence longiligne. En même temps, il est individualiste, raciste. C'est lui qui règne sur le ranch et l'exploitation bétaillère, ne laissant que des miettes de décision à son frère, George. George est réservé, taiseux, au physique trapu, obséquieux, recherchant la facilité, c’est un cerveau paresseux. Il suit son frère en tout et ce depuis que les parents ont migré vers d'autres lieux, laissant le ranch aux mains des frères. Il est dominé par son frère... Le Pouvoir du Chien, Thomas Savage Un western de plus chez Gallmeister ? Oui, mais non. L’histoire se déroule en 1924 dans les plaines du Montana où les frères Burbank élèvent et commercialisent du bétail. Mais les codes du genre s’arrêtent là. Stetsons, colts, éperons, tout cela est très secondaire voir absent dans ce récit. Peu mis en avant en tout cas. Les grandes villes commencent à vivre à l’heure de la modernité et ont définitivement basculé dans le XXe siècle depuis quelque temps et cela finit par percoler vers les zones rurales ou montagneuses. Phil et George Burbank sont frères, mais leurs caractères sont en totale antinomie. Sans qu’ils entretiennent une relation conflictuelle pour autant tout les sépare. Phil est rusé, intelligent, habile de ses mains, un peu philosophe, manipulateur, de corpulence longiligne. En même temps, il est individualiste, raciste. C'est lui qui règne sur le ranch et l'exploitation bétaillère, ne laissant que des miettes de décision à son frère, George. George est réservé, taiseux, au physique trapu, obséquieux, recherchant la facilité, c’est un cerveau paresseux. Il suit son frère en tout et ce depuis que les parents ont migré vers d'autres lieux, laissant le ranch aux mains des frères. Il est dominé par son frère et cela leur convient tous deux. La relation entre les frères se complique quand le bon George se marie avec Rose, une fille de la ville d’à côté. Veuve d’un médecin et maman d’un adolescent, Peter, elle provient d’un milieu plus raffiné et éprouve des besoins un rien plus mondains que à quoi les Burbank étaient habitués. Dès le mariage, George a des envies d’échanger sa vieille auto contre une plus récente et plus chère, Rose se parfume, s’habille et se maquille. Dans leurs nouvelles relations, on compte le gouverneur local. Le couple et Peter s’installent au ranch et cette vie à quatre ne plaira pas à tout le monde. Tout cela irrite copieusement Phil qui mène une vie ascétique, faite de travail et d’introspection. Le raffinement qu’affiche Peter bouscule les codes de Phil. Le jeune garçon, cérébral et délicat, est donc d’emblée taxé d’homosexuel, autant dire un moins que rien aux yeux de Phil. Ce dernier va devenir l’araignée dans sa toile qui attend patiemment que la proie fasse un faux pas avant d’être dévorée.. Celui-ci cherche désormais à détruire ce mariage. Manipulation et silence seront les armes qu’il utilisera. Il y parviendra jusqu’à un certain point, Rose paiera un tribut assez lourd aux manigances silencieuses de Phil… Mais la fin du livre, un peu moralisatrice, est surprenante et offre un épilogue en forme de contre pied. Il faut attendre ces dernières pages pour comprendre ce qu’est le pouvoir du chien. Thomas Savage a écrit un anti-western et cela a passablement irrité les fans du genre en 1967, lors de la parution du livre. A cette époque, l’Amérique conquit le monde les armes à la main. Comme les pionniers des westerns l’avaient fait cent ans avant. Comme Peter dans le livre, les pays non alignés sur le mercantilisme US, sont considérés comme quantité négligeable. Dans un chapitre, les Indiens sont même dépossédés de tous les colifichets habituels. Pas de carquois, de mustang ou de plumes sur la tête, juste la mise en scène de deux pauvres hères cherchant à fuir leur réserve réductrice pour aller visiter les terres de leur illustre aïeul… Savage s’attarde davantage à développer tout en finesse et en lenteurs les caractères de ses personnages. Il n’est évidemment ni le premier ni le seul à faire cela, mais il le fait très bien et cela imprime ce rythme juste et allant crescendo au livre. Très belle surprise. Pour les amateurs, le film tiré du livre est disponible sur Netflix, avec les sublimes Benedict Cumberbatch et Josh Plemmons dans le rôle des frères Burbank.
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  • ceciloule Posté le 5 Décembre 2021
    En 1967, Thomas Savage réinvente le début du XXème siècle, recrée une relation fraternelle au cœur d'un ranch. Le fragile équilibre sur lequel elle repose est mis à mal par l'arrivée d'une femme et de son fils, cristallisant l'étroitesse d'esprit d'alors. Les focalisations s'alternent, formant un piège qui semble se refermer sur le lecteur autant que sur Rose... La tension grandissante mise en scène par l'auteur est ainsi celle d'un huis-clos, et ce malgré les étendues du Montana qui ondulent à l'arrière-plan... (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2021/12/05/le-pouvoir-du-chien-thomas-savage/)
  • sbastien5300 Posté le 2 Octobre 2021
    George et Phil sont des frères que tout oppose au niveau caractère : le premier est taciturne, renfermé, plutôt morose alors que son frère est d’un naturel jovial et causant. A deux ils dirigent  un des ranchs les plus prospères dans le Montana des années 1920.  Si Phil a un caractère de meneur, la gestion du ranch familial est partagée équitablement entre les deux hommes, la moindre décision étant prise de manière concertée, menant à une sorte d’équilibre, de routine immuable mais efficace au fil des ans. Le grain de sable dans cette machine bien huilée arrive le jour où George épouse dans la discrétion la plus totale une jeune veuve et ramène celle-ci au ranch accompagnée de son jeune fils d’un caractère plutôt singulier. Phil, d’un naturel très conservateur et persuadé que son frère s’est fait berner, décide sur le champs de mépriser la jeune femme et son rejeton, de lui faire amèrement regretter d’être venue s’immiscer dans leurs vies.  Ce roman psychologique écrit dans les années ‘60 par Thomas Savage pose déjà à l’époque et avec beaucoup de justesse la question de la place de la femme dans un monde profondément masculin, hiérarchisé, tourné vers le ‘glorieux’ passé du véritable cow-boy... George et Phil sont des frères que tout oppose au niveau caractère : le premier est taciturne, renfermé, plutôt morose alors que son frère est d’un naturel jovial et causant. A deux ils dirigent  un des ranchs les plus prospères dans le Montana des années 1920.  Si Phil a un caractère de meneur, la gestion du ranch familial est partagée équitablement entre les deux hommes, la moindre décision étant prise de manière concertée, menant à une sorte d’équilibre, de routine immuable mais efficace au fil des ans. Le grain de sable dans cette machine bien huilée arrive le jour où George épouse dans la discrétion la plus totale une jeune veuve et ramène celle-ci au ranch accompagnée de son jeune fils d’un caractère plutôt singulier. Phil, d’un naturel très conservateur et persuadé que son frère s’est fait berner, décide sur le champs de mépriser la jeune femme et son rejeton, de lui faire amèrement regretter d’être venue s’immiscer dans leurs vies.  Ce roman psychologique écrit dans les années ‘60 par Thomas Savage pose déjà à l’époque et avec beaucoup de justesse la question de la place de la femme dans un monde profondément masculin, hiérarchisé, tourné vers le ‘glorieux’ passé du véritable cow-boy ainsi qu’un regard intéressant sur le mépris de la différence culturelle, raciale et sociale par ces hommes centrés sur leurs propres valeurs! J’ai en tout cas vraiment hâte de voir l’adaptation que vient d’en faire Jane Campion! 
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  • LittleCoffeeBook Posté le 18 Septembre 2021
    Bienvenue dans le Montana en 1924. Quel roman ! Une de mes meilleures lectures de cette année ! Vous aimerez Le pouvoir du chien si : - vous aimez les westerns purs avec des cowboys virils n’ayant pas peur du labeur. - vous aimez les récits prenant place dans des paysages à couper le souffle. - vous aimez les histoires de famille et la complexité de leur liens. - vous aimez les personnages subtils pour lesquels vous ne parvenez pas à avoir une opinion tranchée. - vous aimez les ambiances tendues des thrillers psychologiques. - vous aimez les histoires d’acception de soi malgré l’enclume pesante des bonnes mœurs de la société. - vous aimez les BONS ROMANS. Je n’ai qu’un mot : ESSAYEZ !
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