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EAN : 9782266273107
Code sériel : 16869
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Crépuscule du tourment, volume 1

Date de parution : 07/09/2017
Quelque part en Afrique subsaharienne, il y a Dio et quatre femmes qui s’adressent à lui : sa mère, la femme qu’il a trop aimée, celle qui partage son existence et sa sœur. Et lui, il n’entend pas. Qu’importe ! Chacune se raconte pour tenter de comprendre. Les blessures, les... Quelque part en Afrique subsaharienne, il y a Dio et quatre femmes qui s’adressent à lui : sa mère, la femme qu’il a trop aimée, celle qui partage son existence et sa sœur. Et lui, il n’entend pas. Qu’importe ! Chacune se raconte pour tenter de comprendre. Les blessures, les inégalités, les défaillances. Les éblouissements, les orages, les émois. Une lignée compliquée, une ascendance difficile. Leurs vies. Peu à peu, elles lui disent tout pour essayer de désapprendre la colère et les chagrins, apprivoiser le passé, sauver l’avenir et se donner de nouvelles chances.

« Les mots s’embrasent, les corps s’abandonnent, les femmes aiment ou haïssent, font peur souvent, envoûtent toujours. » Fabienne Pascaud – Télérama
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EAN : 9782266273107
Code sériel : 16869
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Crépuscule du tourment constitue un roman choral achevé, où chaque personnage déploie en toute dignité sa vérité, la plupart du temps enfouie dans les pages oubliées de l’histoire. » Muriel Steinmetz – L'Humanité.fr
« L'auteur nous fait pénétrer dans un cercle féminin entre sorcellerie et sensualité, coups et blessures, secrets et confessions. Les mots s'embrasent, les corps s'abandonnent, les femmes aiment ou haïssent, font peur souvent, envoûtent toujours. » Fabienne Pascaud – Télérama.fr
« Crépuscule du tourment de Léonora Miano, une œuvre féministe et postcoloniale. » Françoise Alexander – Le Monde.fr

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Madame_lit Posté le 25 Novembre 2020
    Chère lectrice, Cher lecteur, Pour le défi littéraire 2020, en octobre, il faut lire un bouquin d’une autrice ou d’un auteur ayant remporté le Grand prix littéraire d’Afrique noire. Léonora Miano s’est vu décerner le prestigieux prix pour l’ensemble de son oeuvre en 2011. J’ai choisi de plonger dans Crépuscule du tourment. Que raconte ce livre? Crépuscule du tourment est un roman choral présentant 4 voix de femmes : Madame, Amandla, Ixora et Tiki. Ces dernières s’adressent à un homme absent, Dio. Ainsi, Madame parle à son fils qui lui en veut de ne pas avoir quitté son époux qui la battait. Elle lui dit que dans cette société, elle a tenté de survivre. Car être femme, c’est mettre à mort son coeur, le museler, n’obéir qu’à la raison. La raison, c’est devenir une épouse et une mère. C’est ployer sous les coups, c’est observer les serpents tapis dans les coins ombragés du jardin. Ensuite, Amandla raconte à Dio ce qu’elle devient. Elle aborde son incompréhension par rapport à leur histoire d’amour. Puis, Ixora, la femme de son ami décédé prend aussi la parole. Elle lui fait part de ses sentiments car elle ne l’aime pas même s’il veut l’épouser. Elle... Chère lectrice, Cher lecteur, Pour le défi littéraire 2020, en octobre, il faut lire un bouquin d’une autrice ou d’un auteur ayant remporté le Grand prix littéraire d’Afrique noire. Léonora Miano s’est vu décerner le prestigieux prix pour l’ensemble de son oeuvre en 2011. J’ai choisi de plonger dans Crépuscule du tourment. Que raconte ce livre? Crépuscule du tourment est un roman choral présentant 4 voix de femmes : Madame, Amandla, Ixora et Tiki. Ces dernières s’adressent à un homme absent, Dio. Ainsi, Madame parle à son fils qui lui en veut de ne pas avoir quitté son époux qui la battait. Elle lui dit que dans cette société, elle a tenté de survivre. Car être femme, c’est mettre à mort son coeur, le museler, n’obéir qu’à la raison. La raison, c’est devenir une épouse et une mère. C’est ployer sous les coups, c’est observer les serpents tapis dans les coins ombragés du jardin. Ensuite, Amandla raconte à Dio ce qu’elle devient. Elle aborde son incompréhension par rapport à leur histoire d’amour. Puis, Ixora, la femme de son ami décédé prend aussi la parole. Elle lui fait part de ses sentiments car elle ne l’aime pas même s’il veut l’épouser. Elle ne veut pas de lui comme époux même s’il a adopté son fils. Finalement, il y a sa soeur qui lui relate leur enfance. Ces femmes vivant en Afrique subsaharienne ont connu la violence des hommes. Elles connaissent les coups, elles ont appris à se taire car c’est la loi du père qui domine. Mais, à ce fils, à cet homme, à ce frère, elles vont aborder leur sexualité. La plupart aime surtout les femmes. Elles sont en quête de leur identité féminine dans un monde l’écrasant. Elles ne sont vivantes que parce qu’elles sont, pour la plupart, des mères. Mais aussi, il est question des traumatismes engendrés par le colonialisme. Ce livre aborde une recherche d’identité. Une recherche d’identité par rapport à sa culture, à son territoire, à l’autre, à soi. Cette quête se vit en amont pour comprendre ce que transportent les gènes, cette «ancestralité ténébreuse». En ce sens, des thèmes comme la violence faite aux femmes, le colonialisme, les tabous sexuels, les enfants des esclaves sont abordés par les narratrices tout au fil des pages. Ce que j’en pense Je n’avais jamais lu de livre de cette écrivaine camerounaise. Je suis bien contente de mon choix. Ce livre nous amène à nous questionner par rapport à l’autre. Car, aujourd’hui, dans notre belle Amérique, le racisme est loin d’être éliminé. Des êtres meurent en raison de la couleur de leur peau sous les balles des policiers. Encore et encore. Ainsi, j’ai bien aimé la réflexion d’Amandla, celle dont Dio était amoureux. Elle parle de son rôle en tant qu’enseignante: Je dis tout cela à mes petites marmailles. Je ne leur cache rien. Les travaux forcés. Les déplacements de populations. Le code de l’indigénat. La ségrégation raciale. Le génocide des Hereros. Le nazisme déjà en gestation qui les a parqués dans des camps de concentration. Oui. Je leur parle de tout cela. Une colère toute légitime monte en eux. Je les calme en expliquant que nous n’avons pas le temps de haïr. Nous ne pouvons nous permettre de gâcher ainsi les forces qui doivent nous servir à rebâtir. Je sais de quoi je parle. J’ai connu l’irrépressible fureur qui s’empare de ceux qui plongent dans les abysses de notre mémoire sémite. Cette douleur si terrible qu’elle se mue en désir de revanche. Coûte que coûte et sur-le-champ. La vengeance. Le cri : Pas de justice pas de paix. (p. 110) Quel sens donné à la valeur de l’existence? J’ai été extrêmement touchée par ces femmes qui ont même osé aimer d’autres femmes. Mais encore, l’écriture de Léonora Miano est très poétique. Elle cherche à dresser le portrait d’hommes et de femmes à travers l’Histoire. Ses mots sont justes, forts, puissants. Elle présente un combat : celui des femmes, celui des siens, celui de soi… elle dénonce pour expliquer sans jamais juger. Une grande écrivaine possédant un talent immense. Je ne peux que vous encourager à lire du Léonora Miano. Par le biais de ses écrits, elle nous livre la mémoire des siens. https://madamelit.ca/2020/10/22/madame-lit-crepuscule-du-tourment-de-leonora-miano/
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  • LeaJolie78 Posté le 7 Octobre 2020
    Quelque part en Afrique subsaharienne, il y a Dio et quatre femmes qui s'adressent à lui : sa mère, la femme qu'il a trop aimée, celle qui partage son existence et sa sœur. Et lui n'entend pas. Qu'importe ! Chacun se raconte pour tenter de comprendre. Les blessures, les inégalités, les défaillances. Les éblouissements, les inégalités, les émois. Une lignée compliquée, une ascendance difficile.
  • IsisNoire Posté le 15 Juin 2019
    Un livre que j’aurai pu dévorer en un rien de temps...mais que j’ai pris le temps de savourer pour laisser durer le plaisir tellement il est profond ! Il dde une certaine ouverture d’esprit et une maturité suite aux sujets qu’il aborde et auxquels on ne s’y attend pas forcément. Il y a une des protagonistes qui m’a fait l’effet d’une thérapie... ! Histoire à lire bien au chaud blottie dans un coin coocooning ou dans une bulle impénétrable et imperméable. Leonora Miano, la femme au vocabulaire infini. Une plume et une pensée extraordinaire.
  • cdezingues Posté le 3 Juin 2019
    J'ai eu du mal à rentrer dans l'écriture ciselée et précise de Léonora Miano. Mais une fois dedans... Quel bonheur. J'ai ressenti une émotion comme rarement auparavant. Il y a des moments d'une grâce et d'une élégance incroyable. Tout est dit de la solidarité entre femmes, de l'amour, de la beauté du corps. C'est un roman que je relierai avec plaisir. En attendant, je me jette sur l'oeuvre de cette autrice.
  • cherryblossoms Posté le 25 Janvier 2019
    Crépuscule du tourment est une lecture qui demande du temps et de la concentration, sans cela, je pense que l'on passe à côté de l'essentiel. Léonora Miano signe là une véritable réussite. Roman dans lequel quatre femmes s'adressent à un même homme, tour à tour le fils, l'époux, l'amant, ou le frère. Chacune apporte sa pierre à l'édifice, et permet peu à peu de comprendre et cerner cet homme, mais pas seulement. Les thèmes abordés sont nombreux, le principal étant la place des femmes dans l'Afrique subsaharienne contemporaine. Cependant l'autrice aborde également des thèmes secondaires (mais liés) variés, comme la violence conjugale, le passé colonial de l'Afrique, l'esclavage, la passion amoureuse, et bien d'autres encore. L'écriture de Léonora Miano est à la fois précise et très poétique. Pour ma part, j'ai été totalement emportée par ce récit, que j'ai pris le temps de savourer. J'ai été époustouflée par la manière dont tout est lié, tant l'histoire que les thématiques abordées. Les 100 premières pages ont eu un effet coup de poing sur moi. En bref cette lecture a été une sorte de révélation, pour moi qui lit si peu de littérature africaine. Je la recommande fortement, mais pas à tout... Crépuscule du tourment est une lecture qui demande du temps et de la concentration, sans cela, je pense que l'on passe à côté de l'essentiel. Léonora Miano signe là une véritable réussite. Roman dans lequel quatre femmes s'adressent à un même homme, tour à tour le fils, l'époux, l'amant, ou le frère. Chacune apporte sa pierre à l'édifice, et permet peu à peu de comprendre et cerner cet homme, mais pas seulement. Les thèmes abordés sont nombreux, le principal étant la place des femmes dans l'Afrique subsaharienne contemporaine. Cependant l'autrice aborde également des thèmes secondaires (mais liés) variés, comme la violence conjugale, le passé colonial de l'Afrique, l'esclavage, la passion amoureuse, et bien d'autres encore. L'écriture de Léonora Miano est à la fois précise et très poétique. Pour ma part, j'ai été totalement emportée par ce récit, que j'ai pris le temps de savourer. J'ai été époustouflée par la manière dont tout est lié, tant l'histoire que les thématiques abordées. Les 100 premières pages ont eu un effet coup de poing sur moi. En bref cette lecture a été une sorte de révélation, pour moi qui lit si peu de littérature africaine. Je la recommande fortement, mais pas à tout le monde. En effet je pense qu'il faut avoir le temps et l'envie de s'y plonger puisque c'est un roman exigeant qui demande beaucoup de concentration
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