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Belfond
EAN : 9782714450647
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Sommeil

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Corinne ATLAN (Traducteur)
Date de parution : 13/01/2011

 

Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après-midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot.

Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir.
Dix-sept nuits sans sommeil…

EAN : 9782714450647
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe
Belfond

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ink-Heart Posté le 31 Mai 2020
    Sommeil est une nouvelle étrange et obsédante. Murakami raconte l'histoire de cette femme qui du jour au lendemain n'a plus besoin et n'arrive plus à s'endormir. Ces nuits deviennent alors un espace hors du quotidien, "une extension", un refuge pour lire et se retrouver, pour s'interroger sur la vacuité de sa réalité et la monotonie de sa vie. La nouvelle est remarquablement bien écrite, on ne peut s'attendre à autre chose de la part de son auteur. La fin en suspens nous laisse un goût terrible de frustration, j'aurais aimé un livre entier sur ce personnage et son étrange capacité !
  • ghislainemota Posté le 4 Mai 2020
    Attention vous risquez d'être spoilier si vous lisez ce court recueil. Murakami décortique la banalité du quotidien d'une japonaise férue de lectures. Elle rentre dans un univers de fiction pour échapper à la solitude jusqu'à que le fantastique fasse son apparition. Cet état de conscience modifié lui permet de dépasser son mal-être. Une nouvelle éthérée et étrange qui suspend le temps ainsi qu'un constat du malaise de la femme japonaise. La fin est énigmatique afin justement de se sentir comme le personnage dans un semi état de conscience. "Bizarre, vous avez dit bizarre; comme c'est bizarre"
  • Murasaki Posté le 16 Janvier 2020
    C'est une relecture, à vrai dire, car j'ai lu récemment le recueil "l'éléphant s'évapore" dans lequel on peut trouver cette nouvelle, excellemment écrite par Haruki Murakami. j'ai eu envie de lire cette édition et surtout de voir les illustrations de Kat Menschik. J'avais beaucoup apprécié le travail de cette illustratrice dans "les attaques de la boulangerie", ici encore les dessins sont très beaux, en noir et blanc, plus une teinte grise métallique, dans un style que je qualifierais de psychédélique et qui rappelle les années soixante, comme des photos surexposées. Les dessins sont une adaptation très libre du texte, et en même temps les images évoquent parfaitement l'histoire : on y voit en particulier beaucoup de mouches qui font penser à la mouche tsé-tsé ou à l'expression "quelle mouche te pique". C'est en effet la question qu'on pourrait poser à la narratrice, frappée d'une insomnie particulière qui ressemble à une forme d'hystérie sans doute provoquée par le carcan d'une société très codée et contraignante. L'auteur dessine en filigrane une société japonaise où le souci des apparences, le devoir, la routine, l'inquiétude d'atteindre l'excellence dans les études et la vie professionnelle, l'absence de passion, les interactions sociales alcoolisées, sont la... C'est une relecture, à vrai dire, car j'ai lu récemment le recueil "l'éléphant s'évapore" dans lequel on peut trouver cette nouvelle, excellemment écrite par Haruki Murakami. j'ai eu envie de lire cette édition et surtout de voir les illustrations de Kat Menschik. J'avais beaucoup apprécié le travail de cette illustratrice dans "les attaques de la boulangerie", ici encore les dessins sont très beaux, en noir et blanc, plus une teinte grise métallique, dans un style que je qualifierais de psychédélique et qui rappelle les années soixante, comme des photos surexposées. Les dessins sont une adaptation très libre du texte, et en même temps les images évoquent parfaitement l'histoire : on y voit en particulier beaucoup de mouches qui font penser à la mouche tsé-tsé ou à l'expression "quelle mouche te pique". C'est en effet la question qu'on pourrait poser à la narratrice, frappée d'une insomnie particulière qui ressemble à une forme d'hystérie sans doute provoquée par le carcan d'une société très codée et contraignante. L'auteur dessine en filigrane une société japonaise où le souci des apparences, le devoir, la routine, l'inquiétude d'atteindre l'excellence dans les études et la vie professionnelle, l'absence de passion, les interactions sociales alcoolisées, sont la règle et enserrent l'individu dans un sarcophage qui mange littéralement sa vie. Régression, transgression, addiction, sont sans doute les seules réponses trouvées à ce besoin d'échapper, ce besoin de vivre et être elle-même par cette jeune femme qui vit la nuit, à l'insu de tous. La lecture, l'état de veille, les ballades nocturnes solitaires, une intense réflexion qui la sépare peu à peu de sa famille, deviennent ses drogues et d'ailleurs sa première nuit d'insomnie et de lecture est suivie de ce qui ressemble fort à une "fonce-dalle". Ses "addictions" donnent à la jeune femme la sensation de décupler ses facultés intellectuelles et elle voit même son corps embellir. Comment cela finit ? Tsst, tsst, je ne spoilerai pas !
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  • Bouton Posté le 25 Décembre 2019
    Il faut que j'avoue que ce n'est pas l'auteur qui m'a attiré (je n'avais jamais rien lu de lui), c'est le livre en tant qu'objet : il m'a tapé dans l'oeil ! Noir avec des dessins argentés... petit format mais lourd dans la main... à l'intérieur, papier glacé et de magnifiques dessins ! Donc pour le plaisir de le tenir en main, je me suis mis (quand même !) à lire l'histoire ! C'est incroyable ! Dans ce récit (une femme qui reste 17 nuits sans dormir et qui en profite pour lire, ce qu'elle n'a pas le temps ou l'esprit de faire pendant la journée - c'est limite de la science fiction puisqu'elle ne dort pas non plus le jour) il n'y a rien (ou beaucoup selon le lecteur) et on plonge dans ces nuits où l'auteur nous emmène.... nulle part !!!! Il est génial !
  • Maclade Posté le 15 Novembre 2019
    Mystère, dépossession puis redécouverte de soi-même. Joie de se sentir vivante, heures de piscine et nuits blanches à lire et relire Anna Karénine en buvant du cognac. Puis énigme totale. Les dessins ajoutent vraiment au texte, ce qui n'est pas toujours le cas. On met du temps à les comprendre, à voir les détails, comme l'héroïne, qui redécouvre toujours de nouveaux éléments dans les romans russes. Sommeil doit se lire et se relire à mon avis, une invitation à se laisser porter et emporter, à lâcher nos connaissances pour entrer dans la sensation.
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