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10/18
EAN : 9782264072900
Code sériel : 5400
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Jeu blanc

Christine RAGUET (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2019
Le poignant récit initiatique d’un garçon amérindien dans un Canada discriminatoire.
Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire : son enfance au cœur du Canada, rythmée par les légendes ojibwées, la récolte du riz et la pêche ; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur ;... Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire : son enfance au cœur du Canada, rythmée par les légendes ojibwées, la récolte du riz et la pêche ; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur ; son adolescence, passée dans un internat où des Blancs se sont efforcés d’effacer en lui toute trace d’indianité. C’est pourtant au cœur de cet enfer que Saul trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c’est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970, même au sein du sport national.
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EAN : 9782264072900
Code sériel : 5400
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Artiola Posté le 11 Novembre 2020
    Heureusement que je ne lis pas attentivement les quatrièmes de couverture, car je serai passée à côté de ce roman que j'ai beaucoup aimé. Ce roman raconte la vie de Saul ( Indian Horse), dans le Canada des années 60-70. Enfermé dans un centre de désintoxication, il raconte tout ce qui l'a conduit jusque- là. En réalité Saul est indigène et il a vu les injustices des blancs envers ses proches. Pour lui, c'est la passion de hockey qui va lui offrir la possibilité de sortir de sa condition. Mais le racisme se trouve même dans le sport et il va le comprendre durant tout son parcours. J'ai adoré l'écriture de Richard Wagamese. Les quelques longueurs sur le hockey ne m'ont pas posé de problème, car ce sport est juste une métaphore pour expliquer le racisme dont les indigènes ont souffert. (l'auteur est décédé à l'âge de 62 ans)
  • jack56 Posté le 9 Novembre 2020
    J'avais déjà été extrêmement ému par la lecture de : « Les étoiles s'éteignent à l'aube ». Avec « Jeu blanc » c'est encore un grand moment d'émotion, de révolte contre le racisme des blancs et contre le christianisme, qui se voulait éducateur de populations d'indiens qui avaient d'autres croyances, d'autres valeurs. Ces religieux qui n'ont pas hésité à arracher de jeunes enfants à leurs familles pour les traiter comme du bétail avec violence, maltraitance, méchanceté et tout cela au nom de Dieu. Des enfants, pour certains détruits à tout jamais, tout particulièrement par la pédophilie de ces religieux. Beaucoup d'émotion de lire que Richard Wagames a puisé dans sa propre histoire pour écrire ce roman, de la tristesse aussi d'apprendre qu'il est décédé en 2017 et que le monde ne change pas tant que cela !
  • Michou5678 Posté le 3 Octobre 2020
    Une écriture racée, une trame intelligente, unc humanité de tous les instants : "Jeu blanc" est un grand roman. En retraçant cette destinée inspirée de la sienne, Richard Wagamese (1955-2017), lui-même d'origine ojibwé, a signé le bouleversant portrait d'un homme qui devra accepter d'aller à la rencontre de lui-même et de ses souffrances pour espérer renaitre Il s'y résout, et nous entraîne d'abord dans le paradis perdu de son enfance : la vie auprès des siens, les légendes ojibwés, la récolte du riz, le lien particulier qui l'unissait à sa grand-mère. À la mort de celle-ci, alors que tous deux fuyaient pour survivre, le jeune Saul est placé dans un internat. Parmi d'autres, le plus souvent enlevés à leur famille par le gouvernement, il découvre des conditions de vie effroyables. "Nous étions comme du bétail." Violences, brimades, humiliations sont le quotidien de ces enfants dont on cherche à gommer l'indianité. Il n'est pas rare que certains en meurent. Du mieux qu'il peut, Saul s'isole, se réfugiant dans une "chrysalide de silence".
  • DavidG75 Posté le 13 Septembre 2020
    Je m'appelle Saul... Saul Indian Horse, de la tribu Ojibwé... Mon peuple vivait au coeur des forêts enneigées du Canada, quelque part entre les lacs Manitoba et Winnipeg... La terre était notre mémoire et les grands arbres étaient nos esprits... Nous avions appris à vivre avec la nature, à honorer la fertilité du sol qu'elle nous offrait l'été et à suivre le cours tranquille de la rivière lorsque le froid de l'hiver gelait les premières récoltes. Nous avions appris à respecter le loup et l'orignal, pour leurs chairs qui nous nourrissaient et pour leurs peaux qui nous réchauffaient. Nous avions appris à accueillir les âmes errantes de nos ancêtres. Les Anciens nous contaient les rites et légendes de la Mère Terre. Pour ne pas oublier, me disait Grand-Mère. Elle était de ceux chez qui les sillons de la vie profondément gravés sur leur peau forçaient l'écoute et le respect. Elle m'avait transmis le don de vision. Jusqu'à ce que l'homme blanc vienne me chercher. J'avais sept ans. Je m'appelle Saul, de la tribu Ojibwé. Et je me souviens... Je me souviens de ces heures matinales et de ces années passées à déblayer la neige, de la glace crissant sous les lames... Je m'appelle Saul... Saul Indian Horse, de la tribu Ojibwé... Mon peuple vivait au coeur des forêts enneigées du Canada, quelque part entre les lacs Manitoba et Winnipeg... La terre était notre mémoire et les grands arbres étaient nos esprits... Nous avions appris à vivre avec la nature, à honorer la fertilité du sol qu'elle nous offrait l'été et à suivre le cours tranquille de la rivière lorsque le froid de l'hiver gelait les premières récoltes. Nous avions appris à respecter le loup et l'orignal, pour leurs chairs qui nous nourrissaient et pour leurs peaux qui nous réchauffaient. Nous avions appris à accueillir les âmes errantes de nos ancêtres. Les Anciens nous contaient les rites et légendes de la Mère Terre. Pour ne pas oublier, me disait Grand-Mère. Elle était de ceux chez qui les sillons de la vie profondément gravés sur leur peau forçaient l'écoute et le respect. Elle m'avait transmis le don de vision. Jusqu'à ce que l'homme blanc vienne me chercher. J'avais sept ans. Je m'appelle Saul, de la tribu Ojibwé. Et je me souviens... Je me souviens de ces heures matinales et de ces années passées à déblayer la neige, de la glace crissant sous les lames de mes patins, de la crosse prolongeant naturellement ma main, de la musicalité du palet fendant l'air jusqu'aux filets adverses... Tel un danseur étoilé au milieu d'un ballet d'hockeyeurs, je leur imposais mes chorégraphies avec un sens inné du but et du jeu. Je me souviens aussi de ces hommes blancs. de leur jalousie à mon égard, des huées et des coups reçus. Je n'étais pas des leurs et ils n'étaient pas mon peuple. Ils me volèrent mon âme, évanouie dans les vapeurs d'alcool qui devinrent mon refuge, mon puits sans fond. Dont je devais m'extraire par le souvenir... « J'étais un miracle », me disait le Père Leboutillier au pensionnat de St. Jerome's Indian School . Nous étions jeunes... Nous étions innocents... Nous étions des fantômes sous les serres de vautours qui rôdaient. Au nom de Dieu... Je m'appelle Saul... Je me souviens... - - Un premier chapitre magistral pour se mettre dans l'ambiance immersive de ce roman ! Richard Wagamese entraîne son lecteur dans le Canada des années 60-70, durant lesquelles près de 20 000 enfants issus des Premières Nations furent enlevés à leurs familles et placés dans des pensionnats autochtones en vue de les « civiliser ». Plusieurs thèmes y sont abordés, comme la colonisation forcée des amérindiens et l'identification ethnique, l'insertion par le sport, les abus au sein des pensionnats autochtones... Un livre qui m'aura fait penser à Mission, Danse avec les Loups ou The Revenant pour l'imaginaire des paysages ou encore au splendide Sleepers pour cette sombre période au pensionnat. Une part importante du livre est consacrée à la pratique du hockey. Trop importante peut-être. Bien que j'apprécie beaucoup ce sport, je me suis parfois senti comme dans une longue traversée du Groenland en patins à roulettes, perdu quelque part entre une partie de NHL20 et un épisode de Tom et Olive. Une étoile de moins pour cette raison. Merci à toi, Patricia, pour ce beau cadeau et la découverte de ce roman !
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  • MarieNebot Posté le 15 Août 2020
    Bon roman et instructif sur le racisme contre les Indiens au Canada dans les années 1960/70 (odieux). J’ai beaucoup aimé. Dommage, car quelques longueurs sur les subtilités du hockey sur glace. Mais il ne faut pas se décourager. L’essentiel est ailleurs. Belle écriture
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…