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Belfond
EAN : 9782714479570
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm

La Course au mouton sauvage

Patrick de VOS (Traducteur)
Date de parution : 07/11/2019
Errer sans but sur le grand continent du hasard est une autre possibilité qui nous est laissée.

 
Après Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, publié chez Belfond, La Course au mouton sauvage clôt la fameuse « trilogie du Rat ».

La redécouverte événement de l’un des chefs-d’œuvre du maître de la littérature japonaise !

 
EAN : 9782714479570
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Rotkif Posté le 28 Octobre 2020
    Drôle et poétique
  • Glaneurdelivres Posté le 28 Mai 2020
    Ce roman de Haruki Murakami est la suite de ses deux tout premiers récits intitulés « Écoute le chant du vent » et « Flipper, 1973 ». On est en 1978. le narrateur a maintenant la trentaine. Il travaille toujours avec son ami d'enfance (son associé). Mais désormais, leurs affaires ont bien évolué (leur petit bureau de traductions s'étant transformé en agence publicitaire performante). Le héros a divorcé, mais il est resté ce même « bon vivant » (amateur de bières et grand fumeur). Il a toujours du mal à s'engager et à donner du sens à sa vie banale. Il est nonchalant. Il vit seul, avec son vieux chat, dans un petit appart tokyoïte. Il fait la rencontre d'une jeune fille (occasionnellement mannequin), dont il tombe littéralement sous le charme. Il est absolument fasciné par la grande beauté de ses oreilles ! (« le galbe du lobe dépassait en douceur toutes les courbes de la terre, le volume de sa chair potelée transcendait la vie. ») Tout à l'air de se passer pour le mieux, quand un jour, se présente à l'agence un mystérieux homme en noir (« Un homme étrange aux propos étranges »). Il s'avère que cet homme mystérieux est le... Ce roman de Haruki Murakami est la suite de ses deux tout premiers récits intitulés « Écoute le chant du vent » et « Flipper, 1973 ». On est en 1978. le narrateur a maintenant la trentaine. Il travaille toujours avec son ami d'enfance (son associé). Mais désormais, leurs affaires ont bien évolué (leur petit bureau de traductions s'étant transformé en agence publicitaire performante). Le héros a divorcé, mais il est resté ce même « bon vivant » (amateur de bières et grand fumeur). Il a toujours du mal à s'engager et à donner du sens à sa vie banale. Il est nonchalant. Il vit seul, avec son vieux chat, dans un petit appart tokyoïte. Il fait la rencontre d'une jeune fille (occasionnellement mannequin), dont il tombe littéralement sous le charme. Il est absolument fasciné par la grande beauté de ses oreilles ! (« le galbe du lobe dépassait en douceur toutes les courbes de la terre, le volume de sa chair potelée transcendait la vie. ») Tout à l'air de se passer pour le mieux, quand un jour, se présente à l'agence un mystérieux homme en noir (« Un homme étrange aux propos étranges »). Il s'avère que cet homme mystérieux est le n°2 d'une organisation mafieuse de l'extrême droite japonaise (organisation qui a une emprise totale sur la politique et l'économie du pays et dont la puissance ne semble pas avoir de limites !). Et l'intrigue commence ici : en fait, l'agence a fait paraître une photo de moutons pour illustrer la campagne publicitaire d'une société d'assurances sur la vie, et l'homme en noir demande qu'on lui explique pourquoi, sur cette photo, figure un mouton de race inconnue, qui porte sur le dos un dessin en forme d'étoile ! Mais, le héros est incapable d'expliquer cette étrangeté, et il refuse de lui révéler la provenance de la photo originale. Alors l'homme en noir le menace, lui disant qu'il a toutes capacités pour porter un grave préjudice à leur agence. Ainsi, n'ayant pas d'autre choix, le héros va devoir impérativement retrouver au plus vite le mouton sauvage en question… Au passage, on apprend qu'il y a beaucoup d'espèces de moutons, mais cet animal qui nous semble gentil, a des moeurs rudes : le bélier dominant élimine toute concurrence et se renouvelle à chaque saison, épuisé par le labeur intense qu'il a dû fournir auprès des brebis. On fera le parallèle avec ce qui se passe dans le récit, et ce qui se passe en politique ! Une jolie métaphore ! En effet, les hommes ont des partisans qui les font durer aux plus hautes fonctions, ce qui aboutit à des oligarchies. Très conservateurs, ils s'accrochent à leurs privilèges et n'acceptent que les idées qui les servent ! S'en suivent beaucoup de péripéties où interviennent de curieux personnages : le Maître, le chauffeur de limousine, un Docteur- es moutons, un homme-mouton, … Quelques notions d'histoire du Japon et de l'Asie s'insèrent aussi dans le récit (évocation de la guerre russo-japonaise, du panasiatisme : idéologie qui promeut l'unité des peuples asiatiques contre l'impérialisme occidental). Et tout s'enchaîne parfaitement dans cette histoire. Tous les plus petits détails se mettent progressivement et tout doucement en place pour former un grand ensemble très cohérent à la fin ! Murakami nous fait naviguer dans un récit où on ne sait pas toujours vraiment distinguer ce qui est réel de ce qui est imaginaire. On se retrouve comme embué dans le fantastique, et ça fait du bien ! J'ai trouvé que l'écriture de Murakami était plus riche dans ce roman que dans les 2 récits précédents. Il sait choisir habilement quelques petites phrases pour préparer le passage vers une atmosphère pesante et inquiétante : « Les cigales se limaient désespérément le corps comme pour rappeler une saison approchant de sa fin », « Un silence habité par le pressentiment d'une mort inévitable » … Et quand l'atmosphère est pesante, Murakami glisse une phrase d'humour dans le récit, comme pour détendre et peut-être aussi pour rendre le lecteur plus attentif à ce qui va suivre ensuite… « - Alors à plus tard » dit l'homme. Et il raccrocha, d'une façon qui me laissa un arrière-goût désagréable. Pour m'en débarrasser, je fis une trentaine de pompes, une vingtaine d'abdos, la vaisselle et une lessive de trois jours ». La description de son vieux matou m'a particulièrement amusé ! « Ses coussinets ressemblaient à des pois chiches tout racornis, ses oreilles étaient définitivement infestées par la vermine et, l'âge aidant, il pétait une bonne vingtaine de fois par jour », et aussi « Trois pigeons bien dodus perchés sur un poteau électrique poussaient des roucoulements dénués de sens. A moins que ces roucoulements ne voulussent au contraire dire bien des choses. Que leurs cors au pieds leurs faisait mal, qui sait ? » Et quand le récit vire à l'enquête policière, Murakami met dans les mains de son héros « Les aventures de Sherlock Holmes » ! Et parfois le héros regarde un « Hitchcock » ! Des thèmes reviennent souvent dans ses récits, tels que le temps qui passe et le sens à donner à sa vie : « Ainsi ai-je vécu ce mois, un peu comme d'autres noircissent les unes après les autres les dates sur un calendrier » ; « Il y a des choses qui s'en vont avec l'oubli, d'autres en se volatilisant, d'autres encore dans la mort ». Il y a aussi beaucoup de sensualité et de lyrisme – attiré par les corps, les oreilles : « Elle était irréellement belle. D'une beauté que je n'avais jamais vue ni imaginée jusqu'alors… Tout y était exagéré jusqu'à l'arrogance… » et « Elle avait vingt et un ans, un corps splendide, tout élancé, et deux oreilles d'une perfection ensorcelante ». De temps en temps apparaissent de délicates images poétiques, comme : « le silence était posé là-dessus telle une fine poussière ». Au fil de la lecture de ce roman, mon intérêt n'a fait que croître, et j'étais pressé de connaître la fin de l'histoire ! J'y ai davantage découvert l'univers de Murakami. C'était différent de ce que j'avais pu lire auparavant et j'ai adoré l'intrigue, ce côté surréaliste et l'atmosphère qui s'en dégage. Et d'ailleurs, pour saisir l'histoire dans sa globalité et sa continuité, je suis satisfait d'avoir lu « Écoute le chant du vent » et « Flipper, 1973 », avant. J'ai été tellement emballé par ce roman, que j'ai décidé de lire « Danse, danse, danse », qui est une suite de « La course au mouton sauvage » et qui, avec les récits précédents forme une tétralogie !
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  • Mabrier Posté le 19 Avril 2020
    On pourrait ne le lire que pour l'ambiance, mais il y a plus.
  • lehibook Posté le 30 Janvier 2020
    Début courant chez Murakami :le narrateur, un « pubard » trentenaire récemment divorcé sans enfants mène une vie routinière entre un associé alcoolo et une petite amie aux oreilles sublimes. Et puis ,paf ! Une sorte de mafieux le lance ,avec menaces, dans la quête d’un « mouton étoilé » ! La recherche de ce Graal ovin l’emmène dans le Nord du Japon où il va faire des rencontres plus ou moins improbables et délirantes .Mais lui est cool , rien ne l’étonne ni les pénis de baleine , ni les chats pétomanes. Bref ,laissez vous embarquer dans cette course elle en vaut la peine.
  • mh17 Posté le 20 Décembre 2019
    Un roman déconcertant et fantaisiste. Le narrateur, anonyme, a 34 ans. Sa femme vient de le quitter. Son métier de publicitaire l'ennuie. Et son meilleur ami, surnommé le Rat, a pris la route vers le Nord de l'archipel. Il lui écrit des lettres étranges sans lui communiquer d'adresse. En août 78, le narrateur rencontre une fille dont les oreilles possèdent un pouvoir d'attraction phénoménal. Elle lui prédit une aventure pour récupérer "l'autre moitié de lui-même". En effet, peu après sa vie bascule. Le secrétaire d'un homme politique, à la tête d'une puissante organisation occulte, vient le menacer au bureau. Le narrateur a publié une photo publicitaire où figure en tout petit un mouton sauvage portant sur le dos une étoile. Or ce mouton, serait la source de pouvoirs extraordinaires qu'il communiquerait à des humains qu'il aurait choisis. Et le Maître qui a perdu cette source se meurt. Il faut absolument retrouver le mouton... C'est un roman déconcertant. D'abord La quête du narrateur n'est pas claire. L'ennui me paraît léger. Il envie certainement son ami le Rat qui a su prendre la route. Celui-ci serait-il son double intrépide ? Je trouve aussi que le narrateur n'est pas un personnage très attachant car il... Un roman déconcertant et fantaisiste. Le narrateur, anonyme, a 34 ans. Sa femme vient de le quitter. Son métier de publicitaire l'ennuie. Et son meilleur ami, surnommé le Rat, a pris la route vers le Nord de l'archipel. Il lui écrit des lettres étranges sans lui communiquer d'adresse. En août 78, le narrateur rencontre une fille dont les oreilles possèdent un pouvoir d'attraction phénoménal. Elle lui prédit une aventure pour récupérer "l'autre moitié de lui-même". En effet, peu après sa vie bascule. Le secrétaire d'un homme politique, à la tête d'une puissante organisation occulte, vient le menacer au bureau. Le narrateur a publié une photo publicitaire où figure en tout petit un mouton sauvage portant sur le dos une étoile. Or ce mouton, serait la source de pouvoirs extraordinaires qu'il communiquerait à des humains qu'il aurait choisis. Et le Maître qui a perdu cette source se meurt. Il faut absolument retrouver le mouton... C'est un roman déconcertant. D'abord La quête du narrateur n'est pas claire. L'ennui me paraît léger. Il envie certainement son ami le Rat qui a su prendre la route. Celui-ci serait-il son double intrépide ? Je trouve aussi que le narrateur n'est pas un personnage très attachant car il est un peu trop détaché justement, un peu trop flegmatique, comme Sherlock Holmes. La parodie lui enlève un peu de consistance. L'autre défaut du livre est le manque de rythme. Il y a pas mal de coups de mou dus à la multiplication des formes narratives. Mais au moment où on s'endort un peu à force de compter les moutons, l'intérêt est relancé grâce à la grande fantaisie du livre. J'ai été captivée par la double enquête. D'abord l'enquête policière: on cherche le mouton, on cherche le Rat...Ensuite l'enquête fantastique. J'ai avalé tout naturellement les informations données par le secrétaire, sans me poser de questions. Murakami nous manipule comme ce mouton, je vous le dis...Ensuite il y a beaucoup d'humour dans le livre, des parodies littéraires au chauffeur qui téléphone à Dieu. Les personnages secondaires sont tous formidables et ce mouton sauvage est inoubliable.
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