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Presses de la cité
EAN : 9782258162877
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm

Le Voyageur des Bois d'en Haut

Collection : Terres de France
Date de parution : 05/09/2019
Au XIXe siècle. Le jeune Camille part travailler à Lyon avec des maçons itinérants, venus comme lui de la Creuse. Il poursuivra sa route sur les traces de son père, prétendu mort, en quête de vérité sur la double vie et le passé de ce dernier…
 
A seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d’autres paysans creusois qui s’en vont jusqu’à Lyon pour « limousiner » : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente... A seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d’autres paysans creusois qui s’en vont jusqu’à Lyon pour « limousiner » : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente du père. Son père… Une histoire manquée, fragmentée, mystérieuse… L’ouvrier aux mains d’or mais à la réputation ambiguë a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives, des façades bourgeoises. Lyon, la ville où s’est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d’osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre.  Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais « envolé » sur les routes au bras d’une belle Italienne.
Après avoir reproduit les gestes de son père, c’est « l’autre » vie de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d’apprentissages, jusqu’à la frontière italienne…

L’auteur fait revivre l’émigration saisonnière, dite « des maçons de la Creuse », qui a duré plusieurs siècles et façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.
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EAN : 9782258162877
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lulu8723 Posté le 10 Octobre 2021
    Jean-Guy SOUMY. Le voyageur des Bois d’en Haut. Lorsque naît le héros de ce récit, sa mère désire l’appeler Jean. Le père le déclare sous le prénom de Camille. Ce sera donc Camille pour le père et Jean pour la mère. Pourquoi le père, Pierre Neuviale a-t-il changer le prénom de l'enfant lors de l'inscrption sur les registres d'état-civil? Automne 1856, « Camille, Jean », tapi dans un arbre, guette le retour de son père, Pierre, parti au printemps « limousiner » à Lyon. Les hommes arrivent à la queue leu. Mais il ne le voit pas venir sur le chemin. Son oncle, Gerbeau, annonce à sa sœur et épouse de Pierre que ce dernier a disparu, lors de la grande crue du Rhône, le 31 mai 1856, et que son corps n’a pas été retrouvé. Au printemps 1860, Camille Jean, âgé de seize ans, quitte sa mère, la petite ferme et avec les gars du haut plateau de Gentioux, il part, comme son père avant lui, « limousiner » à Lyon. Il sera un goujat et portera plus de dix heures par jour, l’oiseau sur le dos, montant, descendant des échelles pour approvisionner les maçons qui construisent ces beaux immeubles haussmanniens. Au... Jean-Guy SOUMY. Le voyageur des Bois d’en Haut. Lorsque naît le héros de ce récit, sa mère désire l’appeler Jean. Le père le déclare sous le prénom de Camille. Ce sera donc Camille pour le père et Jean pour la mère. Pourquoi le père, Pierre Neuviale a-t-il changer le prénom de l'enfant lors de l'inscrption sur les registres d'état-civil? Automne 1856, « Camille, Jean », tapi dans un arbre, guette le retour de son père, Pierre, parti au printemps « limousiner » à Lyon. Les hommes arrivent à la queue leu. Mais il ne le voit pas venir sur le chemin. Son oncle, Gerbeau, annonce à sa sœur et épouse de Pierre que ce dernier a disparu, lors de la grande crue du Rhône, le 31 mai 1856, et que son corps n’a pas été retrouvé. Au printemps 1860, Camille Jean, âgé de seize ans, quitte sa mère, la petite ferme et avec les gars du haut plateau de Gentioux, il part, comme son père avant lui, « limousiner » à Lyon. Il sera un goujat et portera plus de dix heures par jour, l’oiseau sur le dos, montant, descendant des échelles pour approvisionner les maçons qui construisent ces beaux immeubles haussmanniens. Au cours des nuits, dans le garni de la rue Thomassin, qui a accueilli son père, il revoit un visage qui le hante. Est-ce celui de son géniteur ? Il cauchemarde. Des adolescents du quartier en construction l’abordent. Ils lui font une révélation : son père ne serait pas mort lors de la grande inondation, quatre ans plus tôt. Dès lors, Camille Jean, n’a plus qu’une idée : partir à la recherche de ce père qui les a abandonnés, sa mère et lui. Pourquoi, a-t-il feint une noyade ? Qu’a-t-il donc à se reprocher ? Que peut bien cacher cet homme à son épouse et à son fils? Camille veut mettre ses pas dans ceux de son père, et le retrouver afin qu'il lui avoue la vérité. Il fuira Lyon lorsque le temps du retour en Creuse viendra et il participera au percement du tunnel de Voiron au cours de l’hiver 1860. Au printemps, ses recherches le conduiront plus au sud, dans la vallée de l’Ubaye, dans le comté de Nice, sur la frontière avec l’Italie. Un voyage initiatique où notre petit creusois va perdre toute son innocence. Il veut connaître la vérité, savoir pourquoi son père se cache, se tait et les ignore, lui et son épouse. Il empruntera les sentiers traversant les massifs montagneux, guidé par Guiseppe, un colporteur. Notre petit creusois, parviendra-t-il au but ? Ne risque-t-il pas de s’exiler de son pays natal?Et quel sera le devenir de sa mère, seule , avec cette petite ferme sur les bras ? Un roman historique révélant une page de l’Histoire, du Limousin, de Lyon et les problèmes posés par la réunion du comté de Nice et du duché de la Savoie à la France, octroyés par le traité de Turin. Jean-Guy SOUMY retrace avec force détails ces tractations et le transfert des cimetières avec le changement de la frontière. Avec sa plume sensible, il nous guide. Nous souffrons avec Camille. Nous grimpons sur les échelles, traversons des paysages intacts de toute civilisation. Nous avons le plaisir de faire de belles rencontres. L’amitié, la fraternité, ne sont pas de vains mots pour tous ces hommes laborieux qui pendant neuf mois par an, quittaient, leurs fermes, leurs femmes et leurs enfants ; ils travaillaient très dur pour permettre à la famille de vivre de leur labeur. Les corporations étaient puissantes et parfois c’était l’école de la vie pour ces jeunes plus ou moins éduqués. Il y avait une volonté de se sortir de la misère et les cours du soir complétaient leurs savoirs. Encore une fois, merci beaucoup à cet auteur de l’École de Brive de faire revivre nos ancêtres paysans, maçons, , tailleurs de pierre. C’est un bel hommage qu’il rend à son pays natal, la Creuse dont les « limousinant » étaient majoritaires sur les routes pour rallier, Paris, Lyon, La Rochelle, etc.… Je recommande la lecture de ce roman du terroir. Je me permets de vous inciter à lire, du même auteur : « Julie de bonne espérance », « La belle rochelaise », « Sur l’autre rive », « Et un feu brûlait en elle »,etc…. Sans oublier sa trilogie sur les maçons creusois «  Les moissons délaissées », « Les fruits de la ville » et « le bouquet de la Saint-Jean, qui se déroule à Paris essentiellement. Bonne lecture. ( 07/10/2021)
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  • Annette55 Posté le 2 Juillet 2021
    Voici un roman historique du terroir passionnant comme sait les écrire cet auteur découvert avec bonheur il y a peu grâce à un ami de Babelio . Comme d’habitude , JEAN GUY . S , très attaché à sa Creuse natale, a réalisé un énorme travail de documentation. 1860 : À seize ans Camille quitte sa mère pour rejoindre les «  limousinants » , ces paysans creusois courageux, itinérants et durs au mal : du plateau des Mille Vaches en Limousin , les hommes des «  hautes terres » partaient à pied, baluchon sur le dos vers l’est et la vallée du Rhône , vers la frontière italienne parfois et même jusqu’à Paris . Ils quittaient leur petite ferme pauvre , leurs femmes et leurs enfants plusieurs mois , partout , en cette période hausmannienne , transformation et modernisation , d’immenses chantiers de construction leur offraient un emploi saisonnier , autant de prestigieux ouvrages que des tunnels : ils devenaient maçons , couvreurs, bâtisseurs ….. L’auteur se penche avec attention sur la vie de ces paysans creusois qui pouvaient passer onze heures par jour sur les chantiers , de six heures du matin à 19 heures sans se plaindre... Voici un roman historique du terroir passionnant comme sait les écrire cet auteur découvert avec bonheur il y a peu grâce à un ami de Babelio . Comme d’habitude , JEAN GUY . S , très attaché à sa Creuse natale, a réalisé un énorme travail de documentation. 1860 : À seize ans Camille quitte sa mère pour rejoindre les «  limousinants » , ces paysans creusois courageux, itinérants et durs au mal : du plateau des Mille Vaches en Limousin , les hommes des «  hautes terres » partaient à pied, baluchon sur le dos vers l’est et la vallée du Rhône , vers la frontière italienne parfois et même jusqu’à Paris . Ils quittaient leur petite ferme pauvre , leurs femmes et leurs enfants plusieurs mois , partout , en cette période hausmannienne , transformation et modernisation , d’immenses chantiers de construction leur offraient un emploi saisonnier , autant de prestigieux ouvrages que des tunnels : ils devenaient maçons , couvreurs, bâtisseurs ….. L’auteur se penche avec attention sur la vie de ces paysans creusois qui pouvaient passer onze heures par jour sur les chantiers , de six heures du matin à 19 heures sans se plaindre . Dur apprentissage pour Camille «  Monter et descendre » sans relâche » , participer à ces chantiers auprès de son oncle le dos couvert de pisé dans le panier en osier renversé par maladresse sur les barreaux de l’échelle , courir tout le temps , le mâchefer et la chaux lui brûlent la nuque , souvent un voile noir passe devant ses yeux . …… Mais la seule chose qui intéresse vraiment Camille et le motive , c’est suivre les traces de son père, il est loin de se douter de la vérité . Je n’en dirai pas plus…. Le livre est riche d’enseignements: corporation des marchands, métiers de la construction, il dit : la douleur, le danger , l’obstination , le travail et le courage, l’ombre maléfique d’un secret de famille , le déchirement , la révolte, puis l’acceptation et le pardon tardif … Une itinérance initiatique émaillée de révélations, de rencontres ,de mensonges , de jalousie ,de manques , d’oublis, au détour d’un très long voyage , histoire émouvante, riche , originale et magnifiquement documentée ! La plume de l’auteur est fluide , sensible et forte à la fois, poétique , descriptive et imagée. Je rends hommage à son travail documentaire et à son immense talent de conteur . Un ouvrage facile à lire mais prenant !
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  • babel95 Posté le 10 Août 2020
    Le roman le Voyageur des bois d'en Haut a pour cadre la Creuse en 1860. La Creuse, un département magnifique mais d'une grande pauvreté. Pour subsister, les hommes doivent quitter leurs terres, leurs familles et partir neuf mois sur douze : ils seront maçons, main d'oeuvre indispensable à la transformation des grandes villes, comme Paris ou Lyon. Le héros de notre histoire se nomme Neuvialle, seize ans, originaire d'un village des environs de Gentioux, dans le sud de la Creuse. Sa mère souhaitait le prénommer Jean. Son père l'a déclaré sous le nom de Camille. Il oscille toujours entre ses deux prénoms. Son père… il a disparu à Lyon lors d'une crue quatre ans auparavant. Pour aider sa mère, gagner de quoi régler les dettes qui s'accumulent, Jean va se joindre pour la première fois au groupe de paysans de son village qui se rendent à Lyon pour y travailler. Il va "limousiner". L'apprentissage est difficile ; les chantiers lyonnais sont particulièrement dangereux car, en raison des métiers à tisser, les immeubles sont particulièrement hauts ; le travail le plus simple consiste à monter aux maçons situés en haut de l'échafaudage, du pisé, mélange de mâchefer et de chaux grasse. Les... Le roman le Voyageur des bois d'en Haut a pour cadre la Creuse en 1860. La Creuse, un département magnifique mais d'une grande pauvreté. Pour subsister, les hommes doivent quitter leurs terres, leurs familles et partir neuf mois sur douze : ils seront maçons, main d'oeuvre indispensable à la transformation des grandes villes, comme Paris ou Lyon. Le héros de notre histoire se nomme Neuvialle, seize ans, originaire d'un village des environs de Gentioux, dans le sud de la Creuse. Sa mère souhaitait le prénommer Jean. Son père l'a déclaré sous le nom de Camille. Il oscille toujours entre ses deux prénoms. Son père… il a disparu à Lyon lors d'une crue quatre ans auparavant. Pour aider sa mère, gagner de quoi régler les dettes qui s'accumulent, Jean va se joindre pour la première fois au groupe de paysans de son village qui se rendent à Lyon pour y travailler. Il va "limousiner". L'apprentissage est difficile ; les chantiers lyonnais sont particulièrement dangereux car, en raison des métiers à tisser, les immeubles sont particulièrement hauts ; le travail le plus simple consiste à monter aux maçons situés en haut de l'échafaudage, du pisé, mélange de mâchefer et de chaux grasse. Les échelles sont branlantes, il faut monter et descendre sans relâche, onze heures par jour. A Lyon, la disparition de Pierre Neuvialle reste un mystère. Personne ne semble vouloir en parler, les autorités ne semblent pas prêtes à procurer un certificat de décès à Jean et sa mère. Ces réticences, des rumeurs. Et si son père était en vie ? le doute s'installe et pousse Jean à quitter Lyon et suivre un chemin qui le mène aux portes de l'Italie, dans le comté de Nice, pour tenter de découvrir une partie de la vérité. J'ai beaucoup aimé lire le roman de Jean-Guy Soumy - et bon nombre d'images, de paysages restent en ma mémoire. Sa description de la vie difficile des maçons migrants m'a particulièrement intéressée - étant moi même une descendante de maçon creusois. Mon arrière-grand-père a travaillé à Paris quelques années après Jean. Pour autant, sa vie, pour ce que j'en connais, a beaucoup de points communs avec celle de Jean et de ses compagnons. Jean-Guy Soumy sait mettre en scène des personnages, décrire des rencontres, mettre l'accent sur de belles émotions. L'histoire nous tient en haleine. Au final un roman qui dépeint une expérience humaine riche de sens. Pour moi, c'est un roman réussi que je ne vais pas oublier. Merci à P.G. qui m'a fait connaître et apprécier ce roman - en souvenir de tant de romans dévorés à l'adolescence !
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  • blogunpeudelecture Posté le 27 Mars 2020
    Je tiens tout d’abord à remercier Marie-Jeanne des « Éditions des Presses de la Cité » pour m’avoir fait découvrir ce livre de la « Collection Terres de France » et pour sa confiance. J’ai été plus que charmée par l'écriture de Jean-Guy Soumy. Je n’ai pas lu ses autres romans, mais « Le voyageur des Bois d'en Haut » est à la fois émouvant et plein de richesses. Lorsque l’on se plonge dans l’histoire de Camille, on sent immédiatement (et cela se vérifie tout au long de notre lecture) que l’auteur a fait un énorme travail de documentation. Nous sommes immergés en plein pays limousin et nous faisons la connaissance de notre héros et des hommes qui partaient, comme saisonniers, sur les chantiers de maçonnerie. L’hiver revenu, ils reprenaient leur métier de paysan auprès de leurs femmes et enfants et retrouvaient le calme et la chaleur de leurs foyers. Si j’ai trouvé ce roman aussi touchant, c'est tout d’abord pour la plume de l’auteur, sensible, pleine de douceur, de force, de douleurs, mais surtout de vérités. C’est aussi et avant tout une histoire de secret de famille, d’acceptation, de choix et de pardon. Nous sommes ici en présence d’une... Je tiens tout d’abord à remercier Marie-Jeanne des « Éditions des Presses de la Cité » pour m’avoir fait découvrir ce livre de la « Collection Terres de France » et pour sa confiance. J’ai été plus que charmée par l'écriture de Jean-Guy Soumy. Je n’ai pas lu ses autres romans, mais « Le voyageur des Bois d'en Haut » est à la fois émouvant et plein de richesses. Lorsque l’on se plonge dans l’histoire de Camille, on sent immédiatement (et cela se vérifie tout au long de notre lecture) que l’auteur a fait un énorme travail de documentation. Nous sommes immergés en plein pays limousin et nous faisons la connaissance de notre héros et des hommes qui partaient, comme saisonniers, sur les chantiers de maçonnerie. L’hiver revenu, ils reprenaient leur métier de paysan auprès de leurs femmes et enfants et retrouvaient le calme et la chaleur de leurs foyers. Si j’ai trouvé ce roman aussi touchant, c'est tout d’abord pour la plume de l’auteur, sensible, pleine de douceur, de force, de douleurs, mais surtout de vérités. C’est aussi et avant tout une histoire de secret de famille, d’acceptation, de choix et de pardon. Nous sommes ici en présence d’une lecture addictive qui nous fait voyager entre la France et l’Italie. Un roman social et du terroir qui agit sur le lecteur comme un voyage dans le temps et qui rend hommage à des personnes pleines d’humanité. C’est donc, comme vous l’aurez compris, une lecture que je vous recommande vivement. À lire ! #Virginie
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  • ManouB Posté le 12 Février 2020
    Durant le XIXe siècle, Camille 16 ans, doit cette année quitter sa Creuse natale, pour partir "limousiner" à Lyon pendant neuf mois, avec Gerbeau, son oncle, et tout un groupe d'hommes de sa région. C'est ainsi qu'on nomme le travail des maçons qui unissent leurs forces pour bâtir les prestigieux monuments, et réparer les anciens édifices de la nouvelle ville en plein essor. C'est là-bas, lors de la crue exceptionnelle du Rhône de 1856, que son père a disparu quatre ans plus tôt, emporté par les eaux en furie, sorties de leur lit. Depuis la tristesse s'est installée dans la maison malgré l'amour dont l'entoure sa mère. Pierre son père, était un ouvrier habile et renommé. Tout le monde se souvient bien de lui et les hommes font bon accueil à Camille. Celui-ci doit travailler dur, onze heures par jour, et porter en haut des échelles un panier empli de mâchefer. Mieux vaut ne pas avoir le vertige pour redescendre ! Les premiers jours sont difficiles pour Camille d'autant plus qu'il comprend très vite que la disparition de son père est entourée de mystère...qu'en fait il ne serait pas mort mais se serait volatilisé au bras d'Emilia, une belle italienne... Durant le XIXe siècle, Camille 16 ans, doit cette année quitter sa Creuse natale, pour partir "limousiner" à Lyon pendant neuf mois, avec Gerbeau, son oncle, et tout un groupe d'hommes de sa région. C'est ainsi qu'on nomme le travail des maçons qui unissent leurs forces pour bâtir les prestigieux monuments, et réparer les anciens édifices de la nouvelle ville en plein essor. C'est là-bas, lors de la crue exceptionnelle du Rhône de 1856, que son père a disparu quatre ans plus tôt, emporté par les eaux en furie, sorties de leur lit. Depuis la tristesse s'est installée dans la maison malgré l'amour dont l'entoure sa mère. Pierre son père, était un ouvrier habile et renommé. Tout le monde se souvient bien de lui et les hommes font bon accueil à Camille. Celui-ci doit travailler dur, onze heures par jour, et porter en haut des échelles un panier empli de mâchefer. Mieux vaut ne pas avoir le vertige pour redescendre ! Les premiers jours sont difficiles pour Camille d'autant plus qu'il comprend très vite que la disparition de son père est entourée de mystère...qu'en fait il ne serait pas mort mais se serait volatilisé au bras d'Emilia, une belle italienne qui travaillait comme ovaliste en soie. Le choc est rude pour lui qui adorait son père, et qui a le cœur empli des souvenirs de leurs retrouvailles passées. Il aurait donc décidé de les abandonner ! Peu à peu les langues se délient et lorsque sa mère lui demande de faire établir un certificat de décès pour qu'elle puisse se remarier, Camille décide de partir sur les traces supposées de son père. Ce sera un voyage initiatique mouvementé qui le mènera sur des routes enneigées et semées d'embûches, mais il rencontrera l'amitié et l'amour, et fera de belles découvertes. Il ira ainsi, à pied, jusque dans le Comté de Nice, aux confins de la toute nouvelle frontière italienne en création... L'auteur lui-même originaire de la Creuse, connaît bien l'histoire de sa région et de ces hommes qui pendant des décennies, parce qu'ils ne pouvaient vivre uniquement de leur terre, partaient donner leurs bras pour une bouchée de pain et quittaient leur femme et leurs enfants pendant neuf mois dès qu'arrivait le printemps. Le roman est précis et bien documenté. Le lecteur apprend beaucoup de choses sur la vie de ces maçons, ainsi que sur la vie quotidienne des immigrés italiens, mais aussi sur le travail qui était proposé aux femmes. On assiste en direct à l'évolution de la condition ouvrière, les premiers cours du soir, les premières revendications syndicales... La plume de l'auteur est légère et précise. Il nous invite à entrer dans un pan de l'histoire sociale de France que je ne connaissais pas du tout, celle des maçons migrants de la Creuse (et du Piémont) qui ont participé à la refonte totale et aux nombreuses constructions haussmanienne de Lyon. Le roman nous parle aussi des événements consécutifs au traité de Turin et du remaniement des frontières qui en découle, la France ayant à la suite du traité, rattaché la Savoie et le Comté de Nice. L'alternance entre les chapitres où Camille parle (emploi du "je) et ceux où l'auteur emploie la troisième personne, donne beaucoup de rythme au roman... Camille est un jeune homme attachant. Il est très intelligent, sait lire, écrire et compter ce qui n'était pas le cas de tous à l'époque. Il sait donc attirer la chance car il va très vite travailler aux côtés des ingénieurs qui n'hésitent pas à lui donner des cours du soir. Évidemment sa quête nous touche car il a du mal à comprendre la double vie de son père, veut en savoir plus, tout en ayant très peur de ce qu'il va apprendre, et il est évidemment en quête de sa propre identité. C'est un roman social et initiatique agréable à lire et touchant que j'ai lu quasiment d'une traite. Il peut être proposé aux adolescents qui découvriront ainsi la vie de l'époque.
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    " Le Voyageur des Bois d'en Haut " de Jean Guy Soumy : "Je recherche, dans la mise en scène de situations du passé, un éclairage sur le présent "

    A l'occasion de la parution de son nouveau roman, le premier aux Presses de la Cité, intitulé Le Voyageur des Bois d’en Haut, Jean-Guy Soumy a accepté de répondre à nos questions. Au XIXe siècle, le jeune Camille part travailler à Lyon avec des maçons itinérants, venus comme lui de la Creuse. Il poursuivra sa route sur les traces de son père, prétendument mort, en quête de vérité sur la double vie et le passé de ce dernier… Jean-Guy Soumy signe un roman nomade époustouflant. Découvrez l'interview !

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