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EAN : 9782264072900
Code sériel : 5400
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Jeu blanc

Christine RAGUET (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2019
Le poignant récit initiatique d’un garçon amérindien dans un Canada discriminatoire.
Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire : son enfance au cœur du Canada, rythmée par les légendes ojibwées, la récolte du riz et la pêche ; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur ;... Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire : son enfance au cœur du Canada, rythmée par les légendes ojibwées, la récolte du riz et la pêche ; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur ; son adolescence, passée dans un internat où des Blancs se sont efforcés d’effacer en lui toute trace d’indianité. C’est pourtant au cœur de cet enfer que Saul trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c’est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970, même au sein du sport national.
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EAN : 9782264072900
Code sériel : 5400
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Manika Posté le 29 Novembre 2019
    Saul passe ses premières années au sein de sa famille ojibwé dans la nature en respectant les traditions. Suite à un enchainement de circonstances, il est placé dans un pensionnat où le personnel fera tout pour effacer sa culture. Il s'en sortira, non sans mal, contrairement à certains, grâce au hockey, sport pour lequel il est plus que doué. Saul nous raconte donc sa vie, petit, heureux auprès de sa famille, connecté à la nature, puis quelques dures années dans le pensionnat partagées entre les horreurs subies par ses camarades et les différents sévices pour leur faire oublier leur culture d'origine, dont il se protège par une sorte d'anesthésie émotionnelle. Puis il va découvrir le hockey grâce à un prête, véritable bulle d'oxygène qui va lui permettre de se dépasser et de se sentir vivant. Assez doué il va être "recruté" par des plus grandes équipes et pouvoir vivre pleinement sa passion, voyager, se faire des amis ...réaliser son rêve vite rattraper par le racisme des canadiens blancs qui ne supportent pas qu'un indien joue si bien à LEUR jeu. C'est fort, poignant, dur par moment et poétique à d'autres, bien écrit. Il y a de nombreuses descriptions du hockey... Saul passe ses premières années au sein de sa famille ojibwé dans la nature en respectant les traditions. Suite à un enchainement de circonstances, il est placé dans un pensionnat où le personnel fera tout pour effacer sa culture. Il s'en sortira, non sans mal, contrairement à certains, grâce au hockey, sport pour lequel il est plus que doué. Saul nous raconte donc sa vie, petit, heureux auprès de sa famille, connecté à la nature, puis quelques dures années dans le pensionnat partagées entre les horreurs subies par ses camarades et les différents sévices pour leur faire oublier leur culture d'origine, dont il se protège par une sorte d'anesthésie émotionnelle. Puis il va découvrir le hockey grâce à un prête, véritable bulle d'oxygène qui va lui permettre de se dépasser et de se sentir vivant. Assez doué il va être "recruté" par des plus grandes équipes et pouvoir vivre pleinement sa passion, voyager, se faire des amis ...réaliser son rêve vite rattraper par le racisme des canadiens blancs qui ne supportent pas qu'un indien joue si bien à LEUR jeu. C'est fort, poignant, dur par moment et poétique à d'autres, bien écrit. Il y a de nombreuses descriptions du hockey : les actions, le plaisir de la glisse, la précision des déplacements, les phases de jeu ... et même si je n'y connais rien j'ai malgré tout aimé lire ses passages par le plaisir qu'on sent que l'auteur a pris à les écrire. Vous 'lavez compris un très très beau livre.
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  • lapetitefadette Posté le 20 Novembre 2019
    Rarement je suis sortie d'une lecture aussi secouée qu'à la fin de ce magistral récit autobiographique. D'abord, il y a l'histoire de ce petit Saul, enfant retrouvé près du corps de sa grand-mère décédée, en plein froid nordique. Puis la maltraitance subie dans cette institution comme d' autres enfants indiens et où les sévices quotidiens, l'exploitation au-delà de l'imaginable de ces enfants les poussent à la mort quand celle-ci ne les prend pas du fait de la malnutrition, des coups, des maladies ou à la folie. Mais pour Saul ,il va y avoir le hockey. Les descriptions de ce sport par l'auteur sont juste absolument..... lumineuses! A ce stade de l'histoire, le roman nous gonfle le cœur d'espoir. Mais la chute est brutale. Car....il y a le racisme, la discrimination. Mais avant? oui, mais avant.....? un récit poignant et tellement révoltant sur ce que ces enfants ont eu à subir.
  • marina53 Posté le 21 Octobre 2019
    Cela fait un mois qu'il est dans ce centre de réhabilitation. Et autant de temps sans une goutte d'alcool. Pour tenter de comprendre comment et pourquoi il en est arrivé là, Saul Indian Horse doit raconter son histoire. Mais, dans ce cercle d'hommes et de femme, cela lui paraît impossible. Trop à dire, trop à trier, trop à crier... Alors, il va l'écrire, son histoire... … l'histoire du Clan des Poissons des Ojibwés du Nord où Saul vit avec sa famille, ses parents, son petit frère et sa grand-mère, au cœur des forêts. Une vie empreinte de légendes et de croyances... … l'histoire des Blancs dont il faut se méfier, eux qui veulent enlever leur indianité... … l'histoire de son petit frère, Benjamin, kidnappé par des Blancs. Revenu affaibli d'entre leurs griffes, il mourra des suites de la tuberculose... … l'histoire de sa grand-mère, omniprésente et protectrice, qui paiera de sa vie pour sauver le petit garçon... … l'histoire de sa vie entre les quatre murs de l'orphelinat St. Jerm's, régi par un Père et une Sœur despotiques... … l'histoire du hockey dans lequel il trouvera son échappatoire et son salut... Récit poignant et fort s'il en est, Jeu blanc émeut autant... Cela fait un mois qu'il est dans ce centre de réhabilitation. Et autant de temps sans une goutte d'alcool. Pour tenter de comprendre comment et pourquoi il en est arrivé là, Saul Indian Horse doit raconter son histoire. Mais, dans ce cercle d'hommes et de femme, cela lui paraît impossible. Trop à dire, trop à trier, trop à crier... Alors, il va l'écrire, son histoire... … l'histoire du Clan des Poissons des Ojibwés du Nord où Saul vit avec sa famille, ses parents, son petit frère et sa grand-mère, au cœur des forêts. Une vie empreinte de légendes et de croyances... … l'histoire des Blancs dont il faut se méfier, eux qui veulent enlever leur indianité... … l'histoire de son petit frère, Benjamin, kidnappé par des Blancs. Revenu affaibli d'entre leurs griffes, il mourra des suites de la tuberculose... … l'histoire de sa grand-mère, omniprésente et protectrice, qui paiera de sa vie pour sauver le petit garçon... … l'histoire de sa vie entre les quatre murs de l'orphelinat St. Jerm's, régi par un Père et une Sœur despotiques... … l'histoire du hockey dans lequel il trouvera son échappatoire et son salut... Récit poignant et fort s'il en est, Jeu blanc émeut autant qu'il interpelle. Saul Indian Horse, jeune Ojibwé, va se retrouver bien seul après l'abandon de ses parents et la mort de sa grand-mère. Placé dans un orphelinat où violence, humiliation et abus sont monnaie courante, il trouvera néanmoins une porte de sortie grâce au hockey, sport pour lequel il semble avoir un don. Saul Indian Horse pourrait être le double, le frère de Richard Wagamese. Un frère porteur de ses souffrances, de ses blessures, de ses espoirs vains et déchus. Lui-même abandonné par ses parents, enlevé dans le cadre de ce qu'on appelle "La rafle des années 60" (programme visant à placer des enfants autochtones dans des familles d'accueil), trimbalé de familles en familles au cœur desquelles il ne trouvait pas sa place, ce n'est pas dans le hockey que l'auteur se réfugiera mais dans la littérature. En de courts chapitres, ce roman déroule, avec force et constat, une épopée tragique, illustration édifiante du sort réservé aux Indiens. Puissant, à la fois cruel et lumineux, porté par un personnage entier et sensible, Jeu blanc est, immanquablement, inoubliable...
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  • Crossroads Posté le 20 Septembre 2019
    Jeu Blanc. Jeu de blancs. Un sport, le hockey, que Saul Indian Horse aura longtemps pratiqué et qui aurait pu constituer une solide planche de salut pour cet Ojibwé bien trop tôt orphelin et rapidement confronté à la bêtise et la férocité de religieux n'y voyant qu'un sauvage déshumanisé à ramener fissa dans la paix du Christ, Amen. Inutile de préciser que le terme "paix" et les moyens usités pour effacer toute indianité sont de parfaits antagonistes pourvoyeurs de moult suicides et autres souffrances solidement enracinées dans leur chair et leur âme pour les siècles des siècles, re-Amen. Joseph Boyden clame en 4e de couv' que Richard Wagamese est un trésor national. Vouant à Joseph Boyden une admiration sans nom, c'est empli d'une confiance inébranlable, et finalement inébranlée, que j'entamais ce Jeu Blanc. A toutes les quiches, comme moi, en matière de hockey, je dis pas d'panique, l'intérêt est ailleurs. Et notamment en cette tentative d'éradication de la personnalité au profit d'une croyance autre et, par ricochet, d'une reconstruction délicate par le prisme d'un sport qui, paradoxalement, déifie le blanc tout en réduisant une nouvelle fois l'indien à l'état de faire-valoir besogneux. Parfait combo entre croyances Ojibwés et volonté farouche de se faire une place, non pas au... Jeu Blanc. Jeu de blancs. Un sport, le hockey, que Saul Indian Horse aura longtemps pratiqué et qui aurait pu constituer une solide planche de salut pour cet Ojibwé bien trop tôt orphelin et rapidement confronté à la bêtise et la férocité de religieux n'y voyant qu'un sauvage déshumanisé à ramener fissa dans la paix du Christ, Amen. Inutile de préciser que le terme "paix" et les moyens usités pour effacer toute indianité sont de parfaits antagonistes pourvoyeurs de moult suicides et autres souffrances solidement enracinées dans leur chair et leur âme pour les siècles des siècles, re-Amen. Joseph Boyden clame en 4e de couv' que Richard Wagamese est un trésor national. Vouant à Joseph Boyden une admiration sans nom, c'est empli d'une confiance inébranlable, et finalement inébranlée, que j'entamais ce Jeu Blanc. A toutes les quiches, comme moi, en matière de hockey, je dis pas d'panique, l'intérêt est ailleurs. Et notamment en cette tentative d'éradication de la personnalité au profit d'une croyance autre et, par ricochet, d'une reconstruction délicate par le prisme d'un sport qui, paradoxalement, déifie le blanc tout en réduisant une nouvelle fois l'indien à l'état de faire-valoir besogneux. Parfait combo entre croyances Ojibwés et volonté farouche de se faire une place, non pas au soleil, mais tout simplement au sein d'une humanité de façade, ce Jeu Blanc séduit autant qu'il dérange. En effet, difficile d'imaginer un gamin supplicié en adulte équilibré et serein après avoir subi et été le témoin d'autant de sévices et d'injustices adolescents. Un questionnement inhérent à sa condition d'Ojibwé des plus intéressants. Un parcours de vie qui force le respect. Une abnégation de chaque instant porteuse des espoirs les plus fous mais aussi des désillusions les plus amères. Jeu blanc, set et match. Pour en connaître le vainqueur, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
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  • mumuboc Posté le 20 Septembre 2019
    Saul Indian Horse se souvient, sur les conseils des travailleurs sociaux qui l'entourent dans le Centre de désintoxication où il séjourne pour sortir de l'enfer de l'alcool, il se raconte, il écrit, car les mots ne peuvent être dits. Saul est un objibwé du Nord de l'Ontario et pour être plus précise du clan des Poissons Ojibwés du Nord  : les Anishinabés, vivant près de la rivière Winnipeg. Et c'est le récit poignant d'une enfance projetée à huit ans, orphelin, dans une institution la St Jerome Indian Residentiel School tenue d'une main de fer par des religieuses dont la sœur Ignacia. Inutile que j'entre dans les détails des sévices reçus par les enfants dont les plus faibles préféraient mourir que subir. Seule lumière pour Saul, le père Leboutilier qui va détecter en lui des qualités de rapidité et d'analyse en hockey sur glace. Saul va vite se faire un nom et une réputation, va gravir rapidement les étapes pour atteindre les sommets mais ses origines vont le tenir à distance par les Zaunagush, les blancs, devenant sujet de moqueries et de violences car chez les "blancs" les règles ne sont pas les mêmes. C'est un récit poignant d'un homme qui pensait avoir trouver... Saul Indian Horse se souvient, sur les conseils des travailleurs sociaux qui l'entourent dans le Centre de désintoxication où il séjourne pour sortir de l'enfer de l'alcool, il se raconte, il écrit, car les mots ne peuvent être dits. Saul est un objibwé du Nord de l'Ontario et pour être plus précise du clan des Poissons Ojibwés du Nord  : les Anishinabés, vivant près de la rivière Winnipeg. Et c'est le récit poignant d'une enfance projetée à huit ans, orphelin, dans une institution la St Jerome Indian Residentiel School tenue d'une main de fer par des religieuses dont la sœur Ignacia. Inutile que j'entre dans les détails des sévices reçus par les enfants dont les plus faibles préféraient mourir que subir. Seule lumière pour Saul, le père Leboutilier qui va détecter en lui des qualités de rapidité et d'analyse en hockey sur glace. Saul va vite se faire un nom et une réputation, va gravir rapidement les étapes pour atteindre les sommets mais ses origines vont le tenir à distance par les Zaunagush, les blancs, devenant sujet de moqueries et de violences car chez les "blancs" les règles ne sont pas les mêmes. C'est un récit poignant d'un homme qui pensait avoir trouver dans le hockey sur glace une médecine pour soulager la perte des siens et l'inhumanité du lieu, une sorte de danse magique dans laquelle il pouvait à nouveau exister, trouver parfois une famille. Il va connaître une gloire momentanée puis sombrer dans l'alcool car certaines douleurs mettent du temps à émerger et à se soigner. Au hockey un jeu blanc est un match dans lequel l'adversaire n'a marqué aucun point et dans la vie de Saul bien des blessures sont portées au tableau de marquage : pertes de sa famille, maltraitances, affronts qui vont le mener à se détruire en se noyant dans l'alcool. Je n'aurai jamais pensé prendre autant de plaisir dans la lecture d'une histoire avec en arrière plan le hockey sur glace. J'ai parcouru avec Saul les territoires de son enfance mais aussi ceux de sa vie d'homme, avec parfois un regard attendri sur sa volonté farouche, malgré le froid et le manque de moyens, de jouer, d'être sur la glace et de mettre à profit ses prédispositions, d'exister, de tenir.... C'est un récit poignant d'une vie commencée dans les grands espaces, avec la fierté d'une communauté vivant de ses ressources mais dont les membres disparaissent peu à peu, parfois de façon inexpliquée. On connait tous le sort réservé aux autochtones mais Saul va trouver en lui les ressources pour survivre, n'hésitant pas à faire appel à ses ancêtres et à leurs légendes pour survivre. Il y aura des mains tendues malgré tout, des familles accueillantes mais qui ne pourront certes pas effacer les blessures, mais aideront à les panser, à se sentir moins seul. On se prend d'intérêt pour le hockey, ici activité de résilience, à suivre la progression de cet enfant doué, instinctif, imaginatif, volontaire mais qui n'oubliera jamais d'où il vient et qui il est. On lui dira qu'il est métamorphe, qu'il possède cette capacité à s'adapter à toutes les situations mais certaines seront contraires à son état d'esprit, lui qui ne voulaient que jouer, que le plaisir de jouer et d'autres, même si elles semblaient avoir été intégrées, effacées, referont surface. C'est une confession qui laisse des traces comme les coups de lames de patins sur la glace, faisant resurgir des événements enfouis dans la mémoire et qui changent notre regard sur certains personnages, le tout avec une écriture empreinte d'humilité et de justesse. Une belle lecture.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…